The supremacy of the Muggles ends here.
Voldemort a ouvert les portes de l'Enfer et contrôle le gouvernement anglais. Sa suprématie ne s'arrêtera pas là. Avec la source de la magie noire à ses côtés, il s'apprête à mettre la main sur tous les continents. Son objectif : soumettre les moldus et les traîtes à leur sang. L'aiderez vous dans ce combat ou rejoindrez-vous la coalition internationale ?
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A savoir
# Juin 97 : Dumbledore meurt par la main de Severus Rogue
# Eté 97 : Voldemort prend le contrôle du gouvernement
# Septembre 97 : La Coalition Internationale reprend du service et une nouvelle année scolaire démarre sous la domination des Carrow
# Décembre 97 : Voldemort redonne sa liberté avec Seytan et passe un pacte avec ce dernier
# Nous sommes en mai 1998
Contexte
C'est une terrible annonce qui secoue le monde des sorciers : Dumbledore est mort, assassiné par Severus Rogue. Le plus grand mage noir de tous les temps en profite pour mettre la main sur le ministère de la magie. Son objectif : purifier la race sorcière et faire des moldus ses esclaves. Mais son empire ne s'étant qu'aux frontières de la bonne vieille Angleterre. Le monde entier doit être nettoyé. Pour cela, Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom est en quête de la source même de la magie noire. Le Necronomicon, le livre des monstres et des morts, le mène devant les portes de l'enfer, qu'il laisse grandes ouvertes...
Evénements
Ego vero sic intellego, Patres conscripti, nos hoc tempore in provinciis decernendis perpetuae pacis habere oportere rationem. Nam quis hoc non sentit omnia alia esse nobis vacua ab omni periculo atque etiam suspicione belli ?
Duplexque isdem diebus acciderat malum, quod et Theophilum insontem atrox interceperat casus, et Serenianus dignus exsecratione cunctorum, innoxius, modo non reclamante publico vigore, discessit.
Blackout
everything is falling apart

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 Entretien de Lyra Ivy [Terminé]

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Lundi 4 mai 1998

Les petits doigts boudinés de Dolores Ombrage reposèrent la tasse de thé qui avait été portée à sa bouche quelques instants auparavant. Il était huit heures moins cinq, son premier entretien de la journée allait débuter.

Il s'agissait d'une certaine Lyra Ivy, que la sorcière avait voulu « se conserver ». La petite enquête préliminaire qui était faite sur certains sorciers l'avait beaucoup interpellée : il semblait que cette femme avait des rapports très étroits et intéressés avec toutes les sortes d'hybrides possibles et imaginables.

Qui sait comment un être fanatique d'hybrides peut réagir ? Fort heureusement, la baguette des convoqués était confisquée avant leur entrée dans le bureau.

On toqua à la porte. Une jeune assistante ouvrit la porte :

« Madame, voici Lyra Ivy ».

« Très bien », Répondit la commissaire de sa petite voix fluette. « Installez-vous ma chère », dit-elle à la sorcière qui entrait à la suite de l'assistante, celle-ci s'effaçant discrètement.

Ombrage servit à la nouvelle arrivée une tasse de thé fumant en saisissant la théière posée à sa droite. Elle poussa également une assiette pleine de cookies et de gâteaux secs pour que Lyra puisse se servir.

« Bien. Bonjour Madame. Servez-vous donc. Vous êtes Lyra Ivry, née le 7 octobre 1962 au pays de Galle ? »

La voix mielleuse tâchait de cacher l'animosité qu'elle pouvait ressentir à l'égard d'une personne côtoyant des loups-garous et autres animaux se prenant pour des sorciers : Dolores Ombrage avait depuis longtemps compris que l'on réussit à savoir ce que l'on veut en se montrant affable plutôt que mal aimable…
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Commission du sang (4 mai 1998)



Les longs doigts fins de Lyra reposaient sur ses genoux et elle attendait qu'on l'appelle pour son entretien. Il était huit heures moins cinq et cela faisait dix bonnes minutes qu'elle était arrivée au ministère. C'était dans ses habitudes d'avoir un peu d'avance pour les rendez-vous avec l'administration, cela renvoyait une image positive. Et elle allait en avoir besoin.

A son arrivée, on lui avait pris sa baguette, intérieurement, elle avait senti une montée d'adrénaline à l'idée de s'en séparer. Mais elle n'avait rien laisser paraître et avait donc confié sa baguette avec un sourire coopératif.
Elle attendait et regardait autour d'elle. C'était à la fois triste et terrifiant de voir à quel point un pays pouvais basculer...

Cela faisait presque trois ans qu'elle avait quitté son pays pour l'Amérique... Elle avait passé quelques semaines au Chaudron Baveur le temps de procéder à l'achat de son logement. Elle avait trouvé une petite maison en périphérie d'Oxford depuis peu et elle la rénovait.
Alors qu'elle était plongée dans ses souvenirs, une femme arriva près d'elle.

- Madame Ivy ? Madame la Commissaire va vous recevoir.

Lyra afficha un sourire poli et suivit l'assistante qui l'emmena dans le bureau de Dolores Ombrage.
Cella-là, quelle collabo ! Elle en avait entendu parler la première année où elle était partie. Ses enfants avaient des nouvelles de camarades qui leur avaient parlé de ses punitions de tortionnaire. Elle n'était donc pas étonnée qu'elle se retrouve comme un poisson dans l'eau avec ce nouveau gouvernement despotique. Évidemment, elle garda tout cela bien caché dans son esprit alors qu'elle passait la porte. Elle afficha un sourire poli, salua Ombrage d'un « Bonjour Madame la Commissaire » et s'installa. Toujours par politesse, elle accepta la tasse de thé et prit un biscuit en la remerciant.

Elle l'écouta commencer l'entretien en rappelant son état civil. Elle ne fit pas de remarque au « Madame » au lieu de « Mademoiselle », se doutant que la femme en face d'elle était aussi inoffensive que l'uranium.

- Oui, Madame la Commissaire.

Elle attendait les questions, car elle savait qu'elle allait en avoir. Mais heureusement pour elle, à ce moment, elle n'avait rien à cacher, ou presque. Elle n'avait pas encore de contact avec l'Ordre du Phénix et elle n'avait pas encore secouru un loup-garou blessé. Les choses décisives allaient arriver plus tard et certaines décisions seraient prises après cet entretien.

