The supremacy of the Muggles ends here.
Voldemort a ouvert les portes de l'Enfer et contrôle le gouvernement anglais. Sa suprématie ne s'arrêtera pas là. Avec la source de la magie noire à ses côtés, il s'apprête à mettre la main sur tous les continents. Son objectif : soumettre les moldus et les traîtes à leur sang. L'aiderez vous dans ce combat ou rejoindrez-vous la coalition internationale ?
RéglementContexteBottinsLes groupesLes créatures jouablesScénarii et Postes vacantsInvités
A savoir
# Juin 97 : Dumbledore meurt par la main de Severus Rogue
# Eté 97 : Voldemort prend le contrôle du gouvernement
# Septembre 97 : La Coalition Internationale reprend du service et une nouvelle année scolaire démarre sous la domination des Carrow
# Décembre 97 : Voldemort redonne sa liberté avec Seytan et passe un pacte avec ce dernier
# Nous sommes en mai 1998
Contexte
C'est une terrible annonce qui secoue le monde des sorciers : Dumbledore est mort, assassiné par Severus Rogue. Le plus grand mage noir de tous les temps en profite pour mettre la main sur le ministère de la magie. Son objectif : purifier la race sorcière et faire des moldus ses esclaves. Mais son empire ne s'étant qu'aux frontières de la bonne vieille Angleterre. Le monde entier doit être nettoyé. Pour cela, Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom est en quête de la source même de la magie noire. Le Necronomicon, le livre des monstres et des morts, le mène devant les portes de l'enfer, qu'il laisse grandes ouvertes...
Evénements
Ego vero sic intellego, Patres conscripti, nos hoc tempore in provinciis decernendis perpetuae pacis habere oportere rationem. Nam quis hoc non sentit omnia alia esse nobis vacua ab omni periculo atque etiam suspicione belli ?
Duplexque isdem diebus acciderat malum, quod et Theophilum insontem atrox interceperat casus, et Serenianus dignus exsecratione cunctorum, innoxius, modo non reclamante publico vigore, discessit.
Blackout
everything is falling apart

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 (Sylvanas) ~ How did you end up in hell ? [mangemort]

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de la Croix, Sylvanas Tarja Turunen

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Infos générales
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Bonjour, je m'appelle Sylvanas Organa de la Croix, j'ai 40 ans et je suis née le 3 mars 1958 à Paris, je suis donc de nationalité française. Je travaille en tant que grande inquisitrice de la sûreté au sein du ministère de la magie. Sinon, je suis hétérosexuelle et mariée à mon amour de jeunesse et je suis aussi riche qu'une sang-pur digne de ce nom puisse l'être. Pour finir, j'utilise tarja turunen comme avatar et je fais parti du groupe des mangemorts.


❯ ASCENDANCE : une longue et belle lignée de sang-pur française coule dans ses veines.
❯ DATE DE NAISSANCE : le 3 mars 1958 à Paris
❯ NATIONALITÉ : française
❯ ESPÈCE: humaine
❯ CLASSE SOCIAL : une riche française prétentieuse, orgueilleuse comme on en fait plus.
❯ ORIENTATION SEXUELLE : hétérosexuelle
❯ GROUPE : mangemorts
❯ COMPAGNON : twiggy, l'elfe de maison avec une oreille légèrement atrophiée - bastet, le chat mau égyptien & ramsés le malinois de deux ans.
❯ BAGUETTE : bois de cerisier, contenant un ventricule de dragon & mesurant 30.5 cm. Elle est rigide, de couleur sombre avec une tête de panthère argenté aux yeux d'émeraude comme ornement.
❯ PATRONUS : un caracal, comme son mari.
❯ EPOUVANTRARD : le corps sans vie dans son fils.
❯ CAPACITÉ SPÉCIALE : animagus déclarée panthère noire.


Des détails sur ton personnage

Quel est son caractère ? on dit souvent que tu es imprévisible, telle la bête que tu es au fond de toi, il est impossible de savoir ce qu'il se mijote dans ta petite tête ✖ protectrice, tu n’aimes que moyennement que l’on fasse du mal au tien, particulièrement lorsque les attaques touchent à ta progéniture. Si bien que tu sors les griffes ou les crocs lorsque quiconque ose s’en prendre à lui ✖ du genre qui aime charmer, sans pour autant être une croqueuse d'hommes, étant entièrement fidèle à l’homme que tu as épousé. Tu aimes juste jouer de tes "avantages" et faire tourner en bourrique ta proie avant de la laisser en plan sans rien lui offrir d'autre, qu’un lapin ✖ rancunière, une trahison faite est une mort certaine pour la personne m'ayant déçu, et ça arrive assez souvent en ce moment. ✖ observatrice, tu n'aimes pas non plus trop te montrer en spectacle et préfère te faire toute petite, et rester dans ton coin, afin d’analyser au mieux et minutieusement les gens qui t’entoure, et ce qu'il se passe autour de toi par exemple ✖ pointilleuse, quand tu fais une chose, elle doit être parfaitement accomplie, c'est tout bonnement plus fort que toi ✖ vigilante voir même paranoïaque dira-t’ont même. C’est juste que tu as tendance à n'avoir confiance à personne et à sans arrêt être persuadée que tout le monde est contre toi. C’est sans doute depuis que tu as été promue grande inquisitrice général de la sureté qui te donne cette soudaine impression. ✖ tu restes tout de même quelqu'un d'assez joviale, aimant t'amuser et profiter de ce nouveau régime, pour faire tout ce que tu ne pouvais pas faire avant – même, si ton rôle comporte quelques désavantages, alors le peu de temps tu as, tu le passe le plus clair de ton temps en famille. ✖ instinctive, comme les félins pour qui tu voues une passion et un amour sans nom – étant comme eux au fond, régissant la plupart du temps sous le coup de tes émotions ✖ sous tes airs cyniques, tu restes une personne polie et courtoise, du mieux que tu peux. Enfin tout ça ne concerne que les familles de la haute société de sorciers, les sorciers avec un sang-pur. Le reste ne compte pas, et ne mérite pas ta considération. ✖ prétentieuse, il est vrai que tu aimes étaler avec exagération ce que tu possèdes, le plus souvent ta richesse et ton statut de sang-pur donc, aimant assez être au centre de l’attention lorsque ça concerne ta richesse et ton sang ✖ enfin, tu as toujours eu ce besoin de reconnaissance. Tu as beau crier haut et fort que tu n’en as rien à faire de ce que pensent les autres, au fond, tu aimes quand les autres te remarquent, qu’on prenne soin de toi et qu’on s’intéresse à toi et tes problèmes. Seule fille d’une fratrie de trois frères, tu étais la princesse – celle qu’on a trop gâtée – pourrie, jusqu’à l’os.

