The supremacy of the Muggles ends here.
Voldemort a ouvert les portes de l'Enfer et contrôle le gouvernement anglais. Sa suprématie ne s'arrêtera pas là. Avec la source de la magie noire à ses côtés, il s'apprête à mettre la main sur tous les continents. Son objectif : soumettre les moldus et les traîtes à leur sang. L'aiderez vous dans ce combat ou rejoindrez-vous la coalition internationale ?
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A savoir
# Juin 97 : Dumbledore meurt par la main de Severus Rogue
# Eté 97 : Voldemort prend le contrôle du gouvernement
# Septembre 97 : La Coalition Internationale reprend du service et une nouvelle année scolaire démarre sous la domination des Carrow
# Décembre 97 : Voldemort redonne sa liberté avec Seytan et passe un pacte avec ce dernier
# Nous sommes en mai 1998
Contexte
C'est une terrible annonce qui secoue le monde des sorciers : Dumbledore est mort, assassiné par Severus Rogue. Le plus grand mage noir de tous les temps en profite pour mettre la main sur le ministère de la magie. Son objectif : purifier la race sorcière et faire des moldus ses esclaves. Mais son empire ne s'étant qu'aux frontières de la bonne vieille Angleterre. Le monde entier doit être nettoyé. Pour cela, Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom est en quête de la source même de la magie noire. Le Necronomicon, le livre des monstres et des morts, le mène devant les portes de l'enfer, qu'il laisse grandes ouvertes...
Evénements
Ego vero sic intellego, Patres conscripti, nos hoc tempore in provinciis decernendis perpetuae pacis habere oportere rationem. Nam quis hoc non sentit omnia alia esse nobis vacua ab omni periculo atque etiam suspicione belli ?
Duplexque isdem diebus acciderat malum, quod et Theophilum insontem atrox interceperat casus, et Serenianus dignus exsecratione cunctorum, innoxius, modo non reclamante publico vigore, discessit.
Blackout
everything is falling apart

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 Entretien de Siegfried Rowle [Terminé]

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4 mai 1998

Steeve Cohen était de bonne humeur ce jour-là. Il se promenait, l’air fier, dans les couloirs du Ministère, saluant ses collègues et employés. Beaucoup lui firent la courbette et le brossaient dans le sens du poil. En tant que Commissaire Président, il était bon d’être dans ses petits papiers. Son principal avantage était de pouvoir lui-même sélectionner les personnes qu’il recevait. Aujourd’hui, il s’était prévu une journée tranquille. Le prochain à être reçu été l’un des fils Rowle, autant dire que l’entretien allait être rapide. Siegfried était déjà embauché comme rafleur par le gouvernement en place. Ce n’était donc qu’une visite de courtoisie, obligatoire pour être dans les règles, certes. S’approchant de son bureau, il allait à la rencontre du Mangemort qui attendait d’être reçu. Cohen lui tendit la main avec un sourire franc. Ce garçon avait l’âge d’être son fils et c’était presque ainsi qu’il le recevait. La famille Rowle était connue, dans de bons termes au sein du nouveau gouvernement. Jamais il n’avait vraiment tourné le dos à Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom et à ce qui se murmurer Siegfried suivait leur trace.

- Bonjour Siegfried, fanfaronna Cohen son embonpoint bien en évidence. Comment vas-tu fiston ? Viens, entre et installe-toi.

Obéissant à son propre ordre, il prit place derrière son bureau, ouvrit un des tiroirs et déposa sur le bois mat une boîte de chocolat.

- Sers-toi tant que tu veux, lui sourit-il. Alors la chasse est bonne ? Vous n’êtes pas trop débordés de votre côté ?

Son ton avait quelque chose d’amusant, comme si imaginer des humains fuir après une horde de sorciers enragés était une scène agréable à voir, ou même à vivre. Cohen plongea la main dans la boîte devant lui et fourra un chocolat dans son immense bouche, attendant la réponse de Siegfried. Faire semblant d’être proche de tout le monde, c’était la spécialité du Président de la Commission du sang. Être bien vu de toutes les familles de Sang-Pur était presque une obsession.