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Ombrage regarda Lyra d'un regard profond quand celle-ci déclina son identité, comme pour lui faire comprendre qu'elle était aux aguets au moindre mensonge. Bien entendu, en l’occurrence elle ne suspectait pas un mensonge sur l'état civil mais cela était déjà arrivé.

Les bonnes manières de Lyra étaient un point positif pour elle, même si la Commissaire ne le montrait pas. Autant Dolores Ombrage pouvait essayer d'endormir la méfiance des questionnés avec du thé et des biscuits, autant la politesse et les « oui Madame la Commissaire » pouvait la détendre également !

Elle but une gorgée de thé avant de reprendre, de sa voix aigue et mielleuse :

« Bien, je vous remercie de bien vouloir me donner les noms et prénoms de vos père et mère ainsi que les noms et prénoms des personnes qui vous ont élevée s'il ne s'agit pas de vos parents. Si vous les connaissez, j'aimerais également avoir leur date de naissance. Vous me déclinerez ensuite, de la même façon, l'identité de vos éventuels frères et sœurs ».

Un sourire élargissant sa bouche plus que de raison, Ombrage gardait les yeux fixés sur Lyra, son questionnaire en parchemin déjà prêt et la plume était posée dessus. Sous son poing dodu, elle avait disposé un buvard et un petit coussin orné d'un chaton s'étirant paresseusement lui permettait de reposer son bras gauche quand celui-ci n'était plus occupé à porter la tasse de thé à ses lèvres.

Très consciencieuse et persuadée qu'elle faisait ce qu'il y avait de mieux pour sa communauté, on ne pouvait sans doute pas trouver un Commissaire plus organisé dans son travail…
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Commission du sang (4 mai 1998)



Lyra n'avait aucune surprise par les questions ; quand on connaissait les idéaux de Vous-Savez-Qui, la commission d sang ne laissait aucun doute quant à leurs objectifs principaux. Mais Lyra ne se laissa pas intimidée. Certes, sa mère était « née moldue », mais son père était issu d'une famille 100% sorciers avec un arbre généalogique qui remontait jusqu'au Haut Moyen Âge. Elle se doutait que le nouveau gouvernement n'aimait pas trop les « sang-mêlés » mais s'il ne devait garder que les « sang-purs », Beaucoup de partisans seraient supprimés.

- Très bien, Madame. Je suis fille unique et j'ai été élevée par mes parents biologique : Victor Proteus  Wilfried Ivy, né le 29 février 1932, et Kathleen Abigaïl Ewell, épouse Ivy, née le 17 mars 1935.

Lyra se doutais bien qu'Ombrage allait lui demander des informations supplémentaires, notamment sur le lieu où ils vivaient, probablement pour les convoquer à leur tour. Mais là, le hasard avait bien fait les choses car ils étaient hors d'atteintes.

- Ils sont toujours en vie mais n'habitent plus à Llanfairpwllgwyngyllgogerychwyrndrobwllllantysiliogogogoch depuis mars 1994. Cela va faire quatre ans qu'ils réalisent un vieux rêve : voyager autour du monde et trouver un endroit au soleil qui leur plaisent pour leurs vieux jours.

Lyra avait donné cette information en se doutant que cela empêcherait des recherches inutiles dans les archives, et elle espérait que cela serait également bien perçu par la commissaire qui avait visiblement un trouble obsessionnel compulsif en ce qui concernait l'ordre.
Une fois les renseignements donnés, elle but une gorgée de thé qui était, il fallait l'avouer, plutôt bon. Quitte à être un cliché ambulant de l'anglaise cul-serré, autant avoir du goût en terme de thé.

La magizoologue faisait tout son possible pour gérer le stress de la situation. Il fallait qu'elle ait l'air assez intimidé par la situation mais pas trop non plus. Être trop détendu comme l’inverse pouvait paraître suspect.

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La Commissaire au Sang notait consciencieusement chaque information que pouvait lui donner Lyra. Avec Ombrage, il fallait peser ses mots : rien de ce qui échappait de la bouche de l'interrogé ne pouvait rester sans conséquence.

Elle nota que Lyra était fille unique et elle nota également de vérifier que l'un ou l'autre de ses parents n'avait pas eu d'enfant quelque part. Elle haussa un sourcil en entendant cette histoire selon laquelle ils étaient partis depuis 4 ans finir leurs vieux jours au soleil. Cela ressemblait au genre d'histoires abracadabrantesque qu'elle pouvait parfois entendre : pour éviter de faire convoquer des parents Moldus, on disait qu'ils étaient partis. Très pratique.

Ainsi, la Commissaire prit un autre morceau de parchemin sur lequel elle écrivit, à l'attention d'un assistant, de faire le plus rapidement possible toutes les recherches qu'il pouvait faire sur les dénommés Victor Proteus Wilfried Ivy et Kathleen Abigaïl Ewell : sur leur départ dans d'autres pays, sur leur descendance et si cela était possible, sur leur ascendance. Malheureusement, en dehors des cas où la lignée de sorciers était connue (ce qui semblait être le cas de la lignée Ivy) et si le concerné n'avait pas passé l'entretien, le Ministère avait rarement les informations sur l'ascendance des sorciers vivant sur le territoire.

Une minute plus tard, un petit oiseau de papier sortit de la pièce par dessous la porte et Ombrage tourna de nouveau son horrible visage vers Lyra. Un sourire de crapaud déformait d'autant plus ses traits.

- Nous allons vérifier ces informations concernant vos parents. Simple formalité.

Ce n'était pas tout à fait faux : en réalité, Lyra se tenait assez bien et était très polie et Ombrage lui laissait le bénéfice du doute. Ses bonnes manières la rendaient convaincante.

