The supremacy of the Muggles ends here.
Voldemort a ouvert les portes de l'Enfer et contrôle le gouvernement anglais. Sa suprématie ne s'arrêtera pas là. Avec la source de la magie noire à ses côtés, il s'apprête à mettre la main sur tous les continents. Son objectif : soumettre les moldus et les traîtes à leur sang. L'aiderez vous dans ce combat ou rejoindrez-vous la coalition internationale ?
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A savoir
# Juin 97 : Dumbledore meurt par la main de Severus Rogue
# Eté 97 : Voldemort prend le contrôle du gouvernement
# Septembre 97 : La Coalition Internationale reprend du service et une nouvelle année scolaire démarre sous la domination des Carrow
# Décembre 97 : Voldemort redonne sa liberté avec Seytan et passe un pacte avec ce dernier
# Nous sommes en mai 1998
Contexte
C'est une terrible annonce qui secoue le monde des sorciers : Dumbledore est mort, assassiné par Severus Rogue. Le plus grand mage noir de tous les temps en profite pour mettre la main sur le ministère de la magie. Son objectif : purifier la race sorcière et faire des moldus ses esclaves. Mais son empire ne s'étant qu'aux frontières de la bonne vieille Angleterre. Le monde entier doit être nettoyé. Pour cela, Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom est en quête de la source même de la magie noire. Le Necronomicon, le livre des monstres et des morts, le mène devant les portes de l'enfer, qu'il laisse grandes ouvertes...
Evénements
Ego vero sic intellego, Patres conscripti, nos hoc tempore in provinciis decernendis perpetuae pacis habere oportere rationem. Nam quis hoc non sentit omnia alia esse nobis vacua ab omni periculo atque etiam suspicione belli ?
Duplexque isdem diebus acciderat malum, quod et Theophilum insontem atrox interceperat casus, et Serenianus dignus exsecratione cunctorum, innoxius, modo non reclamante publico vigore, discessit.
Blackout
everything is falling apart

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 Entretien d'Elen

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5 mai 1998

Ovidio était penché sur ses dossiers, l’air pincé, comme à son habitude. Et comme à chaque fois, il prenait le temps de s’attarder sur le cas de chaque personne avant de les recevoir. Cette fois-ci, c’était autour de la nièce d’un certain professeur de potions d’y passer. Le commissaire se gratta le menton, sceptique. Ils n’avaient rien trouvé contre Horace Slughorn et la sorcière avait déjà le privilège que lui apportait son affiliation. Néanmoins, il se devait de rester impartial avec tout le monde, et il n’était pas homme à faire des traitements de faveur.
Il remit la plume à papote à sa place, tapota le dossier sur son bureau, s’installa convenablement et répondit aux coups qui venaient de résonner dans la pièce.

- Bonjour madame Slughorn. Asseyez-vous je vous prie, la salua-t-il sur un ton froid et monotone. Bien, vous avez été convié à venir vous entretenir devant un commissaire – moi-même – afin que nous puissions vous remettre vos nouveaux papiers d’identité. Je serais donc amené à vous poser plusieurs questions, touchant à différents domaines, de l’ordre du professionnel, comme du privé. Refuser de répondre à une question pourra être considéré comme un refus de conformité à la loi et vous risquez de ne pas pouvoir récupérer votre baguette. Tout l’entretien est retranscrit mot pour mot par une plume à papote. À moins que vous ayez des questions sur le déroulement de cet entretien, nous pouvons commencer.

Cette litanie, il la connaissait maintenant par cœur et c’était de manière mécanique qu’il la récitait, regardant à peine son interlocutrice. Comme il le faisait à chaque fois, il avait une liste de questions préparée d’avance regroupant les questions indispensables et les personnalisées par rapport aux dossiers.

- Commençons si vous le voulez bien. Pouvez-vous me parler de votre famille et prouver la nature de votre sang ?

Les Slughorn étaient de Sang-Pur, c’était connu de tous. Néanmoins, ça ne l’empêchait pas de poser la question, qui sait ce qu’il pourrait apprendre d’intéressant après tout.
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Elen avait passé l'une des pires nuits de sa vie. L'entretien devant la commission l'angoissait depuis la réception de sa convocation, et la veille, elle n'avait pas su trouver le sommeil.