Dernière édition par Pius Thicknesse le Lun 23 Jan - 12:29, édité 1 fois
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Siegfried n'était pas en retard mais dire qu'il était en avance aurait été un mensonge. Arrivé au ministère, il n'avait pas perdu de temps à se perdre dans les différents étages et couloirs. A sa grande surprise, il avait réalisé l'exploit d'arriver avant le commissaire qui devait le recevoir.
Le jeune sorcier avait beau être un sang-pur, sans qu'aucun doute soit possible, il n'avait pas le visage de celui qui entre en vainqueur. Dès lors qu'il quittait le confort de son appartement, il avait tendance à être de mauvaise humeur. Sauf pour la chasse, là, il était partant.
Le contact avec les gens du ministère n'était pas la partie qu'il préférait dans son travail, et quitter son appartement pour prouver sa parenté, déjà connue de tous, lui semblait assez superficiel. Toutefois, il serra – aussi chaleureusement qu'il ne sache le faire – la main du Commissaire en le suivant docilement dans son bureau. Lorsqu'il en franchit le seuil, son regard fut rapidement happé par la boîte de chocolat… et sa mauvaise humeur, envolée.

Ce n'est qu'en voyant Cohen assis, qu'il réalisa qu'il devait en faire de même.

« Bonjour Commissaire, répondit-il avec courtoisie bien qu'il ne regardait pas encore son interlocuteur, ce qu'il fit dès qu'il s'en aperçu , lâchant les friandises des yeux.
« Bien Monsieur, très bien.

La permission de Cohen tombait à point nommé, car sa gourmandise n'aurait su souffrir d'une plus longue attente. Tel un enfant, sa main se plongea dans la boîte pour se saisir du plus gros chocolat de la boîte.

« Les… et bien les affaires vont plutôt bien. Oui, notre dernière rafle a été un succès… C'était même plutôt divertissant, confia-t-il avec un sourire en coin.

Tandis qu'il mangeait sa friandise, il revoyait cette famille de moldus qui n'était pas parvenue à fuir bien longtemps. Ils avaient été tragiquement prévisibles. Cela avait beaucoup amusé Kurt, mais également perturbé Siegfried. Il avait parfois du mal à envisager que l'on puisse être aussi stupide.

« Le ministère nous donne beaucoup de travail, mais lorsque l'on s'amuse, on n'a pas l'impression de travailler, n'est-ce pas ce que l'on dit ? »

Malgré lui, Siegfried ne parvint pas à retenir un rire nerveux. C'était un de ses tics trahissant souvent sa difficulté à entrer en contact- de manière positive – avec d'autres sorciers. Steeve Cohen lui renvoyait cependant l'image de quelqu'un de sympathique… Avec les gens comme lui. Cela lui suffisait amplement, cela dit.
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Les mains posées sur son estomac, Steeve ne pouvait s’empêcher de sourire face à la gourmandise de Siegfried. Il aurait tant aimé avoir un fils comme ce jeune Rowle. D’ailleurs, il ne manqua pas de pouffer allègrement aux derniers mots de cet homme qu’il voyait comme un gamin.

« Tu as bien raison ! C’est ce que je dis tous les jours. Et entre nous, ici on n’a pas souvent l’impression de s’ennuyer. On fait de beaux métiers. Servir la cause des sorciers, quoi de plus noble, n’est-ce pas ? »
Il poussa un peu plus le paquet de chocolats vers Siegfried.

« Tiens tiens, prends en autant que tu veux ! Tu n’as que la peau sur les os. Vous, les rafleurs, vous n’arrêtez jamais de courir dans tous les sens. On les voit ici, le nombre de dossiers incomplets, les personnes ne s’étant pas présentées à leur entretien. Ça vous en fait du boulot sur les bras. Tu sais quoi ? Je suis bien content d’être à ma place. Courir les rues comme vous, très peu pour moi. Mais il en faut des gens comme vous, et je vous respecte beaucoup pour ça ! »

Cohen devait expert dans l’art du cirage de pompe, à croire que c’était plutôt à lui de se faire bien voir que Siegfried qui passait son entretien. Au bout de quelques secondes de silence gênantes, il prit entre ses doigts boudinés la paperasse sur son bureau et l’étudia distraitement.

« On a reçu une partie de ta famille, il n’y a pas si longtemps. J’ai même fait passer l’entretien à ton frère, brave jeune homme ! Ce n’est qu’une formalité pour toi, tu dois t’en douter, mais je ne peux pas te laisser repartir sans t’avoir posé quelques questions. Les règles sont les règles. » Il tapota son paquet de feuilles contre le bureau et reprit une posture un peu plus professionnelle. « Bien, nous avons eu les preuves que tu es d’une lignée de Sang-Pur, parfait. Tu as été à Serpentard, encore un bon point. Ah oui… j’avais oublié ce détail. Tu as fait quelques années de prison, c’est marqué ici sur ton dossier. Pour séquestration et expérience illégale, c’est bien ça ? Est-ce que tu peux m’en parler un peu ? »

Cohen n’aimait pas trop pointer du doigt les défauts qu’il trouvait dans les dossiers de familles de Sang-Pur. Néanmoins, il se devait de lui poser quelques questions à ce sujet. C’est d’ailleurs pour ne pas froisser le jeune Rowle qu’il prit un ton bien plus paternel qu’avec les autres sorciers qu’il recevait en entretien.
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Siegfried chiffonnait encore nerveusement le papier du premier chocolat  entre ses longs doigts pâles tandis que le Commissaire continuait de parler. Bien qu'il ne réagissait pas de manière très expansive, il était bien d'accord pour dire que travailler au Ministère, si on fermait les yeux sur la partie paperasse, était plutôt plaisant. Il fallait dire que son collègue rendait la tâche souvent plus amusante, et ne doutait pas que son plaisir au travail dépendait grandement de sa bonne entente avec ce dernier.
Avec une certaine gourmandise, qui serait typique pour un enfant, le jeune sorcier se resservit  d'une friandise, et sembla presque déçu en voyant que le hasard lui en avait donné une beaucoup plus petite que la précédente.

« C'est assez plaisant oui. Même si le terrain est plus fatiguant, je dois vous avouer que remplir les dossiers ensuite, c'est assez ennuyeux. Mais ce n'est pas plus mal. On ne peut pas courir les rues toute la semaine non plus. »
Sans compter que l'hiver, c'était assez pénible, honnêtement.

Steeve avait beau se montrer admiratif du travail des raffleurs, Siegfried n'en demeurait pas moins méfiant. Son frère lui avait conseillé de ne jamais en dire trop aux gens du Ministère qu'il ne connaissait pas parfaitement, à moins d'avoir quelque information compromettante d'avance. A  malin, malin ennemi, comme il le lui disait.
Son ton sympathique et amical pouvait dissimuler un piège, un peu comme la technique du mauvais et du gentil Auror.  Cela ne manqua pas de s'illustrer. Le jeune homme manqua d'avaler son chocolat de travers quand vint la question de la captivité à Azkaban. Lorsqu'il reprit sa respiration normalement, il se redressa sur son siège, à l'instar de son interlocuteur, ses doigts s'entremêlant sans cesse en une étrange routine.
Il ne comptait pas rappeler que ce décès résultait grandement de l'intervention de Kurt. Après tout, s'il ne séquestrait pas des moldus, ça ne serait pas arrivé.

« Eh bien, disons qu'en dehors de mon travail, je me livre à quelques expériences, dans le seul but modeste d'apporter ma pierre à ce vaste édifice. Les potions sont vraiment fascinantes et n'oublions pas que nombre d'entre elles nous facilitent la vie, quand elles ne nous sauvent pas carrément la mise. Seulement, pour vérifier leurs effets, il faut bien les tester, vous êtes d'accord ? Les animaux ne réagissent pas toujours de manière identique que les humains, et de toutes manières, c'est rarement les animaux qui usent de ces mixtures. Toutes les avancées ont causé des dommages collatéraux, vous en êtes bien conscient, je n'en doute pas. Ce moldu est un maigre dommage collatéral en comparaison de ce que j'ai découvert. Le sacrifice de ces cobayes ne sont naturellement jamais oubliés lorsque le résultat sera abouti. »

Siegfried avait parfois tendance à oublier à quel point il pouvait broder pour ne pas dire simplement qu'il tentait tout et n'importe quoi sur le premier moldu présent au mauvais endroit au mauvais moment. Sa voix était perdue quelque part, entre son assurance face à ce commissaire qui lui brossait la manche autant que lui-même cherchait à le faire, et son hésitation, résultat de son manque d'interactions avec d'autres individus que son colocataire.

« Ce fâcheux accident résulte d'une manipulation malheureuse. Et puis n'oublions pas que ce n'était qu'un moldu. Je doute que sa mort ait changé grand-chose au cours de l'univers, à côté de ce que ma potion pourrait apporter au monde des sorciers. Il faut savoir procéder à des sacrifices, Monsieur le Commissaire » finit-il, avec le ton le plus humble possible, tâchant de compenser avec l'arrogance de ses propos. Il était vrai, quand il y repensait, que cette potion avait été des plus amusantes dans ses effets.
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« Oui, oui, je suis bien d’accord avec toi. Il faut savoir faire des sacrifices pour nous élever un peu plus. Et perdre un ou deux Moldus n’est pas un sacrifice en soi, je le conçois parfaitement. Le Ministère estime que vous assez payé, toi et ton petit « copain », voire même trop payé pour ces anciennes erreurs de jeunesse. C’est d’ailleurs pour cela que vous avez une position somme toute respectable. Malgré les récents changements qui ont été effectués au niveau politique, cela n’empêche pas que nous sommes un gouvernement rigoureux et que nous ne cherchons pas l’anarchie. Bien que vous ayez de bonnes intentions, et je n’en doute absolument pas, ce genre d’activité extra-professionnelle ne doit plus être de mise. »

Dans un geste soucieux, Steeve se mit à se gratter le ventre. Les lèvres pincées, il donnait à Siegfried une mine désolée et sincère, comme si lui-même n’était pas en accord avec cette réglementation.

« J’ignore si vos petites expériences sont toujours d’actualité, mais sachez que vous ne pouvez les mettre en œuvre de manière « sauvage ». Nous avons des équipes qui se chargent déjà des avancés médicales et je crains fort que vous n’ayez les accréditations requises. De plus, faire de telles choses de chez vous, sans être dans un endroit prévu à cet effet, est interdit, à moins que vous ayez des autorisations spéciales. Bien sûr, je ne vous accuse pas, je préfère tout simplement vous le signaler avant qu’une soudaine envie vous reprenne. »

Ses sourcils s’arquèrent dans une expression de compréhension, comme s’il lui faisait passer un message caché. Reprenant sa paperasse, il gribouilla quelques mots et releva le menton vers Siegfried.

« J’imagine que ces années d’enfermement ont dû être très difficiles à vivre. Depuis ta libération, il semble que nous n’ayons rien à te reprocher et je souhaite que cela dure. Bref, passons là-dessus. »

Il farfouilla, un peu déstabilisé par la conversation qu’ils venaient d’avoir. Soudainement, Siegfried ne lui paraissait plus aussi « fragile ». Il avait la vilaine impression d’être devant un homme en pleine ébullition et imprévisible. Néanmoins, il savait que lui-même n’avait rien à craindre. Juste imaginer son interlocuteur faire ses petites besognes lui était déjà gênant. On pouvait très bien suivre les valeurs du Mage Noir sans vouloir mettre les mains dans le cambouis. À vrai dire, tout ce qui était sang, boyaux ou autres, il préférait de loin les garder loin des yeux. Un frisson le parcouru avant qu’il ne reprenne contenance. Il en avait entendu des affaires sordides et ce n’était pas celle-ci qui allait l’achever.

« C’est assez déstabilisant d’avoir à effectuer un entretien aussi expéditif », lui sourit-il. « Que pourrait-il t’être reproché ? Mais je me dois d’être impartial. Alors encore quelques questions et tu seras libéré mon jeune homme. Parle-moi de tes ambitions. Rafleur, c’est bien, mais tu ne pourras sans doute pas faire ça toute ta vie. As-tu des envies particulières au niveau professionnel
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Bien que le ton de l'entretien s'était progressivement tourné vers une voie de sous-entendus et d'avertissements implicites, le jeune homme ne perdit pas contenance et émit un petit sourire, en pensant aux plans déjà prêts et qui ne demandaient plus qu'à être en place. La loi n'avait jamais été un réel soucis, ni un réel facteur à prendre en compte, à ses yeux. Bien que cela lui avait valu un séjour mérité à Azkaban, il semblait que Siegfried ne retenait pas toujours ses leçons. Il se disait souvent que travailler au ministère, c'était un peu comme être dans l'oeil du cyclone finalement : à l'endroit le plus sûr pour éviter les dégâts. On y était au courant de toutes les enquêtes, et faire du chantage aux bonnes personnes était plus aisé qu'il n'y semblait.

« Des erreurs de jeunesse, c'est exactement cela ! Reprit-il de bon cœur. L'ancien régime politique ne comprenait pas cela, malheureusement. Je ne doute pas que vous-même, ayez été jeune et ayez eut un léger désintérêt pour la Loi, de manière générale… C'est une phase par laquelle tout le monde passe à un moment, j'imagine.»
Le jeune sorcier avait beau chercher à demeurer chaleureux, son regard le trahissait. Tout le monde avait une petite faille, une petite faiblesse, un petit secret honteux. Il suffisait de le découvrir.

Dans son esprit, sa devise pour l'avenir ressemblait davantage à un « Pas vu, pas pris. ». Toutefois, il préférait éviter de trop se faire remarquer explicitement. Dans un endroit pareil, ça n'était vraiment pas une bonne idée, d'autant qu'il n'était pas exactement en position de force. S'il avait le luxe de se montrer arrogant, il devait tout à sa lignée, qui lui assurait un certain statut.
Au nouveau conseil du Commissaire Cohen, il se contenta d'acquiescer sagement. Même la présence de la boîte de chocolats ne parvenait plus à le distraire de leur conversation.

« Rassurez-vous, fit-il avec un sourire aussi convaincant que possible, le travail de raffleur ne laisse pas assez de temps libre pour ce genre de choses, de toutes manières. Ce n'est pas plus mal, en soi. C'est tout aussi plaisant. »

Le geste mêlé à la parole, il secouait la tête en signe de négation, exprimant que définitivement, Cohen n'avait rien à craindre de sa part, officiellement. C'est lorsqu'il s'enfonça davantage dans son siège que la question de l'avenir professionnel se présenta. Quelle drôle de question, songeait le Sorcier. Pourtant, il fallait effectivement se résoudre à envisager une autre profession sur le long terme, et ce, bien qu'elle lui plaisait beaucoup pour le moment.
Toutefois, Cohen lui avait déjà donné une réponse toute faite à cette question, même s'il n'en eut peut-être pas conscience.

« Peut-être finirai-je par avoir envie de rejoindre les fameuses équipes chargées du progrès médical, un jour. Qui sait ?, soulignait-il comme pour lui faire comprendre, en retour, qu'il ne comptait pas perdre la main au niveau de l'expérimentation. Mais pour l'instant, « mon petit copain », pour reprendre vos termes, et moi-même, nous nous satisfaisons pleinement de la situation actuelle, lui assurait-il en plissant légèrement les yeux.
Lorsqu'il s'agissait de Kurt, Siegfried se mettait toujours sur la défensive, même sans raison valable. Cela aurait pu être une faille, si son ami avait été quelqu'un de vulnérable, ce qui était loin d'être le cas.



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Une nouvelle fois, Steeve fut satisfait de la réponse de Siegfried. Il dodelinait de la tête comme un chien secoué par les soubresauts du trajet en voiture. Il griffonna les propos de Siegfried sur son dossier. C’était en effet le seul point noir qui lui avait été rapporté sur la vie du jeune Rowle, encore qu’il ne considérait pas, à titre personnel, que cela soit si grave.

Siegfried aurait eu le profil pour faire partie de l’équipe médicale si son CV avait été plus étoffé dans ce sens. Cela pouvait toujours s’arranger, cela dit. Steeve avait toujours trouvé ces gens-là un peu bizarres, et à vrai dire, Siegfried lui faisait le même effet. Il n’aurait su dire exactement pourquoi. Peut-être était-ce dû à sa visible adoration de tout ce qui touchait des expériences incongrues. De quoi faire frissonner le petit sorcier non chevalin.  En tout cas, il voulait bien le croire concernant l’emploi du temps des rafleurs. Il les voyait défiler les dossiers !

« Je ne doute pas que vous puissiez un jour y arriver ! L’avenir nous le dira, mais pensez-y, c’est important. À mon âge, vous y repenserez. » Un instant de nostalgie s’installa, mais Cohen se reprit rapidement. « Bien bien bien… On aimerait faire  de tels entretiens tous les jours ! Encore une dernière petite question, et je vous lâche, du moins si vous répondez comme il faut. »

Il lui fit un clin d’œil mal placé et se ravisa aussitôt. Pour dissiper le malaise qui pouvait s’être installé, il s’éclaircit la gorge et reprit sur un ton un peu plus professionnel.

« Qu’en est-il de votre vie familiale ? Pas celle de vos parents, mais la vôtre ? Fréquentez-vous et si oui, pourriez-vous me donner le nom de cette personne. »

Steeve se tortilla sur sa chaise.

« C’est une question purement informative, vous savez, elle est requise, ne vous en formalisez pas. Néanmoins, avec un sang comme le vôtre, le gouvernement porte beaucoup d’espoir en vous. Et d’attente. Les familles de Sang-Pur s’appauvrissent quantitativement parlant. La faute à cette succession d’anciens ministres qui prônaient le mélange entre les familles de tout type ! C’est un constat, il y a de moins en moins de sorciers dignes de ce nom. C’est pourquoi le gouvernement tient tant à les protéger. Et ça serait une bonne nouvelle pour toute la société si de nouveaux petits bonhommes venaient à y grossir les rangs. »

Steeve conclut encore une fois sur un sourire sympathique. Il ignorait complètement la situation amoureuse de son interlocuteur. Cela dit, sa colocation avec son supérieur, elle, était assez connue dans les services. Parfois il entendait des rumeurs. Même s’il aimait laisser traîner une oreille, il n’y accordait pas toujours d’importance. Il savait à quel point un simple mot pouvait être transformé. Quoi qu’il en soit, lui-même ne serait pas contre l’arrivée d’un nouveau Rowle. Étrangement, il n’arrivait pas à dire si l’homme en face de lui avait le profil ou non pour être celui qui leur apporterait un enfant de Sang-Pur. Peut-être avait-il perçu la tension qui s’était créée depuis la dernière réponse de Siegfried.
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Le jeune sorcier fut tout à fait surpris de l'enthousiasme du Commissaire Cohen, relatif à sa dernière réponse. Il savait que les gens de la recherche avait la réputation d'être d'inquiétants savants-fous et même à l'échelle des mangemorts, cela n'avait pas un impact positif sur le qu'en-dira-t-on. Siegfried s'étonna de cette réaction mais l'accueillit avec un certain soulagement. Des multiples sous-entendus émanant de part et d'autre de la conversation, s'était dégagée une étrange ambiance…. Qui risquait de desservir son propre dossier.


Alors que Siegfried s'apprêtait à prendre appuis sur les bras de son siège pour se relever et quitter cet entretien calmement, une nouvelle question le surprit. Quand il n'y en a plus, il y en a encore, songeait-il en se laissant retomber sur l'assise.
La question de la fondation d'une famille. Evidemment, il aurait dû s'en douter. Tout ce qui aurait dû lui sauter au yeux quand il imaginait la teneur de l'entretien avant d'arriver était tout ce qu'il n'avait pas penser à préparer.


La famille des Rowle était encore sans descendance, autant par sa faute que par celle de son frère plus âgé. Ce n'était pas un point qu'il envisageait, de toutes manières, sur le court comme sur le long terme d'ailleurs. Premièrement parce qu'il ne supportait pas les enfants et deuxièment parce que cela impliquait de fréquenter une femme…. Et Siegfried avait pour coutume de les effrayer la plupart du temps, de son plein gré ou pas d'ailleurs. Même cela, faire parti d'un couple, ne lui était jamais apparu comme une priorité.


La grande difficulté de cette colle posée par le Commissaire Cohen, était d'apporter une réponse qui ne renverrait pas une image «  d'éternel puceau incapable d'approcher la gente féminine ». Quelle réputation pour lui après, au sein du Ministère ? Même dans la communauté des Sorciers, ce genre de choses faisaient encore jaser.
Le petit sourire quasi-narquois qu'il avait abordé durant ses précédentes réponse s'affaissa d'un coup. Siegfried ne faisait plus tellement le malin, cette fois.


«  Concernant la fondation d'une famille, je comprends totalement les espoirs fondés par le Minsitère, j'en suis d'ailleurs très flatté, mais après avoir passé quelques temps à Azkaban, j'ai avant tout préféré me consacrer au travail que l'on m'accordait en guise de seconde chance. Je dois bien vous avouer que la famille apparaît très secondairement dans mes plans, d'autant que le moment et la situation s'y prêtent plutôt mal. »


Presque nerveusement, il reprit un chocolat et le déballa en gestes légèrement saccadés, un peu à la manière d'un fumeur cherchant une cigarette pour mettre fin à un stress passager. Les questions quasi-sentimentales le mettaient autant mal-à-l'aise qu'un enfant, au final et ce, bien qu'il ne sut jamais pourquoi, exactement.


« Mon travail ne me permet pas de trouver du temps pour mettre la main sur quelqu'un avec qui créer une famille : les rafles me mettent souvent en contact avec des sang-de-bourbe ou des sangs-mêlés et ma colocation avec Monsieur Macquarie ne facilite pas tellement les fréquentations avec la gente féminine, poursuivait-il tandis que ses joues creuses prirent une teinte rosée constrastant avec son teint blafard habituel. L'amitié de mon colocataire, bien qu'elle soit parfois un poil effrayante, me convient amplement.»


Accuser le contexte était toujours facile, tout ce qu'il espérait fut que cela soit convaincant.
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- C’est bien regrettable, répondit Steeve suite au point de vue de Siegfried sur sa situation personnelle. Mais je comprends votre situation. L’avenir professionnel avant tout ! Néanmoins, permets-moi de te donner un petit conseil, juste entre nous. Ne te laisse pas avoir par le temps qui défile. Tu es encore jeune, mais un jour tu te rendras compte que les années ont passé et parfois, ça peut faire mal.

Discours typique d’une personne formatée par la société. Boulot, enfant, famille, c’était pour Cohen le modèle à suivre et à perpétuer. C’est d’ailleurs pour cela qu’il était sceptique sur la colocation des deux mangemorts. Il ne pouvait s’empêcher d’imaginer le jeune homme et son ami dans des situations répréhensibles – et pourtant son imagination n’était pas bien grande. Il s’efforça à faire la moue. L’ouverture d’esprit n’était pas sa plus grande qualité et il acceptait difficilement les histoires entre deux personnes du même sexe. Il espérait se tromper sur ces deux-là. Quoi qu’il en soit, le Ministère ne punissait pas ce genre de chose, alors il n’avait qu’à garder le silence là-dessus.  Cela dit, les mots de Siefried n’engageaient pas à effacer la rumeur qui prenait de l’ampleur tout doucement.

- Bien, il me semble que nous ayons fait le tour de tous les points à aborder. Il alla chercher un parchemin derrière son bureau où une plume à papote finissait son travail. En signant ce papier, tu déclares la véracité des propos émis dans cette pièce. S’il s’avère que l’un des éléments est en fait erroné, le Ministère pourra alors prendre les mesures qui lui conviendraient.  Si je te dis ça, c’est avant tout pour la formalité. Je ne me fais pas de soucis pour toi.

Il ouvrit un tiroir et en sortit un nouveau document. Celui-ci était déjà prérempli. Cohen compléta les champs libres et qui correspondaient à diverses réponses que Siegfried avait formulées durant l’entretien. Ensuite, il prit un tampon et frappa avec vigueur le malheureux bout de papier.

- Tiens, le lui tendit-il. C’est ta nouvelle pièce d’identité que tu devras toujours avoir sur toi. A chaque contrôle, tu devras la montrer. Comme tu travailles pour le Ministère, tu échapperas peut-être au protocole, mais je me dois de te le dire. As-tu des questions, des remarques ?
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«  L'avenir nous dira si nos choix d'aujourd'hui étaient les bons ou non. Ne vous inquiétez pas, Commissaire Cohen, reprit Siegfried plus froidement, je mène une vie privée qui me convient amplement pour le moment. Faîtes-le calcul de ce que je rapporte au Ministère en étant parfaitement indépendant du point de vue familial, et vous verrez que cela est tout bénéf' pour vous comme pour moi. »



Siegfried n'aimait pas les conseils sur cet aspect de a vie. Il n'aimait pas que son frère aîné lui rappelle que l'un comme l'autre avaient la charge de perpétuer le nom des Rowle. Il n'aimait pas que l'on s'étonne de sa vie d'éternel célibataire ou que l'on insinue que cela était anormal, à son âge.
Il faut dire que d'un point de vue émotionnel, Siegfried était encore un poil immature, et d'autant plus incapable de s'occuper d'une famille qu'il était un égoïste-né. Il n'y avait qu'à voir la manière dont il s'alimentait pour comprendre que s'occuper de lui-même était déjà parfois le cadet de ses soucis.

Ainsi, il fut soulagé de comprendre que l'entretien se terminait ici. Ce n'était pas la conclusion qu'il avait imaginé, mais au moins, c'était fait.
Lorsque Cohen lui soumis le compte-rendu de leur entretien, le sorcier le signa d'un air assez absent, sans prendre le temps de relire ce qu'il approuvait par sa petite griffe, désormais gravée sur le papier.


Sans se faire prier, il prit sa pièce d'identité et la fourra dans la poche intérieure de son long manteau. Il n'avait ni questions ni précisions à demander, alors il se leva, en reboutonnant son vêtement par gestes saccadés.


« Je n'ai aucune question, Monsieur, répondit-il simplement, en lui tendant poliment la main.
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