- Concernant votre scolarité, nous avons noté que vous avez été envoyée à Serdaigle. Pouvez-vous me dire si cela est exact et me faire un bref résumé de votre scolarité ? Une impression globale sur le fonctionnement et la direction de l'école, vos matières favorites,…

La petite voix mielleuse se tut pour se consacrer entièrement à regarder l'interrogée. Ombrage avait de meilleurs impressions encore des sorciers qui se plaignaient de la direction de Dumbledore. Bien entendu, cela était assez rare, Dumbledore avait été beaucoup aimé, ce qui faisait grincer des dents le Ministère. Évidemment, Lyra était trop âgée pour avoir vécu l'époque de la Grande Inquisitrice de Poudlard. Ombrage était persuadée que cela restait la meilleure époque pour l'école depuis des décennies, voire même des siècles.
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Lyra observait les expressions sur le visage amphibien de la commissaire. Son regard s'arrêta un court instant sur les mains boudinées de la femme qui griffonnaient diverses choses, sûrement pour vérifier ses dires.
Son hypothèse fut confirmée lorsqu'un petit oiseau de papier s'envola et qu'Ombrage lui informa de la « formalité ». Mais elle n'était nullement inquiète. Elle savait que ses parents avait signalé leur départ au ministère. De plus,il avait mis leur maison en vente pour financer une partie du voyage et c'était un employé du ministère qui l'avait achetée. Une chance que ses parents étaient rigoureux sur les démarches administratives.

Aux nouvelles questions de la commissaire, Lyra acquiesça poliment, montrant sa coopération volontaire à cet interrogatoire. Évidemment, elle le trouvait immoral et dictatorial.
Lyra se demanda si les questions étaient les même pour ceux ayant été à Serpentard. Il n'était pas compliqué de deviner les réels buts des questions sur la direction de Poudlard. Pauvre Dumbledore...

- Je peux confirmer que j'étais bien à Serdaigle. Je considère ma scolarité comme étant commune à tant d'autres.

Elle marqua une pause, réfléchissant à sa scolarité. Ce n'était pas évident de la résumer surtout quand elle a été des plus banales.

- Je faisais partie des bons élèves, je n'ai jamais eu de retenue. J'allais voir les matchs de Quidditch. Pendant les vacances, je rentrais chez mes parents... C'est également pendant mes études que j'ai rencontré mon ancien mari.
En ce qui concerne les cours, j'étais plutôt studieuse et mes cours préférés étaient la botanique, les potions et les soins aux créatures magiques. D'où mon choix de métier.
Sinon... la majeure partie de mes temps libres, je dessinais ce que je voyais. Mais j'ai toujours eu une préférence pour les animaux, surtout les chats.


Elle avait fait le tour de sa scolarité, entrer dans les détails étaient inutiles. La petite précision sur ses nombreux dessins de chats, qu'elle continuait avec Darwin, n'était pas anodine. Le bureau d'Ombrage était le royaume des chats.

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Lyra semblait avoir été une élève calme. Elle marquait encore de bons points : Dolores Ombrage détestait le désordre. Elle avait en horreur les jumeaux Weasley, qui avaient été les éléments les plus perturbateurs des classes et de l'école qu'elle avait rencontrés. Pour elle, ce type de sorciers ne méritait pas de garder sa baguette magique : on leur donnait l'opportunité d'étudier la magie et eux s'amusaient à perturber les classes. Bien que les Weasley soient de Sang Pur, ils étaient des traîtres à leur sang et c'était bien pire que d'être un simple sang-mêlé.

Même si les cours de soin aux créatures magiques faisaient quelques peu tiquer le commissaire (non seulement ils lui évoquaient l'hybride Hagrid mais en plus, elle trouvait cela particulièrement trivial), ce que racontait Lyra était cohérent avec son parcours.

Quand la sorcière lui dit qu'elle adorait dessiner des chats, Ombrage ne put s'empêcher de sourire de son air de crapaud en laissant s'échapper un petit « huhu » très aigu et désagréable. Elle adorait en effet aussi les chats, dont les images figuraient tant sur le bureau que sur le mur partout dans la salle. Les chatons angora et autres espèces à poil long lui plaisaient particulièrement. Au même moment, le petit chat sur la théière et celui du coussin sur lequel elle déposait son bras firent un petit saut pour jouer, comme s'ils avaient entendu que l'on parlait d'eux. Elle les regarda d'un air tendre mais qui ne montrait en réalité, pas la moindre once d'amour véritable.

Il ne fallait tout de même pas se laisser déconcentrer. Remettant bien en place sur sa tête son petit nœud de velours noir, Ombrage reprit la parole :

- Je vous remercie pour ces précisions. Nous reviendrons sur le sujet de votre vie maritale par la suite, je voudrais d'abord vous poser quelques questions sur votre métier. Vous êtes donc Magizoologue. Ce métier a de nombreuses facettes. Sauf erreur, vous n'êtes pas employée au Ministère dans le département du contrôle et de la régulation des créatures magiques, je voudrais donc savoir quelle partie du métier vous exercez effectivement et à quel endroit.

Lyra avait eu la chance de marquer des points avant ces questions : on arrivait en effet au moment de l'entretien qui pouvait s'avérer le plus délicat, en raison de la haine d'Ombrage pour tout ce qui était une créature magique ou pouvait être apparentée à ce que l'on appelait un être. Pour elle, les gobelins, les loups-garous, les vampires, les vélanes, les géants, et autres, n'étaient que des dangereuses bêtes et hybrides qui devaient être traités comme tels. Malheureusement, en raison du fait que certains loups, vampires et géants se trouvaient de leur côté, elle n'avait pu faire en sorte d'influencer pour que la réglementation change et qu'ils ne soient traités comme des créatures dangereuses. C'était le seul et unique point pour lequel Ombrage était en désaccord avec le gouvernement actuel…
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Lyra continua d'écouter avec cet air poli et courtois qu'elle ne quittait pas, véritable façade ne laissant rien paraître à ses réelles émotions. Elle était très forte pour masquer ses émotions, elle ne savait pas trop d'où pouvait lui venir ce talent pour avoir l'air aussi hermétique. Une chose était sûre : c'était bien pratique en temps de gouvernement totalitaire.

L'évocation de son mariage ne lui plaisait pas énormément. Quel type de question allait-elle bien pouvoir avoir ? Et surtout, comment allait réagir la face de crapaud lorsque Lyra expliquerait que le Macusa avait jugé bon de donner la garde au mari et n'autorisait pas ses enfants à venir lui rendre visite à cause du climat dangereux du pays.

Mais pour l'instant, elle semblait s'intéresser à sa vie professionnelle. Évidemment, ce n'était un secret pour personne qu'Ombrage détestait les créatures hybrides, d'ailleurs aimait-elle réellement les autres êtres vivants ? Elle aimait les chats, mais ça ne restait que des représentations de chats. Un vrai chat lui laisserait probablement des poils sur son tailleur rose et ce ne devait pas être acceptable lorsqu'on était aussi cul serré. Lyra laissa de côté son questionnement sur la longueur du balai qu'Ombrage devait avoir dans le cul et se concentra sur son entretien.

