The supremacy of the Muggles ends here.
Voldemort a ouvert les portes de l'Enfer et contrôle le gouvernement anglais. Sa suprématie ne s'arrêtera pas là. Avec la source de la magie noire à ses côtés, il s'apprête à mettre la main sur tous les continents. Son objectif : soumettre les moldus et les traîtes à leur sang. L'aiderez vous dans ce combat ou rejoindrez-vous la coalition internationale ?
RéglementContexteBottinsLes groupesLes créatures jouablesScénarii et Postes vacantsInvités
A savoir
# Juin 97 : Dumbledore meurt par la main de Severus Rogue
# Eté 97 : Voldemort prend le contrôle du gouvernement
# Septembre 97 : La Coalition Internationale reprend du service et une nouvelle année scolaire démarre sous la domination des Carrow
# Décembre 97 : Voldemort redonne sa liberté avec Seytan et passe un pacte avec ce dernier
# Nous sommes en mai 1998
Contexte
C'est une terrible annonce qui secoue le monde des sorciers : Dumbledore est mort, assassiné par Severus Rogue. Le plus grand mage noir de tous les temps en profite pour mettre la main sur le ministère de la magie. Son objectif : purifier la race sorcière et faire des moldus ses esclaves. Mais son empire ne s'étant qu'aux frontières de la bonne vieille Angleterre. Le monde entier doit être nettoyé. Pour cela, Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom est en quête de la source même de la magie noire. Le Necronomicon, le livre des monstres et des morts, le mène devant les portes de l'enfer, qu'il laisse grandes ouvertes...
Evénements
Ego vero sic intellego, Patres conscripti, nos hoc tempore in provinciis decernendis perpetuae pacis habere oportere rationem. Nam quis hoc non sentit omnia alia esse nobis vacua ab omni periculo atque etiam suspicione belli ?
Duplexque isdem diebus acciderat malum, quod et Theophilum insontem atrox interceperat casus, et Serenianus dignus exsecratione cunctorum, innoxius, modo non reclamante publico vigore, discessit.
Blackout
everything is falling apart

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 Présentation de Kyô

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Wentz, Kyô Rami Malek

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Infos générales
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Bonjour, je m'appelle Kyô Wentz, j'ai 27 ans et je suis né(e) le 12 janvier 1971 à Osaka, je suis donc de nationalité japonaise. Je travaille en tant que disquaire pour le moment, mais je cumule beaucoup de petits boulots. Un coup épicier, un coup agent de sécurité, un coup chauffeur de salle, etc. Sous mon identité de Dragon, Seytan a reconnu en moi son fils et j’ai eu le droit à la mention de Prince. Toutefois je préfère me faire discret là-dessus, n’étant pas tout à fait à l’aise avec ça. Sinon, je suis hétérosexuel et célibataire et je suis d’un niveau modeste . Pour finir, j'utilise Rami Malek comme avatar et je fais partie du groupe créature de Seytan.


❯ ASCENDANCE : Il ne rentre dans aucune catégorie plus qu’il a en fait du sang de dragon dans ses veines
❯ ESPÈCE : Un des dragons de la légende
❯ CLASSE SOCIALE : modeste
❯ COMPAGNON : Ma colocataire a un chat, ça compte ?
❯ BAGUETTE : bois de marronnier, 39,5 cm et contient un poil de licorne.
❯ PATRONUS : N’en a pas.
❯ EPOUVANTRARD : Honnêtement, je l’ignore.
❯ CAPACITÉ SPÉCIALE : se transformer en dragon, c’est suffisant ?


Des détails sur ton personnage

Quel est son caractère ? Kyô, c’est un peu comme de la braise. Il est chaud et prêt à s’embraser à la moindre brise. En fait, les relations humaines lui posent problème. Non, il n’est pas asocial, pas timide, pas sociopathe, etc. Il trouve surtout les gens lents. Il a dû mal avec les conventions sociales, parce qu’il s’en moque. Il ne se gêne pas pour dire tout haut ce qu’il pense, quitte à se faire détester. Dans des termes plus simples, il a mauvais caractère et est tout de même assez imprévisible. Un jour une remarque peut passer comme une lettre à la poste et le lendemain déclencher une colère folle.
Néanmoins, il sait faire profil bas lorsqu’il le souhaite, et seul un sourire moqueur peut trahir ses pensées. Est-ce que cela fait de lui quelqu’un de mauvais. Peut-être, mais il n’est pas tout noir. Même s’il considère peu de personnes comme proches de lui, il est la plupart du temps sincère dans ses relations. Il ne s’encombre pas des gens qu’il n’aime pas. Taquin, embêter quelqu’un est sa manière un peu maladroite de lui montrer qu’il l’apprécie. Et tout le monde ne peut pas s’en vanter.
Kyô est aussi quelqu’un de très peu matérialiste. Ses nombreux voyages, qui ont fini par le mener jusqu’à Londres, lui ont appris à ne pas se soucier de ces fioritures. Il évite juste de perdre sa guitare, seul objet auquel il tient. Indépendant, le jeune homme est débrouillard. Il n’est pas du genre à angoisser, sauf si la situation le dépasse de loin. Non, il essaie de garder la tête froide et peut même être considéré par les autres comme une bouée de sauvetage.
La confiance, c’est un mot qu’il connait peu. Tout simplement parce que lui-même ne se fait pas confiance. Il doute de tout. Tout ce qui l’entoure. Parfois un peu parano, il est très observateur et ne peut s’empêcher de remarquer certains détails qu’il aurait finalement préféré ignorer. Kyô n’est pas non plus particulièrement bavard, et il n’est pas difficile de deviner ce qu’il pense, étant assez expressif corporellement.