Elle était de sang-pur, bien sûr, mais cela ne suffisait pas à l'apaiser. Pourtant, elle aurait dû s'estimer heureuse, car sa situation était loin d'être la pire. Mais elle ne cessait de s'imaginer les pires scénarii. S'ils posaient des questions qui l'embarrasserait ? Trouverait-elle une pirouette suffisamment convaincante ? Et s'ils savaient déjà ce qu'elle bricolait dans sa boutique ? Peut-être la commission n'était qu'un prétexte pour l'expédier directement à Azkaban en réponse au sabotage des actions des Mangemorts ?

Maintenant qu'elle avait été invitée à s'asseoir par le commissionnaire, il était bien trop tard pour se poser ce genre de questions. C'est avec un visage plein de cernes et un silence inquiet que l'herboriste acquiesca aux consignes de son interlocuteur. Ce n'était pas le moment de faire une boulette, de toute évidence.

« Oui, bien sûr, commença-t-elle avant de marquer une pause. Le sujet de la famille, il fallait s'y attendre, et pourtant, elle n'avait préparé aucune réponse à ce sujet. Après une grande inspiration, la jeune sorcière se lança enfin.
Je suis plus jeune enfant de Travis Slughorn et de Elizabeth Cattermole, et donc la nièce de Horace Slughorn, comme vous le savez sûrement déjà, à vrai dire. Mon père était un sang-pur et ma mère de sang-mêlé…. Mais cela dit, elle a toujours été particulièrement loyale envers le ministère. Elle lui était totalement dévouée… ah ça oui. J'ai deux frères aînés avec qui j'ai perdu tout contact depuis plusieurs années. La majorité de ma famille est passée par Serpentard, sauf moi en fait. J'étais à Serdaigle. L'ambition devait me faire défaut, fit-elle en souriant nerveusement à son interlocuteur.

Voilà qui ne s'annonçait pas terrible, songeait Elen, en repensant au conflit familial qui avait brisé le couple de ses parents.
Son interlocuteur avait la fâcheuse capacité à la mettre mal-à-l'aise, plus encore que les mangemorts qui rentraient parfois dans sa boutique. Elle se doutait que face à un commissionnaire aussi stricte, il valait mieux éviter de se faire remarquer ou même de mentir.
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Sur le dossier portant le nom de la jeune Slughorn et qui était étalé devant les yeux d’Ovidio, certaines informations étaient déjà renseignées. Des informations récupérées lors de recherches préalables ou même des entretiens qui avaient eu lieu avec les membres de la famille de l’interrogé. Sur ce dossier, Ovidio avait pu donc y lire que la jeune femme était à priori une Sang-Pur. Ce qu’elle venait de contredire elle-même. Avec vigueur, Lacey releva la tête et plissa les yeux.

- Votre mère était une Sang-Mêlée, c’est bien ce que vous confirmez ? Pourriez-vous m’en dire plus sur ce côté-là de votre famille ? Voyez-vous, je ne doute aucunement de la dévotion de votre mère envers le Ministère, mais cela n’a pas d’influence sur la pureté du Sang. Depuis les nouvelles législations mises en place, il s’avère qu’un sorcier est considéré comme Sang-Pur si sa lignée n’a pas été souillée depuis plusieurs générations. Savez-vous à quand remonte ce « souillage » dans la famille de votre mère, et combien de moldus ou Né-moldus interviennent dans son arbre généalogique ?

Ovidio n’était pas parti avec un mauvais pressentiment concernant cette sorcière, contrairement à d’autres de ses cas. Cela était dû avant tout à la réputation du professeur de Potions. Celui-ci n’avait toujours pas accepté l’invitation des Mangemorts à grossir leur rang, mais chacun savait que ça ne saurait tarder. On lui prêtait volontiers la réputation d’un couard. À tort peut-être.
La plume à papote, tout comme Ovidio, s’était immobilisée, suspendue aux lèvres de la demoiselle. Dans tous les cas, elle ne serait pas considérée comme Née-Moldue, mais son rang pourrait être revu en question sérieusement.