- Mais bien sûr, Madame la Commissaire. J'ai pensé commencer mon travail au ministère mais je me suis vite rendu compte que je serait plus utile en tant que travailleuse indépendante. Je vais là où on a besoin de moi. Le ministère m'a déjà contacté pour intervenir en soutien auprès du département du contrôle et de la régulation des créatures magiques. J'ai également travaillé avec Gringotts, principalement pour des soins auprès des dragons. Mais ma ressource principale provient des soins auprès des particuliers qui acquièrent des animaux magiques et ont besoin d'aide pour les élever ou les soigner.

Lyra marqua ne petite pause, réfléchissant à tout ce qu'elle avait fait dans le cadre de son métier. Elle aimait bouger et être au contact de différents animaux, même si elle avait un petit faible pour les niffleurs.

- J'ai passé presque trois ans en Amérique où j'ai principalement étudié les espèces animales qu'on ne trouve pas au Royaume-Uni. J'ai également eu une affaire plus délicate demandée par le Macusa où j'ai dû avoir affaire à des centaures. Mais j'ai vite refusé d'être rappelée, je suis spécialistes des animaux fantastiques et non diplomate.

Lyra était fascinée par les créatures dites « hybrides », c'est pour cela qu'elle avait accepté le job. Mais l'expérience avait été déplaisante et elle s'était promis d'étudier ces créatures de loin, à travers les livres.

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Une plume à papote ensorcelée et inviolable retranscrivait mot pour mot les paroles prononcées lors de l'entretien mais cela n'empêchait pas Ombrage de prendre des notes tout en écoutant la jeune femme. Elle écrivait non seulement ce qui était dit mais également ses propres petites remarques.

Elle pinçait des lèvres en écoutant le métier de Lyra. Bien sûr, elle ne pouvait rien dire, son métier était tout ce qu'il y a de plus autorisé et comme on dit « il en faut ». Mais elle ne comprenait pas comment on pouvait avoir une passion pour les créatures quelles qu'elles soient. Ses mauvaises expériences à Poudlard le lui démontraient : les Niffleurs dans son bureau et surtout, son kidnapping par les centaures… Elle releva vivement la tête quand Lyra évoqua ces hybrides.

Au moment où elle allait ouvrir la bouche, un petit papier en forme d'oiseau arriva devant elle : on avait répondu à ses questions.

Elle lut attentivement avant de dire à Lyra :

- Bien, nous avons le retour d'informations. Vous êtes en effet fille unique et vos parents ont signalé dans les règles de l'art leur départ. Apparemment, leur maison a été achetée par un employé du Ministère de la Magie. La lignée de votre père est parfaitement retranscrite, nous l'avions dans nos archives. Nous n'avons par contre aucune trace de celle de votre mère. Nous lui enverrons un hibou afin de la prévenir de bien vouloir régulariser sa situation si elle venait à remettre le pied sur notre territoire.

Elle avait dit cela d'un ton léger comme si ce n'était pas grave mais au fond, Ombrage avait un doute concernant la lignée de la mère de Lyra. Bien sûr, cela n'influait en rien sur l'entretien de Lyra, qui justifiait parfaitement la lignée de son père. Si au moins un de ses ascendants sur les deux était un vrai sorcier, cela suffisait pour qu'elle soit de Sang-Mêlé.

- Revenons sur votre activité professionnelle. Si j'ai pris bonne note, votre travail consiste donc dans les soins des créatures magiques sans conscience uniquement ? Vous m'avez évoqué une mission sur les centaures donnée par le Ministère Américain, que vous avez refusée. Avez-vous eu avant ou après cela des missions concernant des centaures, des loups-garous, des gobelins, ou tout autre hybride doué de parole ?

La haine de Ombrage transparaissait dans le ton sa voix et dans les termes qu'elle employait : aucun centaure n'aurait jamais accepté d'être traité d'hybride… Et considérer que les créatures qui n'étaient pas humaines n'avaient pas de conscience démontrait la fermeture d'esprit dont pouvaient faire preuve les humains.
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Lyra remarqua la missive arriver et son attention se porta sur les mimiques d'Ombrage. Elle se doutait que sa branche paternelle serait satisfaisante, mais pour ce qui était du côté maternel... La femme acquiesça à nouveau poliment aux dires d'Ombrage, bien qu'intérieurement, elle savait que sa mère ne remettrait jamais le moindre orteil sur le sol britannique. Elle pouvait donc être sereine.

Maintenant, place à la bête noire de cette chère commissaire : le métier de Lyra. La magizoologue se demandait d'ailleurs si la femme face à elle n'avait pas de lien de parenté avec Kermit la grenouille. Elle espérait que non, pauvre Kermit.
L'animosité d'Ombrage envers les créatures fantastiques n'était pas DU TOUT palpable.

- Effectivement, comme je vous l'ai dit, les créatures que je soigne n'ont pas plus de conscience que les animaux basiques. Je ne m'occupe pas de celles qui ont une conscience plus proche de la nôtre. J'estime que ce n'est pas de mon ressort. C'est que cela peut être très dangereux. Les seuls contacts que j'ai, c'est avec les gobelins quand je vais à Gringotts.

Lyra avait bien choisi ses mots, pour que cette femme face à elle, qui retranscrivait tout ce qu'elle disait, vienne à croire qu'elle pensait comme elle en ce qui concernait les créatures plus complexes. Elle s'abstint évidemment de montrer qu'elle les trouvait fascinant.
Elle disait la vérité concernant ses activités : loups-garous, vampires, centaures et compagnie n'étaient pas du ressort des magizoologues comme elle.

- Dès l'instant où j'ai signalé au Macusa mon désir de ne traiter que des affaires concernant des animaux fantastiques sans conscience, ils ont respecté mon choix et je n'ai plus eu de demande de ce type.

Lyra n'aime pas le terme « sans conscience ». Tout animal, magique ou non, avait une conscience. Darwin en était la preuve. Bon, aussi elle avait fait des expériences qui avaient développé considérablement la conscience de son chat. Ombrage aimerait-elle toujours autant les chats en voyant Darwin chanter « J'aime les chats, j'aime les chat AH AH AH AAAAH ».