Que penses-tu du gouvernement de Voldemort et de son pacte avec Seytan ? Je ne sais pas trop quoi en penser. J’ai entendu des tas de choses sur Voldemort, et loin d’être très honorifiques. Je ne suis pas vraiment pour son gouvernement raciste. Mais grâce à lui, Seytan est de nouveau libre. J’ai eu l’occasion de le rencontrer. Et ça a été particulièrement perturbant… J’ai son sang dans mes veines. Le détester me ferait me détester aussi ? Je ne sais pas. Il m’a montré des tas de trucs. J’ai vu la cruauté des hommes, la violence et la mort. L’humanité est un fardeau pour la planète. Elle détruit tout sur son passage. De là à dire que j’aimerais l’exterminer, il y a un fossé. Tous ne sont pas à massacrer je pense. Mais… il m’a montré des proches, du moins des anciens proches. Et j’ai été déçu, il faut bien l’avouer. J’ai vu des enfants morts sous les balles tirées par des sois disant religieux. J’ai vu des animaux massacrés pour leur fourrure, des puits retournés pour la fabrication industrielle. J’ai vu les trafics, la marchandise humaine, la gangrène de notre monde. Ils m’ont affirmé que c’était contre tout cela qu’on se battait, qu’on luttait pour les créatures opprimées. Mais Voldemort ne me semble pas être un meilleur spécimen. Enfin, j’ai bien l’impression que cette alliance n’est qu’n prétexte pour Seytan. Bientôt, il reprendra ses droits.

Quel est ton avis sur l'Ordre du Phénix, de la Coalition et de leur combat ? Ils ont des convictions et veulent protéger leur droit. Je trouve pas ça si mal. Clairement, je ne suis pas avec eux. Mais je les respecte pour ça. Et pour une fois que les « Nations Unies Magiques » se bougent, on ne va pas se plaindre. Étrangement, je ne me sens pas vraiment concerné par tout leur combat. Je suis tout simplement dubitatif sur tout. Je ne sais pas quoi défendre et ce qui vaut la peine d’être défendu. Tout ce que je sais, c’est qu’une place m’est laissée chez les partisans de Seytan.


Anecdote

Il parle couramment le japonais puisque c’est sa langue maternelle♦ Il peut baragouiner quelques phrases en Hindou mais a bien dû mal avec cette langue ♦ Il a appris l’anglais en même temps que le japonais, puisque son père adoptif travaillait dans les relations internationales. Un apprentissage bien pratique lorsque l’on voit son parcours. ♦ Il est plutôt doué en musique et joue très bien de la guitare. Il lui arrive de pousser la chansonnette, mais n’aime pas avoir du public. Dommage. ♦ Il a un tatouage recouvrant presque intégralement son avant-bras gauche  ♦ Il lui est déjà arrivé de prendre des produits illicites. En fait, il se contient parce qu’il se connait et sait qu’il ne mettrait pas longtemps à tomber dans la spirale de la drogue s’il s’y jetait. Et puis, pour que ça lui fasse de l’effet, il lui faut une sacrée dose. ♦ Il est de nature plutôt psychotique. ♦ Il est quasiment toujours habillé en noir, et très souvent avec une veste à capuche. C'est bête à dire, mais il s'y sent bien. Quand il est nerveux, il joue avec la fermeture éclair ou mordille un cardon. Cette veste est d'ailleurs plutôt abîmée avec le temps, mais pour l'instant rien ne lui fera la jeter.


_________________

Where is my mind

©BESIDETHECROCODILE


Dernière édition par Kyô Wentz le Ven 30 Déc - 10:56, édité 3 fois
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Ton histoire

Une silhouette toute vêtue de noir défile sur les toits de New Delhi. Sa course effrénée l’oblige à contourner des obstacles, à sauter par-dessus des gouffres qui le mèneraient tout droit vers la terre battue. Il fonce, il ne s’arrête jamais. Son souffle est à peine court et il ressent à peine le besoin de refréner les battements de son cœur qui lui déchire la poitrine. Il n’a qu’un seul but : les semer. Au cours de la semaine, il avait déjà remarqué ce groupe de personne, qui portait de manière apparente des symboles religieux. Plusieurs fois, il avait croisé le regard de l’un, reconnu le manteau d’un autre. Kyô avait fini par comprendre qu’il était suivi. Bien sûr, il n’en dit mot à personne. Créer la frayeur n’était clairement pas dans son intérêt. Il voulait se la jouer discret. Le soleil agressif de l’Inde frappait son visage, mais il n’y tenait pas compte. S’il y avait une chose qu’il avait fini par comprendre au fil de ses années d’existence, c’était que ses capacités et sa résistance étaient bien supérieures à la normale. Alors qu’il amortissait un saut sur le toit d’un bâtiment adjacent, son pied dérapa sur la corniche. Il sentit sa semelle glisser. Les dents serrées et les muscles des bras tendus, il balança son corps de l’autre côté et retrouva le béton sous son dos. Pas le temps de prendre une pause, il se releva, effraya au passage un chat en train de faire sa toilette et reprit sa course de plus belle. Il ignorait l’heure qu’il était, mais il espérait ne pas être trop en retard dans ses plans. Le sac à dos, noir également, qu’il trimbalait avec lui frappait ses reins à chaque mouvement. Il s’en serait volontiers débarrassé si seulement il ne contenait pas toutes les courses qu’il avait faites pour son patron. Brusquement, il s’arrêta. S’accordant deux secondes pour chercher de l’œil ses assaillants. Contrairement à quelques mètres en dessous de lui, la vie était calme sur les toits. Et surtout, il était aisé d’apercevoir quelqu’un aussi discret qu’un mammouth en pleine savane. Rien à l’horizon. Il perçut tout de même une voix sous ses pieds.

- एक कुतिया का बेटा... हम उस शैतान का बेटा खो दिया है। (Enfoiré… On a perdu ce fils du diable.)
- ばか (Baka = idiot), murmura Kyô d’un air amusé.

Debout sur cet immeuble de la ville, le jeune homme en profita pour profiter un peu de la vue tout en attendant le départ des extrémistes religieux. New Delhi dévoilait toutes ses couleurs de là où il était. Il aimait cette ville, cette poussière qu’il inspirait à chaque bouffée, ses odeurs, ses sons et ses rues animées. Cela faisait maintenant trois ans qu’il y vivait et il s’y sentait bien.

Un coup d’œil à sa montre lui apprit qu’il ne lui restait plus que dix minutes pour être dans les temps et délivrer son colis. Madhuk n’était pas homme à le menacer de lui couper les vivres et à le jeter à la rue, mais Kyô préférait tout de même ne pas trop abuser de sa patience. Jamais il ne retrouvait une chance pareille d’être tombé sur un homme comme lui. Le jeune homme reprit donc sa route effrénée sur les toits, gagnant ainsi un temps fou. Il arriva pile à l’heure sur le balcon d’Alisha. La jeune femme, cadette d’un ou deux ans, était dans sa chambre, sûrement en train de lire comme à son habitude, lorsqu’il frappa à sa fenêtre. Elle tourna ses yeux noirs vers le carreau et ne parut pas surprise de voir un homme de 25 ans sur son balcon, elle se pressa d’ouvrir et de le faire entrer.