Que penses-tu du gouvernement de Voldemort et son pacte avec Seytan ? Si le Maître juge que c’est une bonne idée et judicieux que s’allier avec Seytan, pourquoi pas. Toi, personnellement tu n’es pas très enthousiaste à l’idée de ce pacte – mais, cette alliance ne peut qu’être bénéfique pour vous, alors tu te dis qu’au fond, c’est peut-être pas une si mauvaise idée que ça. Après, tu te demandes à voir, laisse le temps suivre son cours – laisse une petite chance à Seytan et à ses créatures de l’ombre de te montrer de quoi ils sont véritablement capables. De toute façon, tu n’iras jamais à l’encontre des idées et des choix du Lord – parce que tu tiens trop à la vie pour oser le contredire. Tout en sachant qu’il n’aime pas spécialement être remis en question sur ses faits et gestes – tu préfères acquiescer, t’abaisser et suivre aveuglement ses ordres. Après tout, il est le plus grand sorcier de tous les temps, c’est lui qui a la science infuse – qui sait et voit tout. Tu pourrais le suivre jusqu’au bout du monde, s’il te le demandait. Concernant le gouvernement qu’il a instauré – tu le trouves prodigieux. Et tu ne dis pas seulement ça parce qu’il offert une place au sein du Ministère. Et une place de choix soit-dit en passant – mais parce que tu le penses vraiment. Depuis le temps que tu rêvais de soumettre les autres sangs et les autres races à ta volonté – voilà chose faite. Et tu ne pourras jamais assez remercier le Lord de t’avoir donné cette opportunité, si gracieuse offerte.    

Quel est ton avis sur l'Ordre du Phénix, de la Coalition et de leur combat ? Lorsqu’on te parle de l’Ordre, un rire nerveux, moqueur s’échappe de tes lèvres. Pour toi, ce n’est qu’une vaste plaisanterie, une fumisterie. L’Ordre te terrifiait autrefois lorsque tu étais en cavale et que tu devais te cacher pour ne pas qu’ils t’attrapent, te retrouvent et te renvoient pourrir à Azkaban. Aujourd’hui, tu n’en as cure – ils ne t’effraient plus. Ils valent plus rien, ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes. La Coalition est elle aussi une pathétique pièce de théâtre. Aucune importance que l’Ordre à la Coalition des autres pays – quand vous avez de votre côté les forces des ténèbres et les forces de Seytan réunies ? Comment peuvent-ils penser avoir la moindre chance face à vous ? Tous ces traîtres et ces sous-races ne perdent rien pour attendre. En tant qu’Inquisitrice de la Sureté, tu veilleras à ce que rien ne change et qu’aucun sorcier digne de porter ce patronyme daigne à aider de près ou de loin tous ces infâmes pourritures. Dans le cas contraire, tu n’hésiteras à punir sévèrement et le baiser d’un détraqueur sera une douce peine, comparé aux toutes les autres punitions qui germent lentement, mais sûrement dans ta petite tête de mangemort implacable et autoritaire.



Anecdote

"> Tu n'es réellement toi-même que lorsque tu joues du piano, chez toi, dans une pièce que tu as spécialement aménagé pour ça. C’est pour toi comme seul moyen que tu as trouvé pour évacuer tout ce que tu as sur le cœur – ça te détend, t’apaise après une longue journée à veiller au bien-être et à la sureté du nouveau régime (+) tu bois énormément de thé – matin, midi & soir avant de t’endormir, tu ne bois que ça. (+) tu as pistonné ton fils pour qu’il puisse avoir un poste au Ministère de la Magie (+) tu as vendu l'âme de ton fils, pour te sauver toi - jurant que tu ferais de lui un mangemort. Il n'en sait rien, bien que ça te dégoûte de l’usurper comme ça. (+) le chat mau égyptien de la famille te suit partout où tu vas – même au Ministère, le fait de le caresser et de l’avoir à tes côtés ça te calme, t’apaise quand les journées sont trop longues (+) tu fumes de temps en temps la pipe, ça te donne l’air un peu plus hautain (+) lorsqu’tu sors sur le chemin de traverse, c’est pour flâner dans l’allée des embrumer – plus particulièrement chez Barjow et Beurk, où tu es à coup sûre et certaine de repartir avec au moins un ou deux objets maléfiques. Dernièrement, tu as fait l’acquisition d’un nouveau masque (+) tu es une personne discrète, malgré ton mode vestimentaire,  tu n'iras pas te montrer en spectacle, et encore moins t’avancer à la rencontre les gens (+) tu vas souvent à Paris voir tes parents, ça te rappel des souvenirs – surtout de ton premier baiser avec Alcide devant la Tour Eiffel (+) tu gardes des séquelles de l'enlèvement de ton père par les aurors et en fait souvent des cauchemars dans lesquels tu revis, encore et encore, la même scène (+) tu as donc tendance à te réveiller en hurlant, pleine de sueur, et il t’es impossible après ça de te rendormir (+) tu marches avec une telle grâce, et une telle prestance, qu’on compare ta démarche à celle d’un félin – d’ailleurs, comme les félins, tu as une fâcheuse tendance à sortir méchamment les dents quand tu es énervée (+) tu te sens comme nue lorsque tu n’es pas maquillée et coiffée convenablement – car pour toi, l’apparence compte plus que tout, surtout lorsqu’on est une femme (+) ça ne te viendrais jamais à l’idée de ne pas sortir coiffée et pas maquillé – c’est autant pour plaire à ton mari, que pour te plaire à toi-même (+) tu voues un véritable culte au Lord, depuis que ton grand-père a commencé à te raconter son histoire. (+) tu es une férue de musique classique – tu en écoutes beaucoup, même dans ton bureau au Ministère (+) d’ailleurs, tu as énormément de photos mouvantes de ton fils sur ton bureau et sur les murs, de maintenant à quand il était petit. Il est toute ta vie – et personne ne te l’enlèvera.