Probablement pas...

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- Très bien, très bien, murmura Ombrage en prenant quelques notes complémentaires.

Il fallait dire que malgré ses a priori de départ, Lyra n'avait visiblement rien à se reprocher. Ou elle jouait très bien la comédie… Le petit ton qu'elle mettait sous entendant qu'elle n'aimait pas plus qu'Ombrage les créatures magiques douées de ce que l'on appelait « une conscience » satisfaisait la Commissaire. Elle préférait toutefois ne rien négliger.

- Les personnes de votre métier disposent de certaines compétences concernant tout ce qui n'est pas… Humain. Avez-vous déjà eu affaire à des loups-garous ou toutes autres créatures ? Comprenez-moi bien, ajouta-t-elle rapidement en se redressant sur sa chaise, nous n'avons rien à vous reprocher. Mais vous savez que les loups-garous sont sous le contrôle du Ministère et vivement encouragés à rejoindre la meute de Monsieur Greyback. Si vous aviez affaire à des loups qui refuseraient cette allégeance, il faudrait absolument les signaler aux autorités…

Le sourire de crapaud du Commissaire Ombrage s'était accentué sur la fin de sa phrase. Elle voulait mettre Lyra en confiance et se disait que celle-ci, de part les domaines qu'elle touchait, pourrait se révéler être un véritable soutien dans la répression des indésirables.
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Enfin le masque tombait et Ombrage montrait son vrai visage. Sa haine était visible par son regard qui devenait dément. Bien qu'elle soit petite, le fait qu'elle se soit levée montrait un désir de dominance. Son visage crispé, malgré son sourire, laissait voir une veine tremblotante sur la tempe gauche.
Ce visage n'était clairement pas amical, c'était le visage de quelqu'un qui aimait dominer et faire souffrir.

Lyra fut un peu plus expressive, ouvrant de grands yeux, ce qui accentua le bleu de son regard. Son expression était nettement celle de la surprise, et non de la culpabilité ou autre. Lyra n'avait pas fréquenté de loups-garous, ou alors à son insu. Elle pouvait donc répondre sans mentir. Du moins pour cette partie.

- Madame la Commissaire, je n'ai jamais, à ma connaissance, fréquentée de loup-garou. Je sais que les loups-garous n'aiment pas montrer leur nature et ils savent se montrer ruser pour le dissimuler. Si une de mes connaissances ou amis de l'époque est un loup-garou, c'est à mon insu. Je suis rentrée récemment d'Amérique, j'ai passé les dernières semaines à chercher un logement. Actuellement, je ne fréquente plus grand monde, le temps que je finisse de m'installer et que je reprenne contact avec mes amis.

Elle avait connaissance des différents registres qui existaient, mais ils étaient peu fournis car les loups-garous tenaient à leur anonymat. Anonymat que ce nouveau gouvernement voulait éradiquer. Évidemment, Lyra ne dénoncerait personne, elle n'était pas cruelle ; même si son ancienne belle-mère se faisait mordre, elle ne dirait rien. Mais ce n'était pas ce que voulait entendre la commissaire.

- Après, si je venais à faire des découvertes, je vous en informerai pour la sécurité de tous. Il en va de soi.

Lyra pris un ton ferme et se redressa fièrement, bondant légèrement la poitrine pour donner plus d'authenticités à ses propos. C'était une excellente bluffeuse, elle avait fait un petit séjour à Las Vegas où son talent avait été bien utile, notamment pour s'acheter sa petite maison près d'Oxford.
Elle savait qu'elle prenait un engagement qu'elle payerait cher en le bafouant. C'est pourquoi il lui faudra être extrêmement vigilante. Mais elle s'était déjà donnée cette consigne en revenant au Royaume-Uni.

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Décidément, Lyra s'en sortait très bien avec son entretien. Elle avait justement les mots qu'il fallait pour que la commissaire Ombrage soit tout à fait convaincue de la sincérité de l'interrogée. En la scrutant tandis qu'elle s'engageait à informer le Ministère en cas de découverte de loups-garous non déclarés et non soumis à la meute de Greyback, Ombrage se dit que Lyra était tout à fait honnête et elle était heureuse de cette promesse. En effet, la Plume à Papotes prenait note et s'il s'avérait que Lyra violait un jour sa promesse, le Ministère pourrait le lui reprocher…

- Très bien très bien, dit-elle, visiblement très contente de la promesse de Lyra. Le Ministère sait récompenser les sorciers qui lui sont fidèles, sachez-le. Bien entendu, les privilégiés sont ceux dont on peut remonter parfaitement l'ascendance, mais de nombreux sangs-mêlés ont d'ores et déjà pu montrer leur fidélité au Gouvernement et en ont été vivement remerciés par de nombreux moyens.

Le sourire de crapaud d'Ombrage était de nouveau affiché sur son visage. Elle disait cela, se doutant très bien que Lyra n'était pas de sang totalement pur : après tout, on avait pu remonter uniquement la généalogie de son père, pas celle de sa mère. Mais elle voulait justement montrer que ce n'était pas un problème pour le Ministère tant que l'on savait le sorcier fidèle.
Après tout et malheureusement, tout le monde ne pouvait pas avoir le sang totalement pur…

- Je voudrais que vous me parliez de votre mariage chère Madame. Pouvez-vous me donner la date du mariage et le nom de l'époux, ainsi que le statut de son sang et le nom des enfants nés de cette union ? Il me semble qu'un divorce a été prononcé par la suite, pouvez-vous m'en parler ?

En bonne traditionnaliste, Ombrage n'était pas spécialement pour le divorce. Toutefois, Lyra avait fait bonne impression jusque là, la commissaire était donc disposée à entendre les explications de la jeune femme, qui étaient peut-être très recevables.
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Commission du sang (4 mai 1998)



Lyra ne laissait rien paraître alors qu'elle avait conscience que son mensonge pouvait lui coûter extrêmement cher. Ombrage gobait tout comme des mouches, mais la magizoologue ne doutait que le crapaud s'assurerait qu'elle tienne parole. Elle était consciente des risques et elle les prenait consciemment.

Une fois ce point validé, la commissaire s'intéressa à sa vie de famille. Là encore, Lyra ne tiqua pas, après tout, évoquer son ancien époux ne la dérangeait pas. Elle était même un peu plus sereine car la commissaire semblait moins hostile qu'au début de l'entretien.

- Bien, Madame. Je me suis mariée le 16 juillet 1981 avec Monsieur Duncan Teàrlach. Il m'a toujours affirmé d'être issu d'une lignée de sorciers uniquement. De cette union, nous avons eu deux enfants : Bran Teàrlach, né le 3 juin 1982 et Abigaïl Teàrlach , née le 24 mars 1986.

Pour les informations basiques, c'était fait. Maintenant, il fallait aborder les détails de son divorce. Elle trouvait qu'il n'y avait rien d'extraordinaire, après tout, c'était une séparation comme des millions de couples à travers le monde. C'était plus la réaction de la commissaire, qui était nettement restées bloquées au Moyen-Âge, qu'elle redoutait.

- Mon ancien époux travail dans la politique magique. Il a d'ailleurs travaillé un temps pour le ministère. Son travail était très prenant et nous nous sommes éloignés, percutant que nous nous étions probablement mariés trop jeunes. Il y a environ trois ans, il a eu une proposition de poste auprès du Macusa, aux États-Unis. Il a accepté le poste et je l'ai suivi en espérant que notre couple irait mieux.

Lyra marqua une pause, laissant le temps à la commissaire – et à sa plume à papote – de prendre des notes. Jusque là, elle se disait qu'il n'y avait rien d'extraordinaire, donc aucune raison que cela déplaise à la commissaire.

- Il y a quelques mois de cela, il m'a avoué avoir rencontré quelqu'un au Macusa, une collègue dont il est tombé amoureux. Il ne m'a pas trompée car il estimait que ce n'était pas correct vis à vis de moi. A cette révélation, j'ai percuté que je nous n'avions plus de sentiments l'un pour l'autre. Nous étions plus des amis qu'un couple. Nous avons décidé d'un commun accord de divorcer. Il y a eu un jugement où la garde des enfants à été donnée à mon ancien époux afin de « ne pas perturber leur scolarité à Ilvermorny », pour reprendre les termes du jugement.

Elle avait tout dit, rien de dégradant ou d'humiliant, juste un couple marié trop vite, comme beaucoup de couple pendant la première guerres des sorciers. Elle ne regrettait nullement ces années de mariage et elle ne changerait cela pour rien au monde.

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Dernière édition par Lyra Ivy le Lun 20 Fév - 15:37, édité 1 fois
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Prenant toujours des petites notes de son côté tandis que la Plume à Papotes retranscrivait le tout, Dolores Ombrage ne pouvait s'empêcher de ressentir une certaine sympathie pour cette femme, qui pour elle, voulait laisser entendre qu'elle avait bien surmonté la rupture en disant qu'ils s'étaient tout simplement rendus compte s'être mariés trop tôt. En réalité, elle ne voyait pas les choses de la sorte : Lyra avait été trompée (malgré ce qu'elle disait) et en plus on lui avait pris ses enfants. Pour la Commissaire, la jeune femme était la véritable victime de l'histoire, sauf si…

Sauf si elle ne disait pas exactement toute la vérité. Ombrage ne pouvait s'empêcher de se poser la question étant donné l'apparent détachement de l'interrogée vis à vis de la situation. Elle ne semblait pas une jeune mère éplorée comme l'on pouvait en rencontrer. Bien sûr, encore une fois, la commissaire jugeait une situation dans laquelle elle n'était pas, n'ayant pas d'enfants. Mais enfin, cela lui semblait tout de même bizarre de revenir vivre en Angleterre en laissant ses enfants aux États-Unis.
Deux situations étaient possibles : cette femme n'aimait pas ses enfants et était bien contente de ne plus les avoir dans les pattes (ce qui en soi n'était pas condamnable) ou cette femme estimait que le Royaume-Uni, dans son état actuel, n'était pas le lieu idéal pour élever ses enfants qu'elle aimait. Et cela, c'était déjà un peu plus condamnable, cela montrerait qu'elle n'était pas tout à fait pro-Gouvernement.

La commissaire la laissa complètement finir son histoire puis dit :

- Vous me semblez être la victime dans l'affaire, chère Madame, malgré la compréhension que vous semblez ressentir. Toutefois, je dois vous dire que le Gouvernement fera tout pour vous aider à retrouver vos enfants. Il n'est pas normal que cet homme, qui vous a trahi, ait ensuite le privilège de garder les enfants. Nous avons d'assez bons contacts avec les sorciers chargés de la justice familiale au Macusa. Nous nous occuperons de tout.
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Commission du sang (4 mai 1998)



Lyra s'attendait à une telle proposition. Deux charmantes têtes blondes (en l'occurrence plutôt brunes) qui pouvait échapper au contrôle et à la propagande du nouveau régime. Évidemment, si Lyra refusait l'aide, ça paraîtrait suspect. Jusque là elle avait mis de côté ses émotions et n'avait rien laissé paraître.
Depuis son plus jeune âge, elle avait appris à tout dissimuler, quitte à paraître froide et incapable d'éprouver des émotions. Comme une psychopathe en fait. Mais évidemment, elle débordait d'émotions. Les contrôler et les cacher lui permettait de garder l'esprit vif.

Elle décida cependant de laisser apparaître un peu de sa souffrance, car être loin de ses enfants était douloureux. Elle utilisa cette sensation de manque et sa souffrance pour laisser échappe quelques larmes calculées.
D'un geste élégant, elle baissa la tête par fausse pudeur et sortit un petit mouchoir brodée qu'elle porta délicatement aux coins de ses yeux. Tout en tamponnant ses larmes, elle s’excusa.

- Je vous prie de bien vouloir pardonner cette émotivité. Mon père m'a toujours appris qu'une dame ne devait pas laisser paraître ses émotions.

Et hop ! Un petit rappel de son ascendance « noble ». Son père lui avait en effet appris les bonnes manières de la haute société sorcière afin de mieux cacher sa vraie nature qui était celle d'un électron libre.

- Si vous pouviez me rendre mes enfants ce serait merveilleux. On m'a appris à respecter les décisions du gouvernement en place ainsi que leurs divers représentants. C'est pourquoi j'ai préféré partir dignement en espérant pouvoir récupérer mes enfants une fois revenu au pays.