- Tu sais qu’il y a une porte, n’est-ce pas ?
- Ouais, mais ça reste beaucoup moins drôle.


Elle agrippa le revers de sa capuche et eut un sourire amusé et attendri. Son allure était si terne par rapport à son accoutrement à elle, avec son sari aux tons chatoyants. Il embrassa ses lèvres, dans un baiser interdit et réprimandable.

- Si mon père te voit dans ma chambre, il va m’enfermer jusqu’à mes quarante ans.
- Tu n’auras qu’à dire que tu m’as demandé de monter pour réparer une étagère.
- Il n’est pas bête, il verra que rien n’a été cassé.

Kyô donna un coup le meuble à gauche, ce qui fait dégringoler quelques babioles et bouquins sur le sol de la chambre.

- Voilà c’est réglé.

Tout en enlevant les bretelles de son cas, il emprisonna une nouvelle fois les lèvres de la demoiselle qui ne tarda pas à glisser ses mains dans son dos avant de les remonter dans son cou. Elle aimait voir la peau de dorée de Kyô, mais préférait de loin la sentir sous ses doigts. Alors qu’elle-même commençait à tirer sur la fermeture éclair de la veste de Kyô, elle se mordit les lèvres et se réprimanda.

- On devrait pas faire ça, tu ne devrais pas être là. Mon père va arriver d’un instant à l’autre. S’il apprend qu’on se fréquente, il va m’assassiner.
- Tu me dis ça à chaque fois.

Il attrapa ses mains l’obligeant à s’arrêter dans sa ferveur.

- Laisse tomber, de toute manière je dois lui donner les colis. Et je ne voudrais pas être celui qui te rendra vieille fille.
- Ça risque pas, lui murmura-t-elle à l’oreille d’une voix suave.

Kyô aimait bien Alisha. Elle était maligne, vive d’esprit, un peu trop niaise parfois, mais la perfection n’existait pas. Sur certains points, elle lui rappelait Elle. Peut-être même lui arrivait-il de faire un transfert. Quoi qu’il en soit, Alisha et lui c’était une complicité et beaucoup d’infractions à la morale familiale. Pas plus. Avec tout l’attachement qu’il avait pour elle, il ne ressentait rien de plus pour la demoiselle. Elle le savait sûrement et il avait l’impression qu’il en était de même de son côté. D’ailleurs, elle ne tarda pas à raffermir cette idée.

- Mon père veut me présenter au fils de l’un de ses amis. Je ne pourrais plus y échapper longtemps.
- Faut bien que ça arrive, lui répondit Kyô d’un air distrait en se laissant tomber sur le lit.

Elle le rejoint et posa sa tête contre son torse.

- Si seulement on pouvait rester comme ça pour l’éternité. Cette situation me plait bien.
- Il sera peut-être sympa. Riche, c’est sûr ! Madhuk est loin d’être bête et avare. Il ne pense qu’à ton bonheur. Son choix se portera sur quelqu’un en qui il a confiance.
- Je sais bien ça. Mais mon père et moi, on n’a pas toujours les mêmes intérêts. Avant je ne rêvais que de ça : me marier, être belle et couverte de fabuleuses parures et aimée par homme jeune influent.

Kyô se redressa forçant Alisha à se décaler. C’était bien ça la différence entre Alisha et elle. Alisha voulait être entretenue. C’était ainsi qu’elle avait été élevée, ainsi qu’on lui avait dit de penser. Parfois elle semblait diverger d’opinion avant de reprendre la pensée unique de ces traditions. Elle, c’était l’indépendance, la force et la détermination. Kyô était bien comptant de ne pas pouvoir être un prétendant potentiel pour l’hindoue.

- En plus, je suis sensée être toujours vierge.
- Ça, c’est loupé, affirma Kyô avec une pointe d’amusement qu’il tentait dissimuler. Ce sujet perturbait trop Alisha. Bon, il faut vraiment que j’aille voir Madhuk maintenant. Je n’étais déjà pas à l’avance, je vais vraiment finir par être en retard.
- Il est incapable de te sermonner. Il t’apprécie beaucoup trop pour ça. Je suis sûre que tous les soirs il prie pour que tu sois son fils. Dommage que tu ne sois que l’employé de maison.

Le regret dans sa voix était palpable. Kyô comprenait le sous-entendu qu’elle lui transmettait, mais il fit semblant de ne pas l’avoir intercepté. Il récupéra son sac, remontant sa fermeture comme à l’accoutumée et s’apprêta à sortir de la maison.

- Kyô, reprit la voix d’Alisha. Tu me parleras du Japon, plus tard ?


Kyô se retourna et lui jeta un coup d’œil. Il lui adressa un sourire mi- attentionné mi- attristé et lui souffla qu’il le ferait peut-être. Puis, il sortit de la chambre et se dirigea vers les appartements de Madhuk.



****-----*****-----****
Le Japon. Terre de paix, de naissance et familiale de Kyô. Là-bas, c’était son chez lui. Il y était né, bambin retrouvé dans les rues d’Osaka. Personne ne savait comment il avait atterri là. Il faisait froid ce jour-là et le corps médical qui récupéra la petite créature fut étonné de le voir toujours en vie et plutôt coriace en plus de cela. La découverte du nourrisson et son état étaient un mystère, mais pas étrange. Après tout, des gamins abandonnés, on en croisait plus qu’on ne l’espérait et ça ne datait pas de cette époque. Impossible de connaître l’identité des parents du bébé, il fut envoyé à l’orphelinat d’Osaka. Kyô n’a que très peu de souvenirs de cette période. Tout ce qu’il sait et que son séjour là-bas n’a pas duré longtemps. Un an tout au plus. Une famille vint un jour le chercher. Un homme et une femme que seul un enfant pouvait combler de bonheur. Un enfant qui leur était impossible d’avoir par les voies naturelles. Kyô Takahashi. Ce fut ainsi qu’il fut nommé.

Malgré son appellation purement nippone, son physique ne suivait pas les tendances du pays. Plutôt la peau mate, de grands yeux ronds, un grand nez.  Les parents avaient tout de suite vu qu’il n’était pas né de véritables Japonais. Mais peu importe. Ça les amusait et ça intriguait. Pas de doute, il était bien un enfant adopté.