Dernière édition par Sylvanas de la Croix le Ven 24 Fév - 23:43, édité 6 fois
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Ton histoire

11-1968 & MANOIR DE HALLUIN : Les bruits se font de plus en plus assourdissants, brutaux. Les éclats de bois et de verre tentent de se faire entendre au milieu des cris. Elle entend la voix de sa mère hurlant de désespoir, sans pour autant pouvoir comprendre ses mots. De ses petites jambes, elle avance bien trop lentement, sans savoir si elle doit vraiment se diriger vers la source des bruits, ou courir se réfugier sous son lit, dans l'espoir que tout ça s'arrête. En attendant de voir son père entrer, la rassurer, et lui intimer de retourner dormir. Ce qu'elle ne fait pas, descendant les premières marches de l'escalier, ignorant les alertes internes qui brûlent son cerveau. Les bruits se font un peu plus distincts à chaque pas, et au milieu des cris et des explosions, elle parvient à capter les incantations. Des gens se battent. Des gens, de bien méchantes personnes, s'en prennent à sa famille. Elle accélère le pas, manque de louper une marche ou deux, mais jamais ne ralentit. Jusqu'à arriver en haut des escaliers séparant le premier étage du rez-de-chaussée. Où la scène la glace jusqu'au sang, lui brouille la vision sous l'apparition de premières larmes qu'elle n'avait pas vu venir. De l'entrée au salon, la maison semble baigner dans une atmosphère de guerre impitoyable. « Je t'en supplie, Nestor. Souhaites-tu réellement mourir ici ? Tiens-tu tellement à ce que ta fille découvre ton cadavre ? » La voix est enraillée, chacune des notes tremble en écho aux larmes qu'elle ne tente pas de masquer. Sans savoir que, derrière elle, cette fille s'approche d'elle. « Papa ? » A genoux, entouré de deux hommes au visage plein de colère. Leur baguette à la main, pointée vers lui. Si elle ne le comprend, elle peut quand même sentir dans leur posture, leurs gestes, leur regard, toute la haine qu'ils éprouvent pour cet homme qu'elle idéalise, qui n'est rien de moins qu'un héros à ses yeux. « Tout va bien, Sylvanas. Retourne dans ton lit. » Pourtant elle ne bouge pas. Pour la première fois au cours de son existence, elle désobéit à un ordre de son père. Elle reste immobile, le regard fixé sur lui. Sur les marques infligées par les sortilèges des ennemis. Qu'importe s'il s'énerve, s'il lui gronde dessus, s'il la menace de châtiments. Elle ne voit plus que ce père héroïque à genoux, torturé par des soldats du Mal. Par des monstres cachés sous les traits de sorciers. « Je me rend. » Ce seront les derniers mots prononcés par Nestor De Halluin, avant que son regard ne quitte sa fille pour ne plus jamais s'y poser. Elle sent à peine sa mère l'attraper par le bras, la tirer en arrière, alors que ses prunelles refusent de se détourner de la scène. Son père se faisant relever sans aucune délicatesse par les deux hommes, se faisant traîner jusqu'à la sortie. Sa mère qui continue de fermement la maintenir par le bras, tandis qu'elle se débat autant qu'elle le peut pour échapper à cette poigne qu'elle ne comprend pas. Ces hommes tentent d'enlever son père, et sa mère ne fait rien. Elle se contente de l'immobiliser, de l'empêcher de – le croit-elle dans sa naïveté – le sauver des méchants. Cette femme lâche, traître, complice des hommes. Qui continue de la bloquer, qui résiste aux ongles de la gamine s'enfonçant dans sa peau, à ses coups contre sa poitrine pour se défaire de son emprise. Jusqu'à ce qu'elle y parvienne finalement, pour se ruer vers son père avant qu'elle ne puisse l'attraper à nouveau. Et elle s'accroche à la manche de son père, s'y raccroche comme s'il s'agissait de sa propre vie. Puisque tel est le cas. Comment pourrait-elle grandir sans lui ? Comment pourrait-elle apprendre sans lui ? Comment pourrait-elle tout simplement survivre sans lui ? « Laissez-le ! » Elle tente de le retenir par la manche de la robe. Elle tente, de toute ses forces, de l'empêcher de suivre les hommes. Sans succès, pauvre petite chose qu'elle est, traînée par les pas d'un paternel qui refuse obstinément de se tourner vers elle. Elle l'implore de rester, de ne pas l'abandonner, de tourner le regard dans sa direction. Les larmes ruissellent le long de ses joues, lorsqu'elle est arrachée de force par la poigne de l'homme. Cet inconnu venu lui dérober son père, son maître, son Dieu. « Tenez votre fille tranquille, ou nous le ferons. » Une menace à peine masquée, qu'elle n'entend pourtant pas, qu'elle ne comprend pourtant pas. Les yeux inondés de larmes, elle se contente de rester immobile, les bras ballants le long du corps, le regard vide, tandis qu'ils passent le pas de la porte. Il ne la regarde toujours pas, il reste sourd à sa détresse. Que verrait-elle sur le visage de cet homme qui, lui, comprend qu'il s'agit là sans doute de ses derniers instants d'être humain ? Qu'il finira, un jour ou l'autre, par subir le baiser du détraqueur pour toutes les atrocités commises. Pourrait-elle y apercevoir de la peine, du regret ? De la peur ? Rien de tout ça ne l'importe. Elle veut simplement revoir ce visage qui a toujours su, malgré ou grâce à sa dureté, la réconforter, la sécuriser, la faire rêver d'un monde meilleur. D'un monde sans corruption, sans êtres-indignes venus lui voler sa petite magie si précieuse. Venus détruire tous ses rêves de fillette naïve, venus souiller cette bulle qu'elle imagine être le monde. « Papa... » Ses derniers mots, avant qu'elle ne s'effondre sur le sol du couloir, cédant pour la première fois depuis sa naissance au torrent de larmes qui se déverse de ses mirettes. Ne pleure pas, Sylvanas. Pleurer est un signe de faiblesse lui disait-il souvent, stoppant immédiatement ses premiers larmoiements. Pourtant, aujourd'hui, alors que ces deux hommes lui arrachent le seul point d'accroche de son existence, le seul bouclier contre toute la misère, toute la haine du monde, elle succombe à cette faiblesse. Elle l'invite même à pénétrer son cœur et toute son âme, alors que les hommes disparaissent, emmenant son ange avec eux.