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La sorcière s'immobilisa à la réaction du Commissaire. « ce que vous confirmez ». Le dossier disait donc vraisemblablement le contraire, ou n'était certainement pas certain de ce point. Même la plume à papote semblait froissée par cet aspect de la famille des Slughorn. Sa mine tremblante était d'ailleurs, sans aucun doute, la chose la plus stressante de toute la pièce, aux yeux de l'herboriste, bien loin devant l'air sévère d'Ovidio.
Quelle idiote avait-elle pu être… Si seulement elle l'avait su, elle aurait simplement menti sur ce point, et peut-être même serait-elle déjà sortie. Peu probable quand même… De toutes manières, lorsqu'elle mentait à quelqu'un, Elen se faisait souvent piéger au fil de la conversation. La situation n'était pas si catastrophique, concernant la pureté de sang de sa mère, après tout. Autant poursuivre sur la vérité, songea alors la sorcière.


« En vérité, il n'y a qu'une seule moldue qui intervient dans mon arbre généalogique, Monsieur. A vrai dire, mon grand-père maternel s'était épris d'une moldu, dans sa jeunesse. Au vu de son âge et de celui de ma mère, cela doit remonter quasiment à son adolescence même. L'âge où on se rebelle avant de devenir raisonnable finalement, fit-elle avec une petite sourire qui n'était pourtant absolument pas sincère.
Elen était bien la dernière à imaginer la Raison de cette manière. Cette manie des sang-pur à rester entre eux, à se marier et à se reproduire entre eux systématiquement, lui faisait parfois même penser à ces chiens de race, qu'on laisse être consanguins pour simplement conserver une couleur bien précise de leur fourrure.

« Et cette femme est morte en donnant naissance à son premier enfant, ma mère. Par la suite, des années après, il s'est marié avec une sorcière mais a tout de même élevé sa première fille…. Il n'y a jamais eu d'autres moldus dans ma famille, depuis. »
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Voir la jeune femme se débattre et trouver une porte de sortie digne d’une sorcière exemplaire amusèrent quelque peu Ovidio. Néanmoins, rien ne transperça sur son visage, stoïque en tout temps. Elen s’était tout simplement tiré une balle dans le pied en évoquant la Moldue de la famille. Comme le Ministère en générale, Lacey prônait le Sang le plus Pur qui soit. Bien sûr, il est bien difficile d’affirmer que ne serait-ce qu’une seule famille de sorcier n’ait jamais été souillée par du sang de Moldu. Mais lorsque que l’  « accident » s’était produit des générations en arrière, on remettait un peu les pendules à zéro. Le Sang de Moldu qui souillait les veines d’Elen ne datait que de deux générations en arrière. Pas de quoi la purifier selon ses critères et ceux du Ministère.
Il pinça les lèvres, heureux d’avoir eu accès à une telle information aussi facilement.
- J’entends bien, Mademoiselle – Madame ? Mais les faits sont là. L’incident est encore trop récent pour faire de vous une véritable Sang-Pur, je le crains.  Ce n’est pas une mauvaise nouvelle en soi, mais ça ne fait pas de vous une ennemie de la société. Du moins pas encore. Sur le plan familial, comment sont intégrés vos proches dans la politique du Ministère ?

Comme pour approuver ces paroles, la Plume à Papote gigotait frénétiquement sur son parchemin. Le sourire que Lacey tentait de dissimuler lui en faisait presque mal aux lèvres. La dernière question visait à prouver les paroles d’Elen. S’il suffisait de dire au commissaire que sa mère est loyale aux idées politiques en place pour ressortir avec un joli papier, ça se saurait. Il fallait le prouver, donner des exemples. Les mensonges étaient mal appréciés.
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« Euh… Mademoiselle, Monsieur. » répondit simplement Elen dans un premier temps. Si Ovidio s'évertuait à contenir un sourire, la sorcière, elle, s'efforçait de ne pas lever les yeux au ciel en entendant des paroles aussi intolérante que datées d'un bon siècle de retard.
Stressée, elle l'était sincèrement. Mais au contact des mangemorts, l'herobriste savait que c'était un trait qui les persuadait d'être en position de force… au point de leur faire perdre quelque peu de recul sur la situation. Avoir l'air d'une proie facile pouvait sortir de bien des situations.

« Je… Oui, je le comprends, Monsieur. Pour tout vous dire, mes parents se sont séparés lorsque j'étais assez jeune, et il me serait bien difficile de vous dire exactement ce qu'il est advenu mon père… Il a travaillé un temps avec mon oncle Horace, à Poudlard. Quant à ma mère, je sais qu'elle a longtemps mis ses talents au service du Seigneur des Ténèbres puis du Ministère, lorsqu'elle est devenue raffleuse. Nous nous sommes malheureusement perdues de vue et il me semble qu'elle eut été tuée durant une raffle par… par un sang-de-bourbe, qui s'en est pris à elle lâchement… Comme le font habituellement ces gens-là. »

Elen aurait eu envie de se passer la langue à l'eau de javel pour avoir prononcé de telles paroles. Cependant, il fallait parfois savoir frotter la manche des bonnes personnes pour s'en sortir à bon compte.