Malgré cette différence Kyô n’avait pas l’impression d’être rejeté. Objet de curiosité, certes, parfois de discrimination, mais c’était assez anecdotique pour qu’il s’en soucie. Ses parents l’aimaient, et c’était bien suffisant. Tout le quartier était toujours assez impressionné lorsqu’il s’exprimait dans un parfait japonais. Avec l’accent du Kansai. Cette famille avait tout pour être atypique au Japon, d’autant plus qu’ils cachaient bien d’autres secrets : la magie. Les époux Takahashi avaient tous les deux des dons surnaturels. Ils étaient des sorciers. Les yeux du petit garçon pétillaient en permanence lorsqu’il voyait l’un d’eux sortir sa baguette et faire voler quelques objets dans leur maison. Ils se disaient tous que Kyô avait peu de chances d’être comme eux. Ils ne l’avaient jamais espéré. Peu leur importait, il ne souhaitait que le bonheur de leur fils adoptif, sorcier ou non. Cela dit, la vie vous apporte parfois des bonnes surprises.

- Tomoya, je crois que Kyô est comme nous, dit un jour Jun à son époux.

Elle lui expliqua alors un drôle d’événement s’étant produit avant que son mari ne rentre du travail. Kyô avait éternué. Rien d’impressionnant, me diriez-vous, sauf qu’une épaisse fumée s’était échappée de ses narines. Jun certifia avoir senti une odeur âpre, comme de la braise. Elle avait dû ouvrir les fenêtres pour aérer la pièce et faire sortir la fumée grise. Tomoya trouva son récit étrange. Les manifestations magiques des enfants n’étaient pas rares, mais jamais il n’avait entendu une histoire pareille. La plupart du temps, il s’agissait de cheveux repoussant en une nuit, de rebondir comme un ballon sur le sol. Pas de  faire sortir de son corps un élément.

- Prévenons Mahoutokoro. L’école ne s’est pas manifestée à son sujet, mais peut-être pouvons-nous lui faire passer des tests.

Il fallut insister pendant un moment avant que l’école de magie du Japon ne cède à la requête de la famille Takahashi. Les tests furent concluants même si les capacités de Kyô semblaient assez changeantes. Le jeune garçon fit sa rentrée à l’école de magie Mahoutokoro à la rentrée qui suivit.

Mahoutokoro n’accueillait par année qu’une trentaine de nouveaux élèves. La discipline et le respect étaient les maitres mots de leur apprentissage. Kyô prit plaisir à suivre les cours bien que ces premiers embêtements apparurent également. Sa tête ne passait pas à tout le monde. Certains étaient intrigués, d’autres se moquaient. Dans ces cas-là, le plaisir de Kyô était de leur répondre dans son japonais parfait. Les préjugés ont la vie dure, mais assez vite, ses camarades finirent par oublier son visage et juste y voir un élève. Rapidement après son arrivée à l’école, une jeune fille de sa promotion vint lui parler. Ce n’était que du bavardage sans rien d’intéressant. Mais un bavardage qui ne finit jamais complètement. Le lendemain, il la revit, et le jour d’après aussi. Il comprit bien vite qu’elle était un peu comme lui, rejetée par les autres. Pourquoi, Kyô ne savait pas trop. Elle était là et elle l’agaçait.

Les années passèrent dans un calme plutôt serein. L’agacement qu’il ressentait pour la Japonaise s’était mué en véritable complicité. Il était rare de ne pas les voir fourrés ensemble et c’était devenu ordinaire pour tous. Mais leur relation n’était pas que simple amitié. Plus il grandissait, plus Kyô avait l’impression de ne rien maîtriser. Ses résultats chutaient alors qu’il était plutôt bon élève. La sorcellerie lui semblait néanmoins bien compliquée. Soit ses sorts prenaient des proportions imprévisibles soit ils faisaient l’effet d’un soufflet insipide. Il n’y comprenait rien. Ayane était là, car même si Kyô n’était pas du genre à se confier, elle avait remarqué ses désagréments et sa morosité.

- T’inquiète pas, ça doit arriver à tout le monde. La fatigue peut-être. Avec les examens et tout le reste, ce ne serait étonnant.
- Alors je suis le seul à réagir comme ça en période de stress alors, répondit-il sur un ton amer avant d’accrocher les yeux de son amie de son propre regard. J’y réfléchis et je vois qu’une seule réponse à tout ça.

Ayane resta silencieuse, redoutant les prochaines paroles de Kyô.

- Je dois être un cracmol.
- Si t’étais vraiment un cracmol, tu n’aurais jamais pu atterrir dans cette école. Et puis tu as encore fait un magnifique sort hier. Si personne n’était intervenu, on aurait perdu une salle entière de l’école.
- C’est bien ça le problème. Je ne maîtrise absolument rien. Un jour je suis incapable de produire le moindre sortilège correctement et le lendemain je suis un véritable danger public.
- Il te faut t’entraîner plus que les autres, c’est tout.

Kyô soupira sans lui répondre, plus agacé qu’autre chose par cette réponse. Quelque chose clochait chez lui. Ayane avait beau lui dire le contraire, il le sentait bien. Même s’il n’était pas un grand fan de Quidditch, sur un balai il était plus à l’aise que n’importe qui, comme si voler était un acte ordinaire pour lui, une action naturelle. La conversation s’acheva là, du moins pour Kyô. Ayane pouvait lui sortir tous les arguments rassurants qu’elle voulait, elle n’était pas lui. Elle ignorait encore pas mal de choses sur lui. Comme le fait qu’il se sentait de plus en plus souvent mal, comme une maladie qui couvait inlassablement. Parfois, il lui arrivait de dégurgiter son petit-déjeuner. Après ça, il avait faim toute la journée sans rien pouvoir avaler. Il finissait même par imaginer un monstre dormant dans son estomac, lui voulant toute la nourriture qu’il pouvait y stocker. Mais si ce n’était que cela. C’était vraiment ses problèmes de compétences magiques qui le perturbaient. La société japonaise était déjà un cadre plein d’attente et de pression pour les étudiants. Pour les élèves sorciers, cette pression était pire, puisqu’ils étaient peu nombreux à être reçus à Mahoutokoro. Kyô savait tout ce qu’avaient fait ses parents pour lui donner une place dans cette école. En l’adoptant, ils lui avaient déjà facilité énormément la vie. Les décevoir n’était pas une option. Mais impossible pour lui de voir quel autre chemin il pouvait emprunter. Une erreur de casting.