09-1969 & POUDLARD, ÉCOSSE : Un an s'est écoulé. Une petite année, depuis l'emprisonnement de son père. Pendant de longues semaines, elle a cru avoir été abandonnée. Pendant de longues semaines, elle s'est contentée de rester dans sa chambre, ne descendant que pour se nourrir et participer aux leçons de son grand-père. Des contacts humains réduits, spécialement avec une mère devenue incapable d'assumer ses responsabilités, ayant laissé les commandes de la maison au grand-père De Halluin. Mais petit à petit, elle est parvenue à remonter la pente. Elle a trouvé son point de stimulation, son épanouissement, dans la magie noire. Dans la recherche de la puissance suprême, de cette magie capable de lutter contre la mort et, peut-être même, de la battre. Déjà, à cette époque, elle comprenait pourquoi elle avait été choisie pour jouer le rôle de l'héritière, du réceptacle d'un savoir descendant directement de leurs ancêtres. Elle le savait, que si elle faisait tout ça, c'était parce qu'elle était capable de le supporter. Et si elle était capable, elle voulait apprendre à supporter les douleurs qui parcouraient son corps après les séances et les yeux qui brûlaient à force de lecture, de son âme qui s'enfoncerait un peu plus profondément sur le chemin des ténèbres. « Réveille-toi Sylvanas, on est arrivé. » Elle ouvre lentement les yeux, relève la tête jusque-là appuyée sur l'épaule d’Alcide – son ami d’enfance, qu’elle connaît depuis toujours, leurs parents étant eux-mêmes de bons amis. Le train est immobilisé, et tous les élèves sont déjà en train de quitter leur compartiment quand elle se lève pour les suivre, Alcide derrière elle. Quand elle sort, une voix profonde, grave, hurle aux premières années de venir vers lui. « Moi je pars par là. Ça va aller Sylva’, ne t’en fais pas. » Elle ne s'inquiète pas. Contrairement à lui. Depuis qu'ils sont tout petits, il fait ça. Utilise ce même prétexte pour pouvoir ouvertement se rassurer lui-même, pour lui envoyer un message clair qu'elle n'a aucune peine à comprendre. Elle sait qu'il a besoin d'être rassuré, qu'il s'inquiète. Tout simplement parce qu'il sait à quoi ressemble cette école depuis la chute de Voldemort. Les langues qui se sont déliées, les craintes dissipées et le courage revenu chez toutes ces vermines. « On se retrouve à Poudlard. » Elle lui répond par un sourire, attrapant toutefois sa main au moment où il se retourne. Pendant l'espace d'une seconde, elle se contente de le fixer, puis se porte sur la pointe des pieds, pour lui déposer un baiser sur la joue. Avant de rejoindre les autres élèves de première année. « Serpentard ! » Il n'a eu aucune hésitation avant de prononcer sa décision. Pas une seule seconde de silence entre le moment où il a été posé sur le sommet de son crâne et celui où il a hurlé le nom de la maison verte et argentée. Un choix évident, qui ne pouvait être autrement. Comment la fille d'un mangemort, aurait-elle pu finir ailleurs qu'ici, que dans cette maison ayant accueilli les plus grands mages noirs du pays ? Elle est taillée dans le plus pur des bois, elle correspond parfaitement aux idéaux de la famille De Halluin, elle partage chacune de leurs idées. Rares sont ceux à davantage ressembler au profil-type d'un Serpentard qu'elle. Elle le sait, et ne fait apparaître aucune surprise, aucune joie, lorsqu'elle redescend du tabouret. C'était une évidence, quelque chose de normal. Tout autre choix aurait été perçu comme un échec pour la jeune femme. « Bienvenue à Serpentard. » Elle sert de nombreuses mains. Certaines sont hésitantes, tremblantes. Ils hésitent entre voir en elle une simple fille ayant rejoint leur maison, ou la fille du mangemort ayant utilisé des dizaines d'inferi durant la guerre, les utilisant contre ses ennemis. Peut-être les parents de certains d'entre eux, peut-être des connaissances. « Regarde-les comme ils tremblent. On dirait qu’avoir un père mangemort ça a dû bon tout compte fait. » La voix d’Alcide, qui s’élance à son oreille la fait sourire en coin. Il sait de quoi il parle. Lui aussi à un père mangemort – et tout comme le sien, il est à Azkaban pour avoir été un mangemort et avoir revendiqué ce rang, dont il est fier. Si le père de Sylvanas était doué dans le don de ramener les morts à la vie, celui d’Alcide était un animagus confirmé, pour qui la métamorphose n’avait plus aucun secret. Et c’est en écoutant les récits d’Alcide sur son animagus de père, qu’à son tour elle souhaitait en être une. Mais pour l’heure elle se concentrait sur les autres élèves – l’un vint prendre la parole, sans doute le plus courageux de tous ou le plus idiot, va savoir. « Ne crois pas en la réputation qu'on donne à cette maison. Tous les sorciers qui sortent de chez nous ne deviennent pas des monstres assoiffés de sang. Beaucoup deviennent influents, en fait. Au Ministère ou ailleurs. » Elle se fout de tout ça. Elle ne partage pas ces rêves puérils. Elle ne veut pas devenir une femme influente du Ministère, elle ne veut pas obtenir de poste prestigieux. Que peut-elle vouloir, de toute façon, a même pas onze ans ? « Voldemort n'était pas un monstre. C'était un héros. » Et le silence tombe. Quelques rires se font entendre à côté, venant de ceux qui croient – ou espèrent – qu'elle ne fait rien de plus qu'une bien mauvaise blague. Pourtant, elle y croit. Et elle n’est pas la seule – Alcide aussi y croit, et bien plus qu’aurait pu le croire la jeune Sylvanas à cette époque.


12-1976 & LE CHAUDRON DANSANT, PARIS :« Tu promets de m’écrire ? » Nus, enlacés l’un contre l’autre contre, les deux adolescents qui n’en ont plus l’âge, ni la carrure – n’ont plus rien à voir avec les enfants insouciants qu’ils étaient autrefois. Alcide, âgé à présent de dix-neuf ans – commence de plus en plus à avoir les traits de son défunt père, mort à Azkaban en tentant de s’enfuir de cellule. Il caresse la joue de Sylvanas, alors âgée de dix-huit ans, dont son père est encore à Azkaban et qui elle compte d’une manière ou d’une autre, le faire sortir de cet enfer. « Je te le promets ! » Et comme il l'avait promis, Alcide lui avait écrit une fois qu'il avait quitté Poudlard, pour rejoindre les rangs de Lord Voldemort, en ce temps de Guerre – où les forces du mal avaient plus que besoin de partisans. D’ailleurs, celui-ci racontait en détail l’acheminement de ses entrainements, et du meurtre qu’il était sur le point de commettre pour recevoir la fameuse marque du Seigneur des Ténèbres.  Et tout ça, ça fasciné de plus en plus Sylvanas - qui se disait prête à rejoindre les rangs elle aussi, une fois qu'elle aurait fini son cursus scolaire. En plus d’apprendre avec son grand père, l’art de la métamorphose. Elle est en dernière année. Actuellement, ce sont les vacances de Nöel et c'est Alcide qui est venu la chercher à la Gare de King's Cross. Les retrouvailles ont été poignantes, - autant pour l'un que l'autre pour l'autre. Et pour fêter ça, ils ont décidé de fêter le 25 décembre en boîte de nuit. Une boîte sorcière bien sûr, où passe de la bonne musique qu'ils connaissent et qui bouge plus que la saleté de cacophonie qu'écoute ces vermines de moldus. Sylvanas avait revêtue une robe de soirée digne de son statut de sang-pur et s'est légèrement maquillée, avec sa beauté naturelle et son teint frais d’aristocrate distinguée, elle n'en avait pas grande nécessité. Alcide quant à lui, était comme à son habitude parfait - et sa petite amie ne pût s'empêcher de le lui faire remarquer. Et ils purent partir, main dans la main vers ladite boîte de nuit. Le chaudron dansant était réputé pour son ambiance et sa bonne musique. Et en période de fête, comme celle de Noël, il y avait encore plus de monde et plus de boissons à volonté. Notamment le vin chaud, boisson typiquement moldu, mais que le jeune couple affectionnaient - serait servi à flot ce soir. Ils ont dansé – ils ont baisé aussi, dans les toilettes – afin de rattraper ces deux années loin l’un de l’autre. Et puis, Sylvanas eut envie de sortir dehors prendre l’air – Alcide lui était restée accoudé au bar, en train de parler au barman, qu’il connaissait bien. « Hey ma mignonne. » Son cœur rate un battement, car elle reconnait cette voix avinée sans grande peine. Un sang-de-bourbe qui a tenté de la draguer, mais qu'elle a rejeté, sans un mot. Elle regardait de haut en bas avant de lui lancer un regard mauvais. « Dégage erreur de la nature avant que je me débarrasse de toi définitivement. Cracha-elle finalement avant de tourner la tête pour ne plus avoir à supporter cette face de rat. « Oh, mais ce n’est pas très gentil ça. Peut-être que t'envoyer en l'air te rendrait plus aimable. » « Je ne te toucherais même pas avec une paire de gants en latex stériles. » Il était trop près, tellement près qu'elle pouvait sentir son haleine fétide et lourde d’alcool. À reculons, elle s'écartait un peu, l’air de rien. Elle jeta quelques coups d’œil à droite et à gauche. Personne. « Ahaha ! C'est ce qu'on va voir. » Coincée par un mur, elle sentit bientôt sa main qui se poser sur elle. Elle était gelée contre ta cuisse. « C'est tout vu connard ! » affirma-elle en lui donnant un coup de genou pile dans ses parties intimes. Si elle avait eu l’intelligence de prendre sa baguette avec elle, elle aurait pu se défendre mieux que ça, mais elle n’a pas eu véritablement le choix. Et avant même qu'elle n’eut le temps de rentrer à l'intérieur de la boîte pour prévenir Alcide, que le moldu l'attrapa par l'épaule et la plaqua violemment contre le mur. « Salope ! Attend un peu. » vociféra, l'homme le poing levé près à frapper. « STUPÉFIX ! » et le moldu se retrouva projeté loin de Sylvanas - totalement paralysé et incapable de bouger. Alcide apparu sous la lumière de la peine lune. Les babines retroussées comme un animal en colère, il releva l'homme et le plaqua avec une telle violence que sa tête heurta avec dureté le mur de la ruelle. Il le roua de coups, sous le regard haineux et mauvais de Sylvanas qui se chargerait de cette vermine elle-même. Au bout d'une vingtaine de minutes, les coups cessèrent de pleuvoir, laissant les doigts du jeune mangemort totalement recouverts de sang impur. Il sortit un mouchoir et s’essuya les mains, avant de se retourner vers sa petite amie. « Tout va bien ?! » La questionna-il de son regard bienveillant, une main posée sur sa joue. Elle acquiesce avant de donner un coup de pied à l’homme qui venait de l’agresser. « Pourquoi tu ne t’es pas servie de ta baguette ?! » « Parce que je l'ai oublié, voilà pourquoi. » Elle dévisagea son agresseur – lui crachant au visage, avant de reporter son attention vers son petit-ami. « Donne-moi ta baguette. » Sans demander pourquoi, le jeune mangemort lui tendit. Pointant la baguette de son petit-ami, vers l’agresseur - elle lui lança un regard empli de haine – une haine sans nom, avant de formuler le sortilège de mort : « Avada Kedavra ! » Et le jeune homme fût foudroyé de tout son long dans un éclair verdâtre et brumeux. Sylvanas fixa un instant le cadavre de sa victime avant de reporter son attention sur Alcide – l’air solennel, avant de laisser filtrer un sourire mauvais sur la commissure de ses lèvres. Maintenant il en été intimement convaincu, elle avait les épaules qu’ils faillaient pour pouvoir entrer dans les rangs du Seigneur des Ténèbres.


10-1979 & MANOIR JEDUSOR : Un silence solennel. Autour de la table, les personnes présentes se contentent de la dévisager en s'enfermant dans un mutisme pesant. Le regard de chacun, le poids qu'ils semblent installer sur ses épaules, elle le sent, bien plus qu'elle l'aurait aimé. Jusqu'à se demander s'il ne s'agit pas là d'une erreur terrible de sa part. Elle qui jusque-là n'était aucunement destinée à ça. Elle qui ne devait être rien de plus qu'une femme au foyer, chargée du maintien du domicile et de l'éducation de leur fils. Elle qui ne devait être rien, est maintenant projetée sur le devant de la scène par un mari revenu de l'enfer. Elle déglutit lentement, à mesure que son regard va de l'un à l'autre, jusqu'à tomber sur l'homme assis à l'autre bout de la table, face à elle. Le visage qui n’avait plus rien d’humain, des yeux aussi froids que le plus froid des hivers, et ce regard pénétrant, duquel il est impossible de se protéger. Il entre profondément dans l'âme, semble la sonder dans tous ses recoins, prêt à déceler la moindre trace d'incertitude pour mieux la faire rejaillir à la surface, exposant à tous ses pires faiblesses, ses secrets les plus intimes. Si elle comprend mieux la fascination de son mari pour cet homme, elle ne peut s'empêcher de se demander si rencontrer cet homme, cette chose, n'est pas une erreur qu'elle a stupidement commise. « Approche, mon enfant. » La voix elle-même semble venir d'outre-tombe. Elle bourdonne dans les oreilles de Sylvanas, plaque son âme contre un mur d'acier aussi froid que la mort. Elle l'oblige à se contrôler, à se forcer, pour ne rien montrer des frissons qui parcourent son échine, qui glissent le long de sa peau pour bientôt recouvrir l'entièreté de son corps. Elle ne doit pas faiblir, elle ne doit pas faillir. Lentement, tout en fixant à chaque pas le mangemort le plus proche d'elle, elle se dirige vers le Lord, jusqu'à arriver à sa hauteur, s'inclinant largement devant lui. Une soumission grandement désirée par Alcide qui, elle le sait, espère jouer de ses talents d’animagus pour s'attirer les faveurs du Lord. Quitte à la sacrifier elle sur l'autel d'ambitions démesurées, de rêves fous. « Ton mari m'a parlé de ta volonté de me rejoindre. Est-ce vrai ? » Ces yeux qui pénètrent toujours son âme, qui fouillent à la recherche du moindre mensonge, de la moindre incartade. Elle aimerait tant garder ses connaissances pour elle, ne rien partager, ne rien avouer pour ne pas être utilisée comme un vulgaire pantin qui serait jeté dès lors sa durée d'utilisation dépassée. Mais mentir à Voldemort serait une erreur. Que sait-il que lui ne sait pas, de toute façon ? Maître dans l'art de la nécromancie, capable de revenir d'on-ne-sait-où pour mieux diriger le monde. « Oui, mon Seigneur. » Une volonté bien réelle, oui. Et des capacités maintenues secrètes. Des capacités encore difficilement maîtrisées, des transforamtions difficilement contrôlées, mais bel et bien sous l'emprise de la sorcière. Des capacités bien loin d'égaler celles de celui qu'on ne peut nommer, bien loin d'arriver au quart de ses propres connaissances. Petite chose fragile, presque revenue en enfance, face à cette autorité supérieure, à cette puissance presque divine d'un homme ayant dépassé sa propre condition. Il tourne le regard en direction d’Alcide de la Croix, resté au fond de la salle. Elle, elle reste immobile, tête baissée, genou ployé. Ignorant cette sensation désagréable qui lui parcourt la rotule. Ne pas se relever, ne pas lever la tête sans qu'il ne l'intime. Elle n'est pas stupide, cette fille. Elle sait que si elle est là, c'est avant tout grâce aux demandes répétées de son mari, devenu depuis bien des années l'un des plus fidèles partisans du Seigneur des Ténèbres. « ... Pourquoi crois-tu que ta femme puisse devenir l’une de mes fidèles, Alcide ? » Il reste un instant silencieux, semble chercher la meilleure réponse, celle qui lui permettrait de ne pas chatouiller la patience du Maître. « Elle... J'ai estimé les capacités de ma femme bien plus utiles pour la réussite de notre mission, mon Seigneur. Elle... » Un rire aigu le coupe en pleine phrase. Celui du Seigneur. D'abord seul à rire, bien rapidement suivi de ses lieutenants. De nombreux visages connus ; Malfoy, Selwyn, Carrow. « Dis-moi, Sylvanas, es-tu prête à recevoir mon cadeau ? A dédier ta vie à la purification de ce pays, à l'extermination de ces rats volant notre magie ? » Un hochement de tête vif, ne laissant aucune place à l'hésitation. Elle connaît les risques d'une telle chose, pour avoir vu son père être torturé et éloigné d'elle. Mais c'est justement cette image, celle d'un homme lui tournant le dos, disparaissant sans même un regard pour elle, entouré d'aurors, qui lui donne la volonté de se battre. Pour préserver ce pays des méchants, pour faire triompher le véritable héros du monde sorcier. Pour châtier ceux qui ont osé laisser cette petite fille pleurer seule, s'imaginant toutes les tortures infligées à son héros. « De toute mon âme, je le veux, Maître. »


05-1997 & MANOIR MALEFOY : « Endoloris ! » La voix sifflante et glacée du Lord résonna plusieurs fois dans son esprit, en même temps que la douleur ne pouvait être plus atroce. Pourtant, cela ne se stoppait pas. Comparable à mille aiguilles s'enfonçant dans chaque parcelle de son corps puis ensuite, plus violent encore, la sensation d'une épée lui hachant les jambes. Ses propres hurlements déchiraient l'atmosphère silencieuse de la nuit. Ce fut à l'instant où elle eut l'impression que son être était prêt à exploser que les effets du Doloris se dissipèrent, avec une lenteur exaspérante et son cœur qui criait au désespoir. Ses paupières étaient à présent entrouvertes, son souffle coupé. Tous étaient présents. Les Mangemorts, ses condisciples – même son mari, impuissant, ne pouvant venir en aide à sa bien-aimée, même si l’envie s’en fait sentir. Elle était lamentable, gisant sur le sol trop propre et trop blanc du Manoir Malefoy - peinant à remettre debout sur ses deux jambes. Une force invisible le fit à sa place, entraînée par la baguette magique de celui qu'on appelait le Seigneur des Ténèbres, Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom ou Vous-Savez-Qui. Désormais face à face avec l'horrible visage privé de toute humanité de son Maître, un long frisson d'effroi passa le long de son dos lorsque la tête reptilienne et verdâtre s'approcha dangereusement de la sienne, se penchant pour l'observer sous toutes ses coutures. Comme pour atteindre le moindre recoin de son esprit. « Regarde-toi Sylvanas, tu n'es plus que l'ombre de la jeune sorcière pleine d'ambition et de cruauté que j'ai marqué, il y a seize ans de cela. Où étais-tu pendant que Bellatrix, les frères Lestrange, le jeune Croupton, Dolohov et ton mari pourrissez à Azkaban pour avoir essayé de me retrouver ?! Où étais-tu lorsque Potter m'a échappé dans le cimetière de Little Hangleton ?! » Lui a-il hurlé à s'en briser les cordes vocales. Sylvanas n'avait jamais ressenti la peur et pour la toute première fois, elle tremblait - jamais elle n'avait eu aussi peur de la colère du Maître - jusqu'à aujourd'hui. Tous observaient, tous écoutaient, sans oser émettre ne serait-ce qu'un son. La panique d'Alcide, quant à elle, était palpable à distance. Alcide connaissait cette lueur dans le regard de leur maître. Il s’avait que ça ne présageait rien de bon pour sa femme – mais que pouvait-il faire ? Intervenir ne ferait qu'accroître sa colère. Tout ce qu’il pouvait faire c’était regarder et espérer que tout se termine rapidement. « Je ... J’ai enceinte d’Oreste lorsque vous avez disparu, Maître. Je… Je devais m’occuper de notre fils… Je ne pouvais pas l’abandonner, comme m’a abandonné mon père. Je sais que je ne mérite pas votre pardon, mais je vous supplie à genoux de me laisser une seconde chance. » À genoux, la sorcière suppliait le Lord de lui pardonner sa faute, sa désinvolture et sa trahison. Elle regrettait de n’avoir pas pu aider son mari à le rechercher, et même si le Lord était une partie de sa vie – son fils en était une toute autre. Jamais elle ne s'était retrouvée dans une telle position de faiblesse et à dire vrai, elle détestait ça. Elle détestait tout à un tas de chose et se retrouver dans cette position était la pire de toutes, mais elle savait qu'il n'y avait de comme ça qu'elle pourrait recevoir les absolutions du Maître. Elle s'accrocha même aux pans de sa robe, pour paraître encore plus désolé. Elle avait mal aux genoux, mais ce n'était rien à ce qu'elle avait ressenti le soir-même où sa marque s'était mise à lui brûler méchamment le bras. Elle n’y croyait pas, leur maître ne pouvait pas être vivant - c'était impossible et pourtant lorsqu'il fit exploser la porte du manoir de la Croix et apparu dans un nuage de fumée noire. Son cœur manqua un battement, mais elle n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit, qu’elle fût emmenée de force jusqu'au manoir Malefoy pour y être torturée. Heureusement, son fils était à Poudlard – lorsque ça s’est produit. Une douleur en moins à supporter. Et maintenant, elle payait sa trahison, elle payait son manque d'investigation et d'avoir passé les seize dernières années de sa vie en tant que mère et non plus en tant que mangemort, pendant que ses petits camarades avaient pourri à Azkaban comme des rats. Tenant toujours les pans de la cape du Lord, celui-ci lui donna un violant coup de pied, pour qu'elle daigne lâcher prise - ce qu'elle fit, son regard toujours ancré sur le sol. « Une seconde chance ?! Un rire grinçant émana de sa bouche - rire qui fut aussitôt suivi par le reste de ses fidèles. Seul Alcide ne riait pas – elle méritait une seconde chance, plus que Lucius Malfoy n’en a eu à son tour. Il s’approcha de Sylvanas et violemment, la tira par les cheveux pour avoir son regard directement connecté au sien. Donne-moi une seule bonne raison de le faire. » Il lui faisait mal, mais ce n'était pas ça le plus important. Il était important qu'elle trouve intelligemment et rapidement une raison valable pour qu'il ne la tue pas sur place. Une raison pour lui de la garder en vie, une raison qui le pousserait à lui donner une seconde chance et à passer outre le fait qu'elle a failli à sa mission de mangemort. « Parce que je peux encore vous être utile, Maitre. Et que je veux redevenir cette mangemort avide de cruauté que j'étais il y a seize ans et … je peux vous promettre que notre fils Oreste, deviendra l’un des nôtres. Je me chargerais de son éducation et il deviendra aussi puissant que son père et moi réunies. À deux, nous ferons de lui un mangemort. » Le Seigneur des Ténèbres laissa planer un long silence. Tous retenaient leur souffle et Alcide priait pour que les dires de sa femme suffisent à faire redescendre la colère de leur maître. Apparemment, les dires de la jeune femme firent leur effet, puisque le Lord lui lâcha les cheveux et la laissa se relever. Sylvanas respira lentement, elle n'était pas sauvée pour autant et elle le savait pertinemment. « Oui tu peux encore mettre utile Sylvanas. Lorsque j'aurais investi le Ministère, celui-ci aura besoin d’une direction générale de la sûreté. Et je compte sur toi pour assurer la sécurité du territoire britannique et du Gouvernement en traquant les rebelles au Régime et en anéantissant leurs actions. Quant à ton fils, j’ose espérer qu’il a hérité de l’allégeance sans faille de ton mari. » Elle acquiesça simplement, baissant les yeux – légèrement honteuse. « Oui Maître, il le sera, je vous le promets. » Elle écorcha un faible sourire, qui lui fût rendu par le Lord. « Bien ! Et surtout n'oublie pas Sylvanas, un seul faux pas et je te promet un sort aussi funeste que celui que tu as fait subir à ce sang-de-bourbe, la nuit du 25 décembre 1976.» Elle baissa le regard avant de répondre dans un souffle à peine audible : « Oui, Maître.» Et elle disparut dans la marée de mangemorts pour rejoindre son mari, qui vint la prendre ses bras. Et un flot de larmes qu’elle avait réussi à retenir, se déversa subitement – ne pouvant plus les tenir. Parce qu’elle s’en voulait, parce qu’elle se répugnait pour ce qu’elle venait de faire. Elle venait de vendre l’âme de son fils unique au Lord. Elle venait de l’envoyer dans la gueule du loup. Elle ne pouvait plus reculer, elle l’avait promis au Lord et elle pouvait plus se permettre de le décevoir une seconde fois. Il est si rare d’avoir une seconde chance, qu’elle ne pouvait pas faire machine arrière. Elle devait obéir et faire en sorte que leur fils devienne mangemort. Il en devait de sa vie, de sa réputation à elle et à toutes les générations futures des de la Croix.
Derrière l'écran

Ai-je encore véritablement besoin de me présenter  Laughing



Dernière édition par Sylvanas de la Croix le Sam 25 Fév - 2:20, édité 6 fois
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Re bienvenue Sylvanas Amour Coeur Contente de te revoir ici Calin

(C'est Dagnir Laughing ) Plein de courage pour ta fiche Calin
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Oooh coucou toi Calin je t'aurais pas reconnu avec cette nouvelle bouille Laughing

merci ma belle, contente d'être de retour au bercail Kao 9
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Sylvanas ! Kao 3 Kao 3
Super contente de te revoir également.

P. S. : C'est Sam. Wink
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Oooh Sammy Calin , sous les airs d'Eva Green, j'aiiiiime Amour

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Bon retour parmi nous. J'ai hâte de lire la fiche que tu nous réserves ! Ça manquait de femme chez les mangemorts.
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Coucou !

Je suis contente de te revoir ici ! I love you (C'est Rose) Smile
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OUIIIII Sylavanas Amour Amour Trop contente de te revoir !! En plus tu viens grossir les rangs des Mangemorts Twisted Evil

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Where is my mind

©BESIDETHECROCODILE
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Bon courage pour la rédaction de ta fiche ^^
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merci à tous les quatre Calin Coeur

ravie de vous revoir, les vieux de la vieille Coeur
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Sylvanaaaaas Amour Je suis hyper contente de te revoir parmi nous sur le forum Kao 3 bon courage pour finir ta fiche, je dois dire que le début avec le caractère est TRES prometteur... on va retrouver notre ignoble Sylvanas qu'on adore Amour

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contente d'être de retour, et de te revoir petit bouchoooon Coeur

merci contente qu'elle te plaise Un ange
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Contrairement à l'univers entier qui connaissait déjà ton personnage, je l'ai seulement découvert aujourd'hui ^^

Sylvanas a vraiment une histoire trop classe et elle est so badass *.* ! ça se lit tout seul, t'as trop de talent pour raconter les histoires *.*
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J'ai beaucoup aimé aussi ta manière de raconter l'histoire de Sylvanas Very Happy quel plaisir de revoir cette Mangemort froide et cruelle mais aussi touchante, lorsqu'il s'agit de son fils par exemple Very Happy. Rien à redire, t'as su bien ma replacer dans le contexte et j'ai particulièrement apprécié le moment avec Voldemort, ça lui ressemble tellement ! Pour toutes ses raisons, tu es validée Very Happy rebienvenue à la maison, et n'hésite pas si besoin Smile

P.S. désolée, je suis en galère d'ordi, je peux pas te mettre le message de validation tout beau tout propre ^^

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❝ I'm bleeding out for you ❞
When the hour is night and hopelessness is sinking in and the wolves all cry to fill the night with hollering. When your eyes are red and emptiness is all you know with the darkness fed, I will be your scarecrow × BY LIZZOU
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550 de large
Bien joué, t'es validée
Des petits liens pour t'aider


Bonjour chère Sylvanas  Kao 1  J'ai enfin pu lire ta présentation et je dois dire que j'ai énormément accroché Amour  L'histoire de Sylvanas n'est plus exactement la même, elle est plus mesurée dans son allégeance (même si elle l'était quand même déjà avant de par son statut de mère) et tout cela la rend vraiment humaine dans le sens où elle a son côté très noir mais qu'elle a aussi d'autres chose dans la vie, ça la rend très très très intéressante Amour

C'est super aussi qu'elle ait encore son mari et du coup, son fils est plus grand et ça pourra te permettre aussi de jouer avec lui Very Happy  J'ai adoré son premier meurtre et aussi tous les sentiments que tu as montrés ente Alcide et elle Amour

Je te souhaite de nouveau bienvenu avec nous et je te donne le petit message de bienvenue ! Very Happy  Tu es validée !

* * *

Une femme, plutôt petite, s’avance vers Invité. Elle porte un tailleur, est coiffée d’un chignon et observe le nouvel arrivant à travers ses lunettes rectangulaires. Malgré une allure stricte, elle aborde un visage sympathique.

Bienvenue Invité sur Necronomicon.
Je suis une représentante de l’administration, et je suis là pour vous apporter toute l’aide nécessaire à votre installation. Il est important que chacun se sente à son aise, sorcier, moldu, ou autre.
Suivez-moi, je vous prie, nous allons commencer la visite.

Elle s’avance vers un couloir, laissant derrière elle le son de ses talons aiguille.

Derrière cette porte, vous trouverez le règlement de Nécronomicon . Lisez-le bien afin d’être validé(e). De ce côté-ci se trouve le département de renseignements . Ce département est très complet et donnera toutes les informations nécessaires : le contexte et ses annexes, les intrigues et leurs évolutions, etc.

Elle se tourne un temps vers Invité afin de s’assurer qu’elle est bien suivie lorsqu’elle change de couloir, et que cette personne ne semble trop perdue sous les informations.

Passons le département d’identification – vous avez eu, ou vous aurez, toutes les informations lors de votre inscription. Continuons plutôt vers les choses plus utiles. Afin de mieux vous intégrer, vous pouvez consulter le service d’urbanisme pour demander un logement. Vous trouverez également le département de l’emploi afin de voir quels sont les emplois à pourvoir.
Bien. Avançons.

Elle reprend la visite et se dirige cette fois-ci vers un couloir plus petit.

Si vous cherchez à créer des liens avec nos résidents déjà présents, le salon de rencontres sera idéal. N’hésitez pas à vous y rendre.
Pour plus de détails (le signalement des absences, des propositions d’idées, etc.), merci de consulter le guide de bienvenue .

Elle tend la main vers un petite table où repose plusieurs exemplaires du guide de bienvenue.

Il reste une dernière étape pour pouvoir entrer en territoire britannique. Une fois le règlement signé et votre fiche de présentation remise, vous pourrez passer la Commission du sang. Rassurez-vous, vous ne devrez tuer personne. Il s’agit de votre premier RP, cela a pour but de vous aider à vous intégrer. C’est un passage imposé par le nouveau gouvernement de Pius Ticknesse dans le jeu. Mais entre nous, vous n’y êtes pas obligé(e). Vous vous doutez de l’objectif du nouveau Ministère et s’y rendre peut se révéler risquer selon votre ascendance.

Elle sourit une dernière fois à Invité avant de le laisser partir.

Je vous souhaite à nouveau la bienvenue sur Necronomicon. Et bon jeu.






© Narja - Never-Utopia

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Bienvenue parmi nous Sylvanas ça fait très plaisir de revoir ton personnage sur ce nouveau forum avec son caractère et son histoire.

Je suis impatiente de la voir à l'oeuvre, ce remaniement de l'histoire s'intègre vraiment très bien avec le nouveau contexte du forum. Cela annonce des sujets très prometteurs. J'ai toujours aimé le caractère de ce personnage qui vous se bat corps et âmes pour Voldemort et qui aimerait beaucoup avoir ce sentiment de reconnaissance alors que ce n'est pas du tout le genre du seigneur des ténèbres Laughing

Enfin, voilà très pressée de revoir ce personnage en action Coeur

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Sauras-tu résister à la tentation, Invité ?
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(Sylvanas) ~ How did you end up in hell ? [mangemort]
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