« Mes frères aînés travaillent ici, également, au Département des accidents et catastrophes magiques.»

Pour une fois dans sa vie, elle comptait désespéremment sur ses frères. Leur position au sein du ministère n'était pas exceptionnellement glorieuse, mais elle assurerait à Elen une certaine assurance durant la suite de l'entretien.
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- Je vois, je vérifierai ces informations plus tard. Il me sera aisé d’en savoir un peu plus concernant votre mère. Quant à votre père, j’ignore s’il a déjà passé son entretien. Je jetterai un œil aux dossiers après votre départ.

Comme pour s’assurer qu’il ne l’oublierait pas, il nota tout cela sur un bout de papier. C’était en fait parfaitement inutile, car Ovidio était connu pour avoir une mémoire d’acier, ce qui agaçait parfois même son entourage.

- Je lis ici que vous êtes herboriste et possédez votre propre boutique sur le Chemin de Traverse. Comment se porte votre commerce, dites-moi ? Plusieurs enseignes ont fermé ces derniers temps et il semble difficile de faire fructifier les affaires de nos jours, avec la menace Moldue et ses traîtres qui rôdent malgré nous. D’ailleurs, votre clientèle a quel profil ?

Évidemment, la crise qui touchait l’économie sorcière n’était due à personne d’autre que les Mangemorts et la tyrannie du gouvernement. Pour rien au monde Ovidio ne l’avouerait. Lui-même, pourtant si lucide d’ordinaire préférait se voiler la face. Les Moldus, tout était de la faute des Moldus. Il ruinait le monde, le sang sorcier, ils étaient une plaie à effacer. Ni plus ni moins. Dès qu’il pouvait leur mettre quelque chose sur le dos, le commissaire ne s’en privait pas. Ça renforçait la suprématie de leur idéologie raciste et discriminante.
Elen, malgré son manque flagrant de ce qui faisait un sorcier digne de l’être – à son humble avis, bien évidemment – avait plus d’intérêt qu’on ne pouvait y penser. Ovidio n’était ni sourd ni aveugle. Il avait déjà entendu certaines personnes, dans les couloirs, parler d’aller chercher tel ingrédient ou telle plante pour certaines potions. Le magasin d’Elen était un carrefour de rencontre. Ce qu’Ovidio voulait savoir, c’est si les Mangemorts et le Ministère étaient les seuls à se servir chez la jeune femme.
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Elen était si stressée par son entretien qu'il lui sembla qu'il n'en finissait jamais. Le commissaire qui lui faisait face semblait avoir une longue liste de questions, qui représentaient pour la sorcière autant de pièges à éviter. Elle avait conscience, cependant, que sa mine angoissée pouvait jouer en sa faveur, quelque part : plus on semble fragile, plus on cherche à vous enfoncer mais moins on se méfie de vous.
La question suivante lui sembla étonnament évidente. Le sujet de la boutique, il fallait y passer et pour une fois, il n'y avait pas grand-chose à modifier – pour ce qui se passait hors de l'arrière-boutique, naturellement.


« En fait oui, mon commerce se porte plutôt bien… Les affaires dépendent de la saison mais la rentrée des classes assure la majorité de mes ventes, puisque la plupart des étudiants de Poudlard viennent se procurer les fournitures qui leur sont demandées par l'école – il était important d'assister sur ce point – chez moi. Sinon, le reste de l'année, ma clientèle se compose surtout de… de passionnés et de gens curieux qui aiment se renseigner sur les plantes du monde plus qu'ils n'aiment acheter, je dois bien l'admettre… Des gens du ministère viennent aussi y trouver leur bonheur, enfin si je puis m'exprimer ainsi. »

Leur bonheur ? Tu parles ! Ils cherchent les poisons les plus efficaces oui !