Les jours d’après, Kyô s’enfermait dans la bibliothèque. Il essayait de comprendre, de trouver des cas similaires au sien ou même de trouver des solutions. Ses recherches furent loins d’être couronnées de succès et il revenait à son dortoir la plupart du temps frustré et à fleur de peau. Bien qu’il n’eut jamais eu un caractère facile, c’est sûrement à cette époque qu’il devient encore plus piquant avec ses camarades, allant parfois même à se battre lorsque la colère était trop grande. Un feu bouillait en lui. Un feu qui ne demandait qu’à éclater.

- C’est marrant, j’ai l’impression que ta robe est plus pâle que d’habitude.

Kyô jeta un coup d’œil au tissu de sa robe de sorcier à la remarque d’Ayane. Certes la couleur était un peu plus pâle, mais Kyô n’y prit pas garde, prétextant un problème de lavage magique, un sort trop fort. Ayane, elle, était bien plus perplexe et le mit en garde. Ce n’était pas bon signe. Et chaque jour sa robe perdit ses teintes un peu plus, au même rythme qu’il empruntait en cachette des ouvrages interdits sauf autorisation dans lesquels ils cherchaient encore des réponses. Il tombait sur des légendes étranges, des histoires comptants d’anciens peuples vouant un culte à un dragon nommé Asmar. Un dragon asiatique comme on peut trouver en Chine. Il trouva des noms de sorts, des formules et des incantations obscures et essaya parfois même de les reproduire sans grand succès. Et en lui, ce souffle brûlant vivait toujours. Une nuit, il embarqua l’un des bouquins dehors. Il voulait essayer quelque chose. Il ne comprenait pas trop le principe, mais il s’agissait de révéler la vraie nature des choses. Il n’y croyait pas vraiment, mais cette fois-ci, ce fut la bonne.

Une douleur atroce lui secoua les os, il sentit chaque fragment de son corps irradier comme jeté dans la lave. Une corne épaisse recouvra sa peau, la séparant par partie. Il ignorait ce qui lui arrivait et les battements de son cœur redoublèrent d’intensité. Il avait l’impression d’être écrasé dans une cage bien trop petite pour lui. Une cage faite de fer chauffé à blanc. Puis, elle éclata, ses barreaux furent pulvérisés comme si elle n’avait jamais existé et Kyô pour la première fois de sa vie se sentit véritablement libre, bien. Deux fines ailes rouges sortirent de son dos étrangement long. Il se découvrit un corps allongé, fait d’écailles et de piques. Ses mains étaient devenues des pattes imposantes et griffues. Il n’était plus humain.

Toute la nuit, il la passa à voler dans le ciel d’Osaka, se moquant d’être aperçu. Il fit connaissance avec son corps. Il connaissait le principe de l’animagus, mais ce qu’il faisait lui dépassait ce pouvoir.

Le lendemain, Kyô se précipita à la première heure à la table d’Ayane qui petit-déjeunait.
- Tu devineras jamais ce qui s’est passé cette nuit. Ca y est, j’ai enfin compris, enfin pas tout parce que ça semble incroyable, mais ça me donne un élément de réponse.

Ayane, l’air hagard le fit taire.

- T’es pas au courant ? Beaucoup d’entre nous ont vu un truc étrange hier soir dans le ciel. J’ai entendu les professeurs discuter à ce sujet et ils craignent que l’école soit menacée par un dragon. T’entends ça ?! Un dragon ?! On en pas vu depuis un moment par ici. C’est fou.

Kyô blêmit et se contenta de s’asseoir face à son amie. Il regrettait maintenant de ne pas avoir été plus prudent la veille.

- Bah dis donc, ça n’a pas l’air de te perturber. Et toi qu’est-ce que tu voulais me dire.

Kyô s’apprêtait à esquiver la question, mais Ayane lui évita cette peine. Ses yeux pourtant bridés devinrent tout ronds. Elle agrippa Kyô par le bras et le força à se penchait vers elle.

- Ta robe… Elle est blanche. Toute blanche.

Il pouvait entendre une panique contrôlée dans sa voix, une panique qu’elle lui transmit. D’un œil discret il regarda sa tunique de mage et il sentit lui aussi perdre de ses couleurs. Heureusement, les rares personnes étant présentes n’étaient pas assez bien éveillées pour l’avoir aperçue.

- Qu’est ce que t’as fichu pour avoir une telle robe ? Tu sais ce que ça signifie ? S’ils te voient comme ça, tu vas te faire renvoyer, voire pire !

Même si elle essayait de paraître calme, l’angoisse d’Ayane était perceptible. D’habitude, Kyô arrivait à la calmer, mais cette fois-ci les mots ne vinrent pas.

- Je comprends pas, j’ai juste essayé quelque sort, mais c’est tout. C’était rien de méchant. J’ai lu des livres un peu glauques, mais c’était juste pour ma curiosité. J’ai jamais voulu toucher à la magie noire. J’ai pas…

Les idées de Kyô s’embrouillaient. Pouvait-on réellement être considéré comme mage noir juste pour avoir lu quelques bouquins et avoir expérimenté des sorts sur soi-même ? Le brouillard qui l’encombrait se dispersa soudain. Son aventure d’hier ne pouvait être que liée à ce qui lui arrivait ce matin-là.  Il se sentit soudain sale, cassé, comme s’il s’était souillé lui-même. La magie noire, elle coulait déjà dans ses veines, sinon comment avait-il pu réaliser l’exploit de la veille ?
Ayane l’embarqua dans un coin sombre où personne ne pourrait les surprendre. Sans prévenir, elle se jeta sur lui pour lui retirer ses vêtements. Rien d’élégant là-dedans malgré la fureur qu’elle éprouvait. Une fureur colérique.

- Retire-moi ça, je vais t’en trouver une autre. Il doit y avoir erreur tout simplement.

Bornée, la jeune femme ne permettrait pas de laisser son ami être accusé de tels actes. Elle laissa Kyô pantois sans sa robe de sorcier et avec l’angoisse au ventre. Elle revint quelques minutes plus tard, ce qui lui sembla durer des heures de son côté, avec dans les bras une nouvelle robe.

- J’ai fait attention d’en prendre une à ta taille. Elle est peut-être juste un peu trop ample. Si tu pouvais t’engraisser un peu…

Kyô ne sourit pas. Ayane avait cette fâcheuse tendance à s’en prendre à lui lorsque le stress était trop fort. D’habitude ça l’amusait. Mais rien n’était comme d’habitude. Dès que le tissu toucha sa peau, sa couleur vira elle aussi. Rapidement le vêtement entier devient banc. Paniquée Ayane les lui retira une fois de plus. Elle sembla se creuser la tête pendant un moment, le regard allant dans tous les sens. Puis, elle planta son regard dans celui de Kyô et murmura « je sais ». Elle repartit, puis revint avec un tas de tissu dans les bras et un bouquin.

- On va te fabriquer nous même une robe. Ne touche à rien, je m’en occupe.

Et c’est ce qu’elle fit, calculant chaque centimètre du corps de Kyô qu’elle transposait sur ce qui était en fait des draps de lit. Au bout de plusieurs heures, et de pas mal de cours ratés, ils arrivèrent à un résultat plutôt concluant. Pas tout à fait identique à l’original, mais assez correct pour passer inaperçu les premiers temps, avant qu’ils puissent envisager autre chose. Sans pouvoir magique, ce tissu-là ne réagit pas au toucher de Kyô. Il embarqua sa robe originale et la cacha dans ses affaires.

La supercherie dura quelque temps. Mais tout a une fin et celle-ci aussi. Sa robe originale fut retrouvée un peu par hasard. Dans toute l’école, une voix résonna et incita Kyô à se rendre chez le directeur.

- Je viens avec toi, lui affirma Ayane. Ça ne peut être qu’une erreur. Ça n’est pas de ta faute, j’en suis persuadée et je vais tout leur expliquer.

Kyô attrapa le visage d’Ayane dans ses mains la faisant taire instantanément sous la surprise de ce geste.

- Surtout pas. Si tu fais ça, ils te considéreront comme une complice. Il leur en faut peu pour renvoyer des élèves ou les enfermer. Et même s’ils ne le font pas, ça brisera à jamais ta carrière.
- On s’en fiche de ça. Le plus important c’est que…

Son regard la coupa dans ses paroles. Sans même qu’il ne le lui dise, elle sentait la phrase fatidique arriver. Elle s’accrocha à ses poignets espérant ne pas le voir s’envoler.

- Pars pas…
- J’ai pas le choix. Si je reste ils m’attraperont. J’ai aucun argument face à cette magie. Et je suis même pas bon sorcier. Et me voir finir en prison ou renvoyé, ça serait la pire des choses pour ma famille. Je suis en train de jeter le déshonneur sur toute ma famille. Je peux pas faire ça. Je peux pas aller les voir.
- Mais t’as rien fait !
- C’est plus compliqué que ça…

Il n’avait rien dit à Ayane concernant sa transformation et il n’avait pas l’intention de le faire. Rien que l’idée de la mettre en danger ou dans l’embarras le rendait malade. De force, il décrocha les mains d’Ayane qui ne cessaient de se raccrocher à lui. Il finit par prendre quelques affaires et fuir dans les couloirs de l’école. Dès qu’il eut franchi les portes du bâtiment, il se força à redevenir le dragon qu’il avait été la nuit dernière. Étrangement, ce fut bien plus simple qu’il ne le pensait, comme une seconde peau qu’il enfilait. Il plana entre les sorts que les adultes lui lancèrent et disparu derrière les nuages.






A New Delhi, Kyô avait déjà raconté une partie de l’histoire à Alisha, en enlevant tous les signes de magie et de créature fantastique. Autant dire que ce n’était plus totalement la vérité. Mais Alisha, moldue qu’elle était n’avait aucun besoin de savoir tout ça. Après s’être enfoui de Mahoutokoro, le jeune dragon âgé de 17 ans avait parcouru rapidement le Japon. Mais son signalement avait été fait dans toute la communauté magique de l’archipel asiatique et il n’était pas si rare qu’il tombe nez à nez avec un sorcier qui le recherchait. À contrecœur, il avait donc pris la décision de poser ses ailes plus loin. La Corée du Sud tout d’abord. Mais il n’y resta que quelques semaines. Il décida d’aller encore plus loin, craignant les accords que les deux pays avaient passés entre eux. Le Moyen-Orient fut alors sa destination suivante, mais il fit vite demi-tour face aux violentes tensions que connaissaient ces pays. C’est finalement en Inde qu’il avait atterri. La vie n’avait pas été facile les premiers temps. Sans diplôme, sans bagage, sans rien de concret, c’est la rue qui a cueilli le jeune japonais au début. Il squattait dans des bidonvilles sans vraiment s’y installer, vivait au jour le jour, prenait des contrats d’une journée non déclarée. Étrangement, cette vie ne lui semblait pas atroce. Jamais il ne s’était senti aussi libre. Au Japon, son existence avait été contrôlée de toute part, en Inde, il n’était personne. Bien sûr, certains jours étaient plus durs que d’autres et il lui arrivait de serrer les dents, mais il ne peut aujourd’hui clairement pas dire qu’il a détesté cette période. Sa chance avait été de tomber sur Madhuk au bon moment. L’entrepreneur indien à la richesse florissante cherchait un homme de main. Quelqu’un de capable d’exécuter n’importe quelle tâche, que ça soit à son travail ou dans la demeure familiale. Kyô avait sauté sur l’occasion et Madhuk faute de mieux accepta sa demande. Très vite, l’indien s’attacha au jeune homme et Kyô eut le droit à sa propre chambre écartée de la maison. C’est comme ça qu’il avait rencontré Alisha et toute la famille. Cela faisait maintenant plus d’un an que sa vie était ainsi. Même s’il aimait ce rythme chaotique, parfois, il rêvait de partir une nouvelle fois. Le Japon lui manquait, mais il se refusait toujours d’y remettre les pieds. Peut-être partir plus vers l’Ouest. Il était encore assis sur un toit de New Delhi, réfléchissant à son avenir sans chemin tracé, lorsqu’il sentit une douleur dans son cou. Les écouteurs dans ses oreilles ne lui avaient pas permis d’entendre les pas de l’homme, mais l’appareil se décrocha alors qu’il basculait en arrière, dans un flou artistique.
- …fils du diable…, entendit-il une voix lointaine.

Ses paupières collaient et il dût s’y reprendre à plusieurs fois pour que sa vision soit à peu près nette. Devant lui, un homme. Kyô grogna, groggy, en l’apercevant. C’était l’un de ces fanatiques religieux qui le suivaient constamment. Il semblait psalmodier des incantations pour le protégé du malin.

- Bon travail, Aadi, dit une voix sortie de l’ombre, il nous a échappé plusieurs fois, mais maintenant nous l’avons attrapé.
- Le tout puissant nous graciera pour ça.
- Bien sûr Aadi. Il vous en sera très reconnaissant.

L’homme à qui appartenait la dernière voix sortir enfin de l’ombre et Kyô fut choqué de la pâleur de sa peau et de ses iris flamboyants. Il remua, comme pour s’éloigner, et constata alors qu’il était attaché à une chaise, les mains enchainées. Un élan de panique le submergea. Ces gens étaient tarés, il avait pu le constater plusieurs fois. Leur croyance les aveuglait et ils étaient prêts à tout brûler pour assassiner les personnes qu’ils soupçonnaient d’être proches du diable. Sauf qu’aux dernières nouvelles, ce n’était pas le cas de Kyô. L’homme au nom inconnu avança d’une lenteur angoissante, étouffante. Kyô ferma les yeux. Il allait y passer, il en était sûr. Un craquement retentit secondé par le son du froissement du tissu. Péniblement, Kyô ouvrit un œil. Aadi était à terre, dans une position grotesque. Sa tête était tournée à 180°. La panique ne fit que croître dans les veines du jeune homme. Comme un fou, il tentait de s’arracher de ses chaînes, sans résultat. Son souffle s’accéléra et la sueur commença à perler sur son front.

- Eh eh doucement, murmura en anglais et sur un ton calme et presque rassurant l’homme à la peau pâle.
- Laissez-moi partir, bordel ! hurla presque Kyô.
- Doucement.. doucement… Je ne te veux aucun mal.

Il s’accroupit face à Kyô et lui caressa la joue. Ce dernier rejeta la tête dans un geste de dégoût.

- Qu’est-ce que vous me voulez bon sang ? Qu’est-ce que je fiche ici ?
- Désolé pour ça. J’aurais voulu qu’on se rencontre d’une façon plus conviviale, mais je n’ai pas trouvé d’autre moyen pour te récupérer et te parler sans que tu t’enfouisses.
- Vous l’avez tué ?
- Dommage collatéral… Et de toute manière, c’était un idiot ! Il croyait sincèrement que tu étais le fils du diable en personne ! T’entends ça ! Quel abruti… Tu es bien des choses, mais pas la création du diable. Le diable n’existe pas.

Ses manières étaient étrangement douces envers Kyô, comme un père expliquant quelque chose à son fils. Un sourire rassurant et aucune menace dans la voix.

- J’aimerais te rendre ta liberté, mais je préfère te parler avant. Ce que je vais te dire va te sembler peut-être étrange, mais tu peux me croire sur parole. Tu ne te rends vraiment pas compte de ce que tu es. De l’être exceptionnel que tu es ! Je donnerais tout pour être comme toi ! Comme tes frères et sœurs ! Mais cette chance ne me sera jamais donnée. J’ai tant rêvé de rencontrer l’un d’entre vous… Tu es pourtant si jeune…

Kyô était perdu. Il ne comprenait absolument rien à tout ce que ce type pouvait lui baratiner. La colère et l’impatience faisaient vibrer sa voix, comme une corde de guitare mal accordée.

- Vous allez enfin m’expliquer, bon sang !
- Excuse-moi pour cette introduction un peu hasardeuse. Je suis Alexandros Pavlos. Je viens de Grèce et je suis né sous le règne de Constantin, dans l’Empire Byzantins. Ce qui remonte à peu près au premier siècle après Jésus-Christ.
- Un vampire, murmura Kyô, se rappelant ses cours de créatures magiques.
- C’est bien ça. Et toi tu es un dragon. Un dragon de la légende.
- Quoi ?, s’exclama Kyô bien malgré lui. Il sentait que l’histoire allait être complètement dingue et qu’il avait à faire à un vampire qui avait un peu trop été resté dans son cercueil.
- Si j’ai fait appel à des serviteurs de Dieu pour te capturer, c’est parce qu’ils ont vu en toi le signe du mal et j’ai pu les convaincre que tu étais son descendant, une sorte d’antéchrist. Mais ils avaient tort. Tu n’es pas plus le fils du diable que moi. Tu es le mélange pur de Seytan et Asmar, deux puissances réunies en une personne. Seytan, que le commun des mortels évoque à tort comme Satan, est ton père. Il a versé son sang pour te créer. Je suis à la recherche de tous les œufs de la légende. Ta piste remonte en Syrie. De toute évidence, c’est là-bas que ton œuf a été enfanté par la terre. Mais tu as voyagé, beaucoup. Vendu comme pierre précieuse, vestige de l’histoire, parfois à des prix d’or, parfois à des sommes ridicules. Ce trajet a duré des centaines d’années. Tu as été retrouvé puis reperdu plusieurs fois. Je t’avoue n’avoir malheureusement pas tout le tracé de ton périple, mais ce n’est plus le plus important. Néanmoins, j’ai perdu ta trace au bout d’un moment. Et j’ai entendu parler d’un dragon au Japon. Ça aurait pu être un dragon des plus banals, mais ma recherche m’avait arrêté là. Tu ne peux pas savoir ce que j’ai ressenti en sachant qu’un des fils de Seytan avait éclot. Regarde-toi ! Je sais bien que tu dois me prendre pour un fou. Mais laisse-moi te le prouver.

S’assurant que Kyô n’allait pas tenter de s’échapper ou pire, se transformer, il le libéra de ses chaînes et lui montra tout ce qu’il avait en sa possession pour lui prouver ses dires. Aux premiers abords, Kyô avait plus l’envie de le croire complètement cinglé, mais des détails, des éléments qu’il lui fournit le perturbaient. Malgré lui, il fut fasciné par ce vampire presqu’aussi vieux que la démocratie. Alexandros lui parla énormément de Seytan, dessina son éloge. Pour lui, c’était le libérateur des créatures trop souvent soumises. Il leur apportait une liberté, un regard nouveau sur le monde. Il était le Dragon créateur, leur père à tous. Pour Asmar, il avait surtout du mépris, l’évoquant comme le Dragon qui avait trahi son frère. Ses explications durèrent des heures et des heures. Le lever du soleil les interrompit. Au lieu de repartir chez Madhuk, Kyô resta là, à lire tous les documents d’Alexandros, des parchemins de plusieurs centaines d’années, des lettres de transaction de pierre précieuse, des contes et légendes perdues, etc. Comment croire tout ça ? Mais ça expliquait pas mal de choses même si c’était tellement improbable. Kyô, lui, le pragmatique, se voyait confronté à une réalité bien étrange. Alexandros lui proposa de rester avec lui le temps qu'il lui faudrait pour le convaincre. Kyô fut sceptique, mais le vampire lui dévoila de nouveaux plans qui retinrent son attention.

- Ta place, elle n’est nulle part, n’est-ce pas ? Le Japon te manque ? Tu te sens rejeté par ta famille, la société entière ? Tu te considères comme…
« Un monstre », pensa Kyô en obstruant la fin de la phrase d’Alexandros. Comme s’il avait lu dans ses pensées, Alexandros reprit.

- Mais tu n’en es pas un. Tu es la plus parfaite des créatures. Ton existence dépasse celle des humains. Tu es un prince parmi les princes. Ces sorciers, ces gens, ne verront jamais en toi ce que tu vaux réellement. Ta robe, par exemple, blanchirait à jamais, peu importe ce que tu peux faire. Ils considèrent toute forme de magie différente de la leur comme impure, dangereuse. Mais c’est faux. Ils t’assouvissent, t’écrasent. Tu vois à quoi tu es réduit ? Un pauvre homme de main, juste parce que tu es différent. Tu n’as rien fait de mal. Mais tu n’es pas le seul à subir ça tous les jours. Les vampires, les loups-garous,… on a tous été réduits à l’état d’esclave, même pas des êtres humains selon leur ministère. On fait partie des indésirables, des rejetés. Repense à ce qu’ils ont voulu te faire en te découvrant dans le ciel. Te capturer, te tuer sûrement même ou t’enfermer pour l’éternité afin que tu deviennes une bête créature de foire. Ce monde ne nous appartient plus, ils nous l’ont pris. Tes parents t’ont rejeté, même si tu ne les as pas vus, tu le sais. Combien de fois as-tu dû fuir un lien dans lequel tu te sentais bien tout ça parce que tu n’étais pas assez à leur goût ? Ils ont peur de ce qu’ils ne comprennent pas, mais ils ne souhaitent jamais comprendre. Avec eux, nous sommes condamnés à être chassé pour l’éternité. Tu ne fais pas partie des leurs, et ils ne veulent pas de toi. Rester parmi eux, c’est signer ton arrêt de mort ou te réduire à une existence ignoble pour quelqu’un comme toi. Tu as vu comme moi à quel point ils sont mauvais. Juste avec quelques paroles, ils ont été convaincus qu’il fallait te tuer. Ils sont prêts à tuer leur frère pour défendre un dieu qui n’existe pas. Tu seras considéré à jamais comme le fils du diable. Mais tout ça, c’est fini maintenant. Et tu sais pourquoi ? Un sorcier nous a compris. Un seul. Son nom ne peut être prononcé. Il est venu nous voir, nous, êtres opprimés. Figure toi qu’il s’apprête à le libérer, notre père à tous, Seytan. Ton père va être libre. Nous l’avons aidé à mettre la main sur tous les éléments lui permettant d’ouvrir sa prison. Et si tu te joignais à nous ? Ton père a besoin de son fils. Tu représentes tout notre espoir. Ensemble, on pourrait même retrouver les autres comme toi. Tu n’es plus seul, Kyô.

Kyô pensait lire de la sincérité dans les yeux d’Alexandros, mais il se méfiait des capacités hypnotiques des vampires. Ce qui fit rire Alexandros. Selon lui, jamais de telles capacités ne seraient efficaces sur un dragon provenant du sang de Seytan. Il lui fallut du temps, plusieurs jours, même des semaines entières avant qu’il ne se décide. Sa vie en Inde avait pris une tout autre allure et effectuer les tâches de Madhuk était même devenu une sanction. Les mots d’Alexandros produisaient son effet. Une nuit, il le trouva. Il les rejoindrait qu’à une condition : qu’il rencontre Seytan. Alexandros lui répondit par l’affirmatif, un sourire en coin.

- Ça tombe bien, le sorcier a accompli sa mission. Il est libre.

L’Angleterre, nouvelle terre d’accueil de Kyô. Avec pour alliés les créatures obscures, le dragon asiatique s’apprêtait à rencontrer Seytan. Vous faire le compte-rendu de cette rencontre serait fastidieux et rien ne pourrait retranscrire exactement les faits. Sachez que Kyô sortit différent de cette entrevue. Il savait enfin ce qu’il était, sa véritable nature et tout ce que les humains avaient fait subir aux autres espèces. Statut privilégié dans la hiérarchie infernale, Kyô avait finalement rallié leur cause. Néanmoins, rien n’est constant. Parfois, le jeune dragon ressent encore le doute et ses choix changent facilement en fonction de son état d’esprit. Alexandros tente de le modérer, de le garder parmi eux.

Derrière l'écran

Vous devez quasiment tous me connaître je pense ^^ Ici Mathias la taupe ! Bon ben que voulez-vous que je vous raconte d'autre xD Ma vie est passionnante n'est-ce pas ^^


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Coucouuu cher Kyô !!

Je continue mon tour des fiches et vois que la tienne n'a pas été validée ! Je vais donc m'en occuper mais avant tout cela, je veux saluer cette qualité d'histoire incomparable *_* Tu as vraiment su utiliser le contexte pour construire une histoire géniale et très prenante !! J'ai tout adoré du début à la fin ! Petit plus pour la parfaite maîtrise de la société Japonaise : on voit que tu la connais très bien dans le monde « moldu » et elle est très bien transposée dans le monde sorcier, en utilisant tous les éléments que Rowling nous a donnés sur l'école de magie au Japon !!
& idem concernant toute la société Indienne, on se sent vraiment dedans à chaque fois et c'est super !! I love you

J'ai aussi adoré le passage avec Alexandros qui explique à Kyô tout ce qu'il sait, avec sa subjectivité qui explique comment Kyô en est arrivé là alors qu'il aurait très bien pu tomber dans le camp adverse ! J'espère vraiment que ce vampire restera dans la vie de Kyô et qu'on le verra développé aussi ! En tout cas, j'adore vraiment ce nouveau contexte concernant les dragons du Chaos et j'espