The supremacy of the Muggles ends here.
Voldemort a ouvert les portes de l'Enfer et contrôle le gouvernement anglais. Sa suprématie ne s'arrêtera pas là. Avec la source de la magie noire à ses côtés, il s'apprête à mettre la main sur tous les continents. Son objectif : soumettre les moldus et les traîtes à leur sang. L'aiderez vous dans ce combat ou rejoindrez-vous la coalition internationale ?
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A savoir
# Juin 97 : Dumbledore meurt par la main de Severus Rogue
# Eté 97 : Voldemort prend le contrôle du gouvernement
# Septembre 97 : La Coalition Internationale reprend du service et une nouvelle année scolaire démarre sous la domination des Carrow
# Décembre 97 : Voldemort redonne sa liberté avec Seytan et passe un pacte avec ce dernier
# Nous sommes en mai 1998
Contexte
C'est une terrible annonce qui secoue le monde des sorciers : Dumbledore est mort, assassiné par Severus Rogue. Le plus grand mage noir de tous les temps en profite pour mettre la main sur le ministère de la magie. Son objectif : purifier la race sorcière et faire des moldus ses esclaves. Mais son empire ne s'étant qu'aux frontières de la bonne vieille Angleterre. Le monde entier doit être nettoyé. Pour cela, Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom est en quête de la source même de la magie noire. Le Necronomicon, le livre des monstres et des morts, le mène devant les portes de l'enfer, qu'il laisse grandes ouvertes...
Evénements
Ego vero sic intellego, Patres conscripti, nos hoc tempore in provinciis decernendis perpetuae pacis habere oportere rationem. Nam quis hoc non sentit omnia alia esse nobis vacua ab omni periculo atque etiam suspicione belli ?
Duplexque isdem diebus acciderat malum, quod et Theophilum insontem atrox interceperat casus, et Serenianus dignus exsecratione cunctorum, innoxius, modo non reclamante publico vigore, discessit.
Blackout
everything is falling apart

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 Entretien de Margaret MacGregor [Terminé]

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4 mai 1998

Ovidio Lacey, commissaire du sang depuis la mise en place de cette nouvelle branche du ministère n’était pas l’un des plus vieux du service, mais il n’était pas le plus tendre. Et de loin, se complaisait-il à dire. Son bureau était à son image : sobre et froid. Il aimait faire peur aux personnes qu’il recevait. C’était son petit plaisir personnel. Toute sa vie, il avait eu l’impression d’être moqué, piétiné par des collègues qui ne comprenaient rien. Maintenant qu’il pouvait prendre le contrôle sur les autres, il ne s’en privait pas. Les entretiens l’amusaient même s’il ne le montrait absolument pas, aigri comme il était. Mais aujourd’hui, il avait affaire à une jeune femme qui n’allait peut-être pas l’amuser. Margaret MacGregor. Il regarda quelques secondes la photo de la sorcière essayant de se cacher derrière les bords du cadre. Il secoua le papier, faisant perdre l’équilibre à la photographie.

Son rendez-vous allait commencer dans seulement cinq minutes. Un dernier coup d’œil au dossier lui remit en mémoire les détails sur lesquels il pourrait interroger la demoiselle. Bien. Il était prêt à présent. Justement on frappa à la porte, avant de lui intimer d’entrer, Ovidio adopta son sourire le plus inquiétant.

- Entrez, ordonna-t-il avant de reprendre sur le même ton. Bien, asseyez-vous et commençons, mademoiselle MacGregor. Je vois dans ce dossier que vos parents sont deux sorciers écossais. Parlez-moi un peu de votre famille et de son ascendance.

Ovidio joignit ses doigts dans une parfaite imitation d’un patron de la mafia et fixa son regard sur la sorcière. Il avait un mauvais à priori malgré les informations plutôt en sa faveur qu’ils avaient reçues.


Dernière édition par Pius Thicknesse le Sam 31 Déc - 15:57, édité 1 fois
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Margaret avançait dans le couloir menant au bureau de Mr Ovidio Lacey, sa cape bien ajustée, serrant ses mains un peu fort. Elle savait qu'elle n'avait rien à craindre, ou presque.  Elle se savait de sang-pur et elle n'avait jamais fait parler d'elle à Poudlard comme étant une sympathisante de Dumbledore ou autre. Seule son amitié avec Thomas pouvait faire tâche mais elle pouvait toujours plaider la faiblesse ou quelque chose du genre et de toutes les façons Thomas avait disparu de la circulation, elle ignorait où il était. Ce qui l'inquiétait le plus, c'était sa dispute avec ses parents. Ses frères n'étaient pas présents ce jour là, mais elle ne savait pas ce que son père et sa mère avaient raconté. Elle avait préparé une quelconque histoire de dispute en rapport avec le poste de libraire qu'elle occupait avant mais est-ce que ses parents avaient été la dénoncer comme n'adhérant pas aux idées du sang-pur ? Vu qu'elle n'avait pas encore été arrêtée ou interrogée à ce sujet, elle en déduisit que non.
Elle inspira un coup et frappa. Elle attendit quelques secondes avant qu'il ne lui intime d'entrer. Le bureau dégageait une ambiance froide, peu accueillante, mais elle aurait-été plus étonnée d'entrer dans un bureau aux couleurs chaleureuses et des fauteuils confortables avec du thé et des biscuits.  
Elle s'installa et attendit qu'il lui donne la parole. Elle connaissait très bien l'histoire de sa famille, son père et la bibliothèque s'étaient chargés de la lui apprendre, mais elle doutait que sortir un véritable cours d'histoire serait bien vu. Quoi que si elle se mettait à parler du même ton que le professeur Binns, on la laisserais partir et tranquille.

«  Effectivement mes deux parents sont écossais. J'appartiens au clan MacGregor qui est sorcier depuis au moins le dixième siècle et nous avons coupé tout lien avec les moldus depuis plusieurs siècles. Notre famille est tout ce qu'il y a de sang-pur et de plus possède aussi du sang royal. Mon père Dougal est le chef de clan et il est marié à Mary MacGregor, née Rutherford. Deux des mes frères, Adam et Angus sont devenus mangemorts et mon autre frère Alistair apporte son soutien, tout comme mes parents. »

Si la famille MacGregor était réputée pour prôner la pureté du sang, il était aussi connu qu'elle avait fraternisé avec les moldus durant les guerres d'indépendance et les révoltes Jacobites mais elle espéra que cela remonte suffisamment à loin pour qu'on ne considère pas ça comme de la trahison et elle savait qu'il n'y avait pas eu de moldus ou de cracmols dans leur famille depuis la fin du dix-huitième siècle. Cela suffisait-il ? Elle essaya de ne pas paraître trop anxieuse, mais plutôt confiante.
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Par-dessus ses lunettes, Ovidio transperçait la jeune MacGregor de son regard glacial. Il tapotait frénétiquement le bois de son bureau avec la plume qu’il tenait dans la main, rendant angoissants tous les silences qui pouvaient s’installer. Sans montrer d’autres signes d’acquiescement ou de mécontentement à la jeune femme, il se contenta d’écouter. Une fois qu’elle eut fini, il se pencha un peu plus sur son bureau.

- Bien, vos dires sont conformes à ce que j’ai pu lire dans votre dossier. Néanmoins, quelque chose continue de m’intriguer. Vous descendez d’une famille noble, une famille que tous les sorciers ne peuvent pas se vanter d’avoir. Deux frères Mangemorts, des parents soutenant notre noble cause et un sang-pur non souillé depuis des générations. Et vous ? Pourquoi ne pas perpétuer cette noblesse ? Votre héritage vous donne du potentiel. Je m’étonne donc de lire ici que vous êtes « libraire ». Ce qui, vous ne me contredirez pas, est plutôt décevant. Votre entourage est-il satisfait de votre situation ?

De ses mains jointes, il ne permettait pas à Margaret de voir les documents si bien rangés sur son bureau. L’entretien ne faisait que commencer et le commissaire voulait être le plus méthodique possible dans sa manière de procéder. Il était rôdé maintenant, il connaissait la marche à suivre. Et qu’est-ce qu’il aimait cette angoisse discrète qu’il pouvait lire sur le visage de ses « victimes ». Ces rendez-vous ressemblaient parfois étrangement à des entretiens d’embauches aux conséquences plus dramatiques pour certains. C’était en effet le cas. Le gouvernement actuel décidait de vous employer comme sorcier de la société magique, ou vous rejetait. Une chose que beaucoup trop de sorciers ne prenaient pas en compte était que les entretiens ne concernaient pas seulement la personne reçue sur le moment, mais pouvait influencer le sort réservé à sa famille...
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Margaret attendit. Son interrogateur semblait aimer les longs silences bien angoissants. Il était impassible, son visage dénué de toute expression. Elle se demanda si il était comme ça au quotidien ou si il ne faisait que ça lors des interrogatoires, juste pour terroriser les gens. Et bien ça marchait plus ou moins, elle ne pouvait pas dire qu'elle était pétrifiée de peur, mais elle n'était pas non plus très à l'aise. Essayant de ne rien laisser paraître, elle était soulagée de voir que son ascendance ne semblait pas poser problème. Mais le problème c'était le reste: son emploi et le fait qu'elle reste "neutre" d'une certaine façon. Elle ne savait pas trop quoi répondre mais elle enchaîna tout de même, prête à répondre à cette fameuse question concernant son emplois actuel.

" Effectivement, je suis libraire. Je sais que ça peut paraître décevant par rapport au reste de ma famille, mais j'ai toujours aimé les livres. Je compte continuer à travailler dans ce domaine. Et la librairie où je travaille me permet d'avoir accès un certain nombre d'ouvrages historiques, ce qui m'est utile pour mon projet, j'aimerais travailler sur l'histoire de l'Ecosse et publier un ouvrage dessus. Bien sûr ce ne sont que des projets. C'est pour ça que je suis assez retirée, j'ai besoin de... disons de calme pour travailler."

Ce n'était un mensonge. Margaret comptait vraiment travailler sur l'histoire de l'Ecosse, même si il y avait déjà un tas d'ouvrages concernant le sujet, elle comptait plus centrer ses recherches sur son clan, mais aussi remonter plus loin aux origines des premiers sorciers sur le territoire britannique. Bref c'était un peu brouillon pour le moment, mais elle savait qu'elle arriverait à mettre de l'ordre dans tout ça. C'était aussi la raison pour laquelle elle avait déménagé et changé de boulot: il lui fallait un environnement neuf. Et puis dans le pire des cas, elle espérait que le fait d'avoir été à Serdaigle puisse être une excuse, la plupart des élèves appartenant ou ayant appartenu à cette maison étaient considérés comme des excentriques, avec des idées de recherches ou de métier parfois bizarres, si bien qu'on ne faisait plus trop attention au bout d'un moment. Mais Margaret savait qu'il ne fallait pas se faire de faux espoirs, alors elle attendit le jugement de Mr Lacey, le cœur serré, tachant de garder, comme lui, un visage impassible.
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Ovidio hochait la tête avec sur le visage une expression neutre. Toujours aussi agréable qu’une porte de prison, il jeta un œil à ses documents. Même s’il trouvait que les choix de Margaret étaient un véritable gâchis, ça n’était pas suffisant pour en venir à une infraction. Surtout avec un sang comme le sien. Cela dit, une autre information l’avait interpellé : sa scolarité à Poudlard. Être diriger chez les Serdaigle était déjà assez étonnant et les résultats de la jeune femme surenchérissaient cette impression. Aucun doute que l’histoire était sa matière favorite.

- Permettez-moi de douter de l’utilité de votre projet. Mais passons. Durant votre scolarité à Poudlard, je pense comprendre que la matière dans laquelle vous excellez était l’histoire de la magie, n’est-ce pas ? Certaines informations ne m’ont pas été données quant aux options que vous avez choisies au cours de vos études. Pourriez-vous m’en dire davantage là-dessus ? Quelles étaient vos options et quels étaient vos résultats dans ses matières et à quel point les aimiez-vous ou non ?