"Je pense malheureusement que si mon affaire tourne bien malgré la relative faible rentrée d'argent, c'est parce que je n'ai pas énormément de frais. Personne d'autre n'y travaille à part moi. "

Elen conclut tout de même sa réponse par un sourire poli. Sa voix avait moins vascillé qu'elle ne l'aurait cru, comme si elle se surprenait à prendre confiance devant son interlocuteur. La vérité c'était que la boutique était au bord de la faillite, car entre les poisons achetés par les Mangemorts et la quantité astronomiques d'antidotes, destinés à l'Ordre du Phénix, qu'il fallait préparer gratuitement, le temps ne faisait que creuser le déficit de la sorcière. Soutenir l'Ordre, tant que cela lui serait possible, était le principal, au yeux de l'herboriste. Peu importe si cela dévorait ses faibles économies à toute allure.
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La réponse d’Elen était plutôt logique et rien n’allait contre l’idéologie du Ministère. La plume à papote se promenait tranquillement d’un bout à l’autre du parchemin et Ovidio se dit que ce n’était pas encore aujourd’hui qu’il aurait le droit à une scène bien mélodramatique comme Dolores savait si bien orchestrer. Cette femme devait avoir un secret. Bref, ce n’était pas ce qui allait casser le moral de Lacey et encore moins son apparente froideur.

- Oui, il me semble avoir déjà entendu le nom de votre boutique dans les couloirs. Certains avaient l’air ravi de vos produits, d’autres moins. Enfin, ce n’est pas la question. Voyez-vous le Ministère s’inquiète particulièrement des commerces du pays et des travailleurs de l’Angleterre magique. Si vous rencontrez des difficultés financières ou que vous voulez tout simplement prospérer un peu plus, le Ministère se propose de travailler avec vous. Il s’agit bien sûr de nous fournir certaines plantes ou ingrédients. Ou même de préparer des potions. Cependant, vous pourrez aussi avoir quelques missions de renseignements. Ce n’est que très épisodique, et ça n’a pour but que de tenir au courant le Ministère des anomalies que vous pourriez rencontrer. C’est une chose que tout citoyen peut faire s’il le souhaite pour assurer la sécurité de nos rues et de tous nos compatriotes. De plus, je pense que votre boutique a le bon profil pour ça. Cela dit, je ne vous mets pas le couteau sous la gorge. Mais réfléchissez-y. De toute manière, des représentants vont sûrement venir vous rendre visite un jour ou l’autre. En tout bien tout honneur bien sûr. Leur présence ne veut pas forcément dire que quelque chose vous est reproché. C’est possible bien sûr, mais ce n’est pas toujours le cas.
Sur ces derniers mots, Ovidio s’octroya un sourire. Un sourire qui dévoila ses petites dents carrées dont l’émail était légèrement jauni. En somme, un sourire très peu rassurant et assez malsain.

- Et puis, ça serait une fierté de compter la nièce d’Horace Slughorn parmi nos rangs. Nos personnes de confiance, je veux dire.

Le couperet était tombé. C’était assez simple finalement. Si Horace faisait quelque chose à l’encontre des intérêts du Ministère, ça pouvait retomber sur Elen et inversement. C’était aussi ça le nouveau gouvernement en place : des menaces silencieuses, des sourires trompeurs. Et même si Elen et Horace n’étaient pas si proches, le Ministère s’en contrefichait. Tant qu’il se savait plus ou moins dépendant l’un de l’autre, ça lui suffisait. Que sa mère soit morte, cela était bien dommage pour Elen. La sorcière aurait pu jouer en la faveur de sa fille. Mais le Ministère n’allait quand même pas aller déterrer les morts.
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Les mots du commissaire n'allaient pas sans lever des sous-entendus inquiétants. Derrière ses apparentes bonnes intentions, Elen n'était pas dupe, et se doutait que le Minsitère aurait tout intérêt à avoir la main mise sur son petit commerce. Avec ses antidotes clandestins, mêmes dissimulés sous les branches menaçantes d'Hector, la sorcière n'était pas bien rassurée à l'idée que des gens du Minstère puissent visiter les recoins de son échoppe. La vraie difficulté consistait donc en un refût poli à cette proposition.


« Je suis très touchée par l'attention que le Ministère porte à mon magasin, cela va sans dire… Mais je ne tiens pas à être un parasite pour lui, en dépendant des gallions d'autres sorciers… Et puis je n'ai pas à me plaindre de ma situation.»