Et un bon cirage de chaussures, un ! Évidemment, elle n'avait pas inventé tout sur l'instant. Ce discours, c'était celui qu'elle avait entendu avec son ancien époux. Sachant très bien à quoi s'attendre, ils avaient vu ensemble le petit discours de collabo qu'elle aurait pu sortir en cas de questions gênantes comme celle-ci.
Le Macusa se doutait qu'elle avait des partisans du nouveau gouvernement britannique parmi eux. Duncan faisait partie des aurors du Macusa sous couverture. Il feignait d'avoir le même emploi de gratte-papier que lorsqu'il était au Ministère de la magie britannique.
Ombrage chercherait à utiliser les partisans pour récupérer Bran et Abi et le piège se refermerait sur ses collaborateurs.

Elle ne craignait nullement de voir le nouveau gouvernement récupérer ses enfants pour la simple et bonne raison qu'ils étaient hors d'atteinte. Mais Duncan avait été clair : elle devait être convaincante et faire croire qu'elle désirait revoir ses enfants.

- Je suis soulagée de voir que vous me comprenez, Madame la Commissaire. J'avais peur qu'on me prenne pour une femme qui, en discutant la décision de la justice, se dresse contre son gouvernement. Alors qu'au contraire, les gouvernements sont présents pour notre sécurité à tous et pour le bien du pays. Si vous regardez mon dossier scolaire, vous y verrez une conduite exemplaire.

« Pour la sécurité » et « pour le bien du pays » étaient les deux leitmotivs des gouvernements totalitaires, comme quoi étudier l'Histoire moldue n'était pas inutile.
L'argument de la scolarité exemplaire était là pour donner un peu plus d'authenticité. Officiellement, il était vrai que son dossier scolaire montrait une élève sérieuse et parmi les premiers de sa promotion, toutes matières confondues. Une chance qu'elle ait fait sa scolarité en même temps qu'un certains quatuors qui aimaient visiblement les ennuis. Quand des choses étranges ou des explosions intervenaient, ils n'étaient toujours soupçonnés, mais jamais rendu coupable par manque de preuve. Lyra savait nettoyer derrière elle.


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Même si Dolores Ombrage se laissait très rarement attendrir par les larmes des interrogés (ce qui s'avérait assez fréquent), il fallait dire qu'en l'occurrence elle était assez touchée devant cette pauvre mère privée de ses enfants. Pas un seul instant la commissionnaire n'imagina que cette sorcière qui se présentait à elle n'était pas sincère : comme elle le faisait si bien remarquer, son dossier scolaire était assez exemplaire et elle n'avait pas été, même dans l'adolescence, du genre à se rebeller contre l'autorité. Elle avait été bien élevée et dans la conviction que si l'on avait des gouvernements en place, c'était en effet pour le bien du pays et la sécurité de tous.

La commissionnaire se disait qu'elle avait face à elle une ressortissante britannique qui était complètement désarmée par les décisions d'un gouvernement étranger, décisions qu'elle respectait toutefois parce qu'elles avaient été prises par l'autorité en place.

Vous avez bien raison chère Madame ! Vous n'avez pas, en tant que simple citoyenne, la possibilité de vous opposer efficacement aux décisions prises par un gouvernement sorcier installé dans les formes convenues. Mais vous n'êtes pas seule, le gouvernement sorcier britannique est aussi là pour vous apporter le soutien que vous méritez face aux autres gouvernements quand ceux-ci prennent des décisions injustes. Vous ne le saviez peut-être pas, mais vous auriez dû vous adresser à nous dès votre retour sur nos terres. Ce travail nous incombe. Pour ma part, je trouve cela totalement insensé de laisser des enfants loin de leur mère. Un père n'est pas forcément… Le plus indiqué pour bien élever des enfants. Bien entendu, les enfants ont besoin d'un père et d'une mère mais quand cela n'est pas possible, il leur faut leur mère.

Ce disant, la commissionnaire adressa un sourire de crapaud très encourageant à l'encontre de Lyra. Malgré ce qu'elle laissait croire, elle n'était pas très au courant des relations entre le gouvernement anglais et le Macusa : ce n'était pas son département, chacun son travail ! Mais l'aveuglement et l'attachement qu'elle portait à leur gouvernement lui laissait clairement croire que rien ne pouvait être refusé au régime anglais qui, après tout, était dirigé par le plus grand sorcier de tous les temps… Elle donnerait ce dossier de la récupération des enfants à qui de droit mais elle notait de le suivre de près : les enfants étaient l'avenir du monde et s'ils pouvaient récupérer deux futurs soldats pour le régime, ce n'était que positif.

Elle prit un parchemin sur laquelle elle nota pendant plusieurs minutes avant de le transformer en petit oiseau et de l'envoyer aux départements concernés.

Elle revint ensuite sur ses notes d'entretien : elles avaient vu l'ascendance, la descendance, les études, l'activité professionnelle. L'entretien toucherait bientôt à sa fin, mais avant, Ombrage avait une petite question qu'elle posait à quasiment tous ses entretiens, une petite question « piège » qui lui permettait de mieux sonder l'interrogé et sa sincérité.

Je viens d'envoyer une note au service concerné en expliquant votre soucis. Nous vous tiendrons informée de chaque retour que nous aurons, vous pouvez faire confiance à votre gouvernement.
Avant de conclure, je vais vous poser une question plus personnelle : que pensez-vous du régime actuel, quelle a été votre réaction lors de la prise de pouvoir de notre Maître et que pensez-vous qu'il y aurait à améliorer dans notre travail ?


Bien entendu, rares étaient ceux qui osaient dire qu'il y avait quelque chose à améliorer dans le régime… Mais la commissionnaire n'était pourtant pas spécialement fermée aux critiques, si celles-ci concernaient par exemple, la couleur des parchemins officiels ou les contrôles de papiers qui ne seraient pas assez fréquents…
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Commission du sang (4 mai 1998)



Toujours dans son rôle de citoyenne modèle, Lyra hocha de la tête dans un signe d’entente. Elle continuait de faire croire à la commissaire qu’elle lui était reconnaissante pour l’attention qu’elle portait à sa situation.
Elle ne doutait pas qu’elle n’aurait aucune réponse positive. Elle se demandait jusqu’à quel point le visage de crapaud d’Ombrage pouvait devenir cramoisi de frustration face aux limites de son pouvoir.

- Merci encore pour votre aide. Il est sûr que l’ancien gouvernement ne m’aurait pas apporté de soutien. Enfin… si je puis me permettre.

Lyra se doutait que mettre en avant le nouveau gouvernement en critiquant l’ancien était une technique qui pouvait jouer en sa faveur, surtout avec la question qui venait de lui être posée. Elle se félicita qu’être une bonne manipulatrice avec sa façade de noble glaciale. Si son avis sur le nouveau gouvernement pouvait se lire sur son visage, elle aurait à courir très vite.
Sa réponse avait été préparée, mais elle fit mine de réfléchir un temps, pas trop non plus. Une réponse trop rapide était le signe d’un discours préparé, donc probablement mensonger. Et si elle tardait trop, on pourrait croire qu’elle mentait aussi.

- Lorsque j’ai appris la nouvelle, j’étais loin et en plein divorce. Revenir m’a permis de me sentir à nouveau en sécurité et chez moi. J’ai confiance en mon pays et en ses nouveaux dirigeants.

Lyra marqua une pause calculée pour laisser ses paroles faire leur effet sur la commissaire. Ses paroles sous entendait assez clairement les choses qu’elle voulait lui faire croire. Si elle insistait trop, les choses pouvaient paraître suspectes. Parfois, les longs discours étaient inutiles, il fallait aller droit à l’essentiel.

- Je suis partie sous la contrainte. Je suis heureuse d’être rentrée… et votre soutien me prouve bien que ce pays à de nouveaux espoirs pour l’avenir. J’avoue que je ne saurais quoi vous suggérer pour améliorer le gouvernement. Vous comprenez, une magizoologue ne peut avoir la prétention de mieux s’y connaître en politique que des personnes qui ont de l’expérience, telles que vous.

Lyra espérait que l’entretien allait pouvoir toucher à sa fin. Bien qu’elle fût sûre d’elle et de sa « performance », elle n’aimait pas que ce genre de chose s’éternise.

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Le regard d'Ombrage s'attarda plus longuement sur Lyra qu'elle ne l'avait fait jusque là. Ses réponses étaient exemplaires, presque trop pour être honnêtes… Mais après quelques instants, les tous petits doutes qui avaient pu naître en la Commissionnaire s'envolèrent aussitôt. Soit cette jeune femme était une très bonne actrice, soit elle était honnête. Ombrage penchait pour la deuxième solution, en se trompant totalement évidemment. Mais l'interrogée ne s'avançait pas pour gouverner à la place du gouvernement, elle restait à sa place et semblait faire confiance aux sorciers qui étaient là pour la protéger. C'était très bien et cela encourageait le gouvernement à protéger comme il le fallait les sorciers qui le méritaient. Certes le ministère chassait les sangs de bourbes, les moldus, les hybrides, mais pourquoi ? Pas pour laisser sortir leur sadisme, non, mais pour protéger des sorciers comme Lyra et sa famille qui eux, méritaient de vivre dans un monde sûr. Ombrage avait véritablement la sensation de faire tout ce qui était pour le mieux pour ses compatriotes !

Elle se leva de sa chaise (ce qui ne fit pas de grande différence de quand elle était assise) et donna quelques coups de baguette pour rassembler tous les papiers concernant Lyra. Elle donna un coup de tampon sur ses documents, le tampon disant que ce citoyen était tout à fait en règle et qu'il n'y avait pas lieu de l'enquiquiner outre mesure, pour le peu qu'il avait ses papiers sur lui et qu'il ne violait pas les lois.

Je vous remercie chère Madame pour le temps consacré à cet entretien. Voilà vos papiers, tout est en règle. Vous donnerez ce petit coupon pour récupérer votre baguette. Nous resterons personnellement en contact concernant votre affaire, ajouta-t-elle comme s'il s'agissait d'un honneur ultime pour Lyra d'être en contact avec elle, et nous ne manquerons pas de faire appel à vous professionnellement si nous avons besoin de l'étude d'un magizoologue. Notre conversation est consignée ici, vous pouvez prendre le temps de la relire et de la signer s'il vous plaît.

Oui, Lyra avait vraiment fait très bonne impression. Une fois les documents signés, Ombrage lui serra la main, persuadée d'avoir eu affaire à une bonne citoyenne !...
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Commission du sang (4 mai 1998)



Derrière son apparence de bonne citoyenne, Lyra espérait que son manège allait marcher. Elle sentait le regard d’Ombrage qui la scrutait, cherchant à la percer à jour. Mais Lyra resta maîtresse de ses émotions, pas un regard pas une sueur ne trahit sa supercherie.
Elle ne sentit aucune animosité à son égard émaner de la Commissaire qui semblait satisfaite. Quand le petit crapaud se leva, Lyra comprit que l’entretien touchait à sa fin. Il était temps !

Elle l’observa tamponner les documents qui la mettaient en règle avec le nouveau gouvernement. Alors qu’elle l’observait, elle se disait que l’odeur du bureau allait lui coller à la peau. Elle prendrait bien une douche pour se débarrasser de tout cela.
Ombrage lui tendit ses nouveaux papiers et lui rappela son soutien dans son affaire de « conflit familial ». Lyra resta jusqu’au bout dans son rôle alors que la Commissaire émettait l’hypothèse de faire appel à ses compétences de magizoologue.

– Bien sûr, c’est le moins que je puisse faire pour vous.

La petite silhouette potelée de l’invita à relire l’entretien. En digne Serdaigle qu’elle avait été, Lyra prit soin de relire l’entretien, se montrant consciencieuse et signa le document qui était le résultat qu’un de ses plus beaux coup de poker, jusqu’à aujourd’hui.

Une fois cela achevée, Lyra se leva à son tour et… par Merlin qu’elle était petite ! A côté de la grande silhouette élancée de la magizoologue, le crapaud de bureau semblait encore plus petit. Elle avait été tellement au début de son entretien qu’elle ne s’était pas arrêté sur ce « petit » détail.

– Merci encore pour votre bienveillance et votre soutien, Madame la commissaire.

Lyra serra la main de la commissaire et put enfin prendre congé. Avec son coupon, elle put récupérer sa baguette. Lorsqu’elle put enfin sortir du ministère et rentrer à Oxford, elle se sentit libérée, délivrée.

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