Ovidio fixait le visage de Margaret, sensible au moindre signe de gêne, de mensonge ou d’omission. La matière qui l’intéressait particulièrement était l’Étude des Moldus, bien entendu. Il répudiait chaque sorcier l’ayant pris. Que pouvait-on aimer à étudier les Moldus ? Plusieurs choses lui échappaient décidément. Il trouvait déjà dommage que Margaret n’exploite pas son potentiel, sa réponse pouvait donc influencer un peu plus la faible estime qu’il avait pour elle. En fait, cette sorcière le frustrer. Elle avait tout pour être épinglée Sang-Pur sans aucun souci. Mais elle semblait si loin de se comporter comme une Sang-Pur digne de ce nom selon lui. Pour autant, ça ne lui donnait pas l’autorisation de la rétrograder. Quoi qu’il en soit, il continuait son interrogatoire pour s’assurer qu’il n’avait pas affaire à une traîtresse à son sang, la pire espèce qui puisse exister chez les sorciers.
Bien sûr, Margaret pouvait toujours mentir, mais au Ministère, on savait bien les repérer les menteurs, ils avaient des moyens contre ça. Il valait même mieux ne pas se présenter du tout que de venir raconter des bobards au bureau d’un Commissaire…
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Margaret ne put s’empêcher de se sentir un peu vexée quand Mr Lacey commenta son projet, mais ne dit rien et laissa tomber rapidement. Ils n’étaient pas là pour discuter de ses projets d’avenir et elle doutait qu’il soit un spécialiste de l’histoire. Quand vint la question des matières choisies à Poudlard, elle fut plus ou moins soulagée de voir qu’il n’allait apparemment pas insister sur son choix de métier.

«  Effectivement, je faisais partie des meilleures élèves. Et en plus des matières obligatoires, j’avais pris l’Etude des Runes sous les conseils de mon père et de soins aux créatures magiques. J’avais choisis cette dernière parce qu’à l’époque je voulais travailler avec des créatures magiques, mais c’était plus un rêve de gamine qu’autre chose. Mais après mes BUSES je n’ai pas continué cette matière, elle ne m’apportait pas grand-chose, hormis quelques connaissances utiles sur des créatures que je pourrai être amenée à côtoyer plus tard. Mais j’ai continué l’Etude des Runes, dans laquelle j’avais de bons résultats. Cette matière m’était bien plus utile puisque j’ai pu avoir accès à de vieux ouvrages concernant l’histoire de la magie justement. Et j’ai également pu suivre l’option alchimie en dernière année. Une matière des plus intéressantes également, j’aimais vraiment ce cours. »

En fait elle aimait tout ce qui se rapportait au passé. Dans ses choix d’options, seul soin aux créatures magiques pouvait paraître bizarre mais elle connaissait aussi des sorciers de sang-pur l’ayant suivi également. Elle n’avait pas pris l’option étude des moldus puisque sa famille ne l‘aurait jamais toléré. Quand à l’arithmancie et la divination et bien Margaret n’avait jamais vraiment cru aux prédictions et autres alors pourquoi s’embêter à suivre des matières comme celles-là ? Et les cours de soins aux créatures magiques avaient été bien utiles, mais comme elle l’avait dit, elle s’était en fait assez vite lassée de sa période « je veux m’occuper de licornes » pour plus se concentrer sur des matière un peu plus théoriques. Malgré sa volonté, ses choix d’options avaient été orientés par sa famille, mais elle devait reconnaître qu’ils avaient été utiles. Le seul problème en fait, était que Poudlard ne semblait qu’avoir eu le même professeur, le professeur Binns, un fantôme de surcroît, avec une voix des plus soporifiques, ce qui n’aidait pas à la popularité de cette matière et qui en plus bloquait le poste pour tous ceux qui auraient eu envie d’apporter un vent nouveaux pour cette matière.
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Ovidio serra les dents. La réponse de Margaret était cohérente avec son parcours et les intérêts qu’elle avait évoqués plutôt. De plus, rien n’était critiquable dans ses choix. Bien, là-dessus il ne pouvait rien lui reprocher et il voyait déjà venir la finalité de cet entretien et le tampon de qu’il allait devoir apposer sur la fiche remise à Margaret. Mais il lui restait une question. Une toute dernière question qu’il s’était efforcé de garder pour la fin. Elle le faisait languir goulûment.

« Parfait pour votre scolarité. Nous allons rester dans ce champ. Margaret, vous pourriez nous être d’un grand soutien. Nous avons ici plusieurs témoignages montrant une certaine proximité entre vous et un autre élève de Serdaigle à l’époque où vous fréquentiez Poudlard. Un certain Thomas, il me semble. Nous n’avons pu évaluer la qualité de son sang car il ne s’est jamais présenté à son entretien, figurez-vous. Nous ne voulons pas que les entretiens soient perçus comme des punitions ou des procès. Ils sont là pour assurer la sécurité de tous les sorciers. Beaucoup trop de traîtres et de voleurs de magie vivent parmi nous et nous voulons mettre un terme à ces crimes qui blessent nos enfants. L’entretien est une chance pour tous les sorciers. Si votre ami, Thomas, ne se présente pas, il sera considéré comme hors-la-loi et je peux lui garantir un avenir tranquille. Vous l’aiderez autant que nous si vous pouviez nous fournir des informations sur sa position actuelle. »

Ovidio avait plongé son regard dans celui de Margaret et ne s’y décrochait plus. Il ne pouvait décemment pas la rétrograder au rang de Sang-Mêlé. Elle, elle n’avait rien à se reprocher et même le gouvernement actuel ne pouvait la punir d’actes qu’elle n’avait pas encore commis. On n’enfermait pas encore les gens pour des relations passées, s’il ne s’agit que de fréquentations cordiales. Par contre, la non-collaboration pouvait être très mal perçue. Ce serait tellement dommage si Margaret perdait tous les bons points qu’elle avait gagnés au cours de l’entretien…
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Margaret observa son interrogateur, se demandant si il lui arrivait de rire, voir de sourire par moment. Un détraqueur avait plus de joie de vivre que lui. Elle craignait un peu pour ses réponses. Elles étaient correctes dans un sens, si on pouvait considérer qu'un choix de matières à l'école pouvait vous sauver la vie. Mais on était dans une période où le moindre doute sur son statut de sang pouvait vous réduire à l'état d'indésirable, voir de vermine pour certains. Mais là où Margaret craignait, s'était que ses réponses semblait gêner Mr Lacey, comme si il n'arrivait pas à mettre le doigt sur quelque chose où qu'elle l'agaçait. Elle se demanda si l'interrogatoire aurai-été tout autre si elle avait été avec quelqu'un d'autre jusqu'au moment où il posa une question qui le sera le coeur. Thomas. Son ami. Son seul ami, qui était partit elle ne savait où, juste parce qu'il était né-moldu.

" Je suis vraiment désolé de ne pas pouvoir vous aider. Tout ce que je sais à propos de Thomas Chase, c'est qu'il est partit il y a quelque temps pour l'étranger, mais il ne m'a pas dit où. Je peux vous le jurer sur mon clan, je ne vois pas du tout où il a pu aller. Je ne lui connais aucune famille à l'étranger, ni même une destination qu'il aurait pu m'évoquer. Je sais juste qu'il était en formation pour devenir potionniste et qu'il voulait découvrir des plantes, mais lesquelles et où, je n'en sais pas plus que vous aujourd'hui. Je suis vraiment désolé de ne pas pouvoir vous aider, surtout si vous me dites qu'il est considéré comme hors-la-loi. Mais si il me donne de ses nouvelles, je vous promet de vous en faire part."

Margaret se détesta pour ce qu'elle venait de dire. Mais si elle ne voulait pas être arrêtée, il fallait qu'elle pense à sa survie. C'était égoïste, mais c'était comme ça. Elle devait garder une certaine image, quitte à passer pour une sympathisante ou au pire des cas, comme quelqu'un n'ayant pas grand chose à faire de ce qu'il se passait. Après, ce n'était pas comme si elle mentait. Elle n'avait effectivement aucune idée où pouvait bien se cacher Thomas. Elle ne lui connaissait aucune origine, aucun pays qu'il aurait évoqué dans une conversation où il aurait pu partir se cacher, il était partit sans rien dire, sans la prévenir, même pas un mot. Elle ne lui en voulait pas, il était encore plus en danger qu'elle, et moins elle en savait, mieux s'était. Enfin, elle espérait que sa réponse suffise. Mais elle ne mentait pas. Elle regarda son interrogateur dans les yeux. Il pouvait toujours essayer de trouver une trace de mensonge chez elle, il n'en trouverait pas.
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Décidément, cette gamine était bien dure à piéger. Alors qu’il s’attendait à l’avoir pris entre ses griffes, elle arrivait une nouvelle fois à s’en sortir. La bouche d’Ovidio se tordit dans une grimace de mécontentement et il sera un peu plus fort sa plume qui perdit de sa raideur. Il s’éclaircit la gorge avant de reprendre.

« Pour que cela soit officiel, je tiens à ce que vous reconnaissiez les faits par écrit. » Il se leva et tourna le dos à Margaret pour aller vers un meuble du bureau. Dessus, une pile de dossiers et une plume à papote qui s’agite d’un bout à l’autre d’un morceau de parchemin. Ovidia attendit quelques longues secondes, avant que la plume ne cesse de bouger et s’immobilise soudainement. D’un geste angoissant de lenteur, il prit le parchemin et revint à sa place initiale. Après avoir posé le papier sur le bureau, il joignit ses mains dans une attitude de contrôle.

« Toute notre rencontre a été sur cette feuille. Chacun de vos mots et chacun des miens. Ce n’est pas moi qui dirige la plume, ne craignez aucune corruption. Néanmoins, nous nous permettrons de vérifier vos différentes affirmations, dont celle concernant votre ami. Si vous signez ce papier, vous reconnaîtrez que vous soutenez le Ministère dans la recherche de ce jeune homme et nous fournirez des informations lorsque l’on vous enjoindra à le faire. »

Une fois ces mots dits, il poussa une plume vers Margaret, lui laissant le choix de signer ou non. Bien évidemment, celui aurait des conséquences sur la vie de la jeune femme.

« Dès que j’aurai remis à sa place ce parchemin, la plume à papote reprendra son travail et retranscrira tout ce que je viens de vous dire. D’ailleurs, j’ai une dernière question à vous poser. Il est marqué dans votre dossier que vous êtes célibataire et sans enfant. Ces données sont-elles toujours d’actualité, si oui, fréquentez-vous et projetez-vous de fonder une famille ? »

Toute la tendresse que pouvaient inspirer de tels événements de vie ne perçait absolument pas dans la voix d’Ovidio. Il se contentait d’être froid, comme depuis le début de cet entretien. Il était frustré. Il avait bien l’impression que MacGregor ne lui donnait pas véritablement accès à ses opinions. Mais il n’avait aucune preuve là-dessus et devait se contenter de la consigne de départ. De plus, Margaret venait d’une famille importante, se la mettre à dos n’était clairement pas conseillé et au final, c’est lui qui se ferait taper sur les doigts par les plus haut placés.
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Elle priait pour que l'entretien se termine au plus vite. Son cœur battait à tout rompre tout en se serrant. Un peu plus et elle faisait un arrêt cardiaque ! Mais ce qui la dérangeait, c'était que son interrogateur semblait un peu frustré. Sans doute n'avait-il pas fait arrêté quelqu'un de la journée et qu'il cherchait une personne à qui confisqué sa baguette. Et bien ça n'allait pas arrivé avec elle. Du moins elle l'espérait. Elle hocha la tête, signifiant qu'elle acceptait et attrapa la plume.

"Je comprend tout à fait. Je vais donc signer."

Et elle signa. Cette fois ci elle adressa une prière à tous les dieux qu'elle connaissait pour qu'ils lui pardonne son geste et qu'elle n'entende pus jamais parler de Thomas, du moins pas avant que ce gouvernement ne tombe. Elle avait l'air d'être une partisante ainsi, ce qu'elle n'était pas. Mais elle devait se cacher, comme beaucoup de monde et de toutes les façons il aurait été stupide de refuser de coopérer, surtout avec un individu comme Mr Lacey. A quoi aurait elle servit sans baguette ou arrêtée, emprisonnée ou peut-être même tuée ? A rien du tout et elle croyait de tout son être que l'union faisait la force. Elle espérait quand même que les membres de l'Ordre ne lui en voudrait pas trop d'avoir fait ça. Elle posa la plume après avoir apposé sa signature et jeta un coup d'œil à Mr Lacey après sa dernière question. Une famille ? Sérieusement ? Parce qu'elle était une femme, elle devait forcément pondre des enfants ? Pour dire la vérité, elle n'avait vraiment songé à fonder une famille. Elle aimait bien les enfants, mais elle se considérait encore trop jeune. Peut-être plus tard.

" C'est exact, je suis actuellement célibataire. Je n'ai donc pas de projet de fonder une famille pour le moment, mais sans doute un peu plus tard. Je souhaite d'abord me stabiliser dans mon travail avant de me marier et d'avoir des enfants. De toute les façons il faut bien que je participe à perpétuer mon clan."

C'était vu comme un devoir, mais avec trois frères aînés, elle était sûre que le clan MacGregor n'allait pas s'éteindre de si tôt. Après elle n'était pas sûre à cent pour cent qu'Angus devienne père un jour, ni même qu'il ne se marie, du moins pas avec quelqu'un de la gente féminine. Mais s'était aussi un des objectifs du gouvernement, de peupler le monde de petits sangs-purs.
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Ovidio n’eut aucune réaction visible à la dernière réponse de Margaret. Il ne cessait de fixer la signature qu’elle avait laissée sur le parchemin. Tous les sujets qu’il avait souhaité aborder avaient été faits et il ne lui restait plus de questions à poser. Néanmoins, il continuait de tapoter sa plume sur son bureau dans un lourd silence. Il se leva enfin et tourna le dos à la sorcière pour aller chercher des documents derrière lui. Avant cela, il avait repris le parchemin pour que la plume à papote finisse son travail.
Il resta debout, dos face à Margaret pendant plusieurs secondes. En fait, il était hésitant. Son instinct lui disait que Margaret était à surveiller, mais il n’avait aucune preuve tangible pour cela. Son dossier était on ne peut plus acceptable. Bien sûr, une scolarité à Serpentard et un engagement plus étroit avec les forces du mal auraient été appréciés. Mais avoir été à Serdaigle ne justifiait pas qu’elle soit en sursis.
Il laissa échapper un soupir, retenant la frustration qu’il contenait depuis le début de l’entretien. Il prit final le papier qui serait la porte de sortie de Margaret, revint à sa place, le remplit sommairement et apposa un tampon qui ne cachait rien de suspicieux. Margaret était désormais libre.

« Tenez, voici votre nouvelle pièce d’identité. Vous devrez l’avoir sur vous en permanence et la montrer à chaque autorité que vous rencontrerez. Votre rang vous donne les privilèges des Sang-Purs. Dans ces conditions, vous pouvez vous rapprochez du Ministère si vous rencontrez des problèmes avec des Sang-Mêles, Nés-Moldus ou pire des Moldus. Vous bénéficiez de toutes les protections mises au service de rang. Avez-vous des questions ? Dans le cas contraire, je ne vous retiens plus. »

Ovidio était déjà occupée à regarder le prochain dossier qu’il allait accueillir. Il avait montré d’un signe de la main la sortie. Toujours aussi froid, il ne prit même pas la peine de lui dire au revoir ou de lui serrer la main.
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Elle avait l’impression que Mr Lacey ne l’aimait pas ou du moins qu’il se méfiait d’elle. Non pas qu’elle cherche à être appréciée par lui, loin du monde, mais elle ne voulait pas susciter sa méfiance et prendre le risque d’être surveillée. Elle donnait l’impression d’être neutre et c’était sûrement cela qui l’agaçait, qu’elle ne prenne pas partie.  Elle prit la nouvelle pièce d’identité qu’on lui donnait, songeant avec amertume que cette pratique lui faisait penser à celle pratiquée pendant la seconde guerre mondiale par les moldus envers les juifs qui devaient porter une étoile jaune, tel une marque au fer rouge sur du bétail et que les « non-juifs » devaient aussi avoir des papiers marquant qu’ils ne l’étaient pas. Margaret espéra que le gouvernement n’irait jamais à forcer les gens à porter un signe montrant leur condition, comme ces gens qui n’avaient pour seul crime qu’une appartenance religieuse. Elle la rangea soigneusement dans son portefeuille, lui même rangé soigneusement dans une poche intérieure de sa cape.

«  Bien. Comme je n’ai pas d’autres questions je vous souhaite une bonne journée. Au revoir. »

Ce n’était pas parce qu’il était malpoli qu’elle devait l’être. Elle sortit de la pièce, l’air impassible, presque froid, essayant d’imiter sa mère, fière en toute circonstance sans se tourner en ridicule cependant. Elle sortit rapidement du ministère et après un transplanage, regagna sa maison. Aussitôt le seuil de sa maison franchit, Chiôné vint se frotter contre ses jambes. Elle la prit dans ses bras, laissant couler quelques larmes amères. Elle était en sécurité, du moins pour un moment, mais pour cela elle avait du plus ou moins vendre son meilleur ami et ça, elle ne se le pardonnerait jamais.
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