Cet angle semblait être le meilleur, dans l'immédiat. Après tout, cela rejoignait la culture élitiste du Ministère, alors logiquement, ce commissaire ne devrait que pouvoir se réjouir de cette manière de penser. Toutefois, un éclair lui traversa l'esprit. Travailler avec le Ministère, c'était indéniablement avoir son nez dans ce qu'il manigançait. Un peu plus que pour l'instant en tous cas. Et l'idée d'être une sorte d'agent double, avait un aspect assez excitant. Assez dangereux aussi. Mais toujours est-il qu'elle pourrait se rendre un peu plus utile pour l'Ordre. Intérieurement, l'herboriste avait le sentiment que cela rachèterait son manque d'engagement dans la résistance.


« Je … je prendrai le temps de réfléchir à votre offre, bien évidemment. Voilà, j'attendrais la visite des représentants du Ministère pour vous donner une réponse. Sachant que je travaille seule dans le magasin, offrir une partie de mes services à un acteur aussi prestigieux que le ministère n'est pas une décision qui se prend à la légère, d'autant que je déteste bâcler le travail, il serait inenvisageable de fournir quoi que ce soit qui ne serait pas soigné. »


Et voila. Un peu de flatterie et un petit sourire commerçant. C'était la petite touche qu'il fallait pour conclure la question d'une telle coopération. La menace soulevée à l'encontre de son oncle Horace ne lui avait pas échappé naturellement. Pour le moment, la sorcière préférait faire mine de ne pas l'avoir noté : ceux qui comprennent les sous-entendus laissent souvent l'impression d'avoir quelque chose à se reprocher, de toute manière.
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Les lèvres d’Ovidio étaient si serrées qu’elles en devenaient presque invisibles. Il aurait préféré une réponse bien plus précise que celle-ci, mais ce n’était pas la première fois qu’il était confronté à ce genre de réaction. La plupart des interrogés avait la fâcheuse tendance à ne pas toujours être claire dans leur parole. Ce n’était pas tout à fait oui, ni complètement non. L’excuse de la réflexion était commune et quelque peu irritable. Il aurait dû s’y attendre. Sa déception n’était donc pas si atroce. Il se contenta juste d’attendre que la plume à papote en ait fini avec les belles paroles d’Elen.

Il jeta un œil sur la liste de questions qu’il avait préparée et se gratta le menton par la même occasion. Il laissa planer quelques secondes silencieuses qui lui servit à réfléchir à une question qui lui aurait échappé. Pourtant non, il ne voyait rien d’autre à ajouter. Ombrage aurait sûrement trouvé un moyen pour continuer la torture, l’aurait fait craquer sans souci, mais Ovidio, décidément, n’avait pas son inventivité. Il se plaisait à se voir comme dur comme fer, mais passer face à lui était bien moins risqué que de se retrouver face à Ombrage. Oh bien sûr, il faisait son travail avec attention et n’avait pas à se faire taper sur les doigts pour la manière dont il menait tout ça. Mais on souffrait toujours d’une comparaison avec sa collègue tout en rose.

- Réfléchissez oui, ce ne peut que vous être bénéfique de travailler pour nous. Vous serez protégée de ces satanés Moldus et Sang-de-Bourbe en plus de ça. Bref, je pense que nous avons fait le tour des questions.
Sur ces mots, il sortit un des certificats qui gisaient dans son tiroir. Un coup de baguette et un tampon vint s’appuyer contre le parchemin, laissant une jolie trace qui donnait à Elen son autorisation de sortie. La feuille sous la plume à papote vint jusqu’à lui et il tendit sa plume à la sorcière.

- Lisez cette retranscription mot pour mot de notre conversation et veuillez la signer à la date d’aujourd’hui, mademoiselle. Je me permets d’ajouter vos coordonnées dans la liste des établissements à visiter par nos équipes. Ils devraient passer assez rapidement, mais dans un temps assez raisonnable pour vous laisser réfléchir à notre proposition. Conformément à la loi magique, vous êtes dorénavant considérée comme une sorcière de Sang-Mêlé. Vos droits sont assurés par le Ministère, mais nous nous permettrons de surveiller votre lignage pour garantir la sécurité des Sang-Purs. Sachez qu’il n’est pas impossible qu’une union vous soit refusée avec un Sang-Pur tant que la pureté de votre sang n’ait pas été vérifiée outre mesure. Avez-vous quelque chose à rajouter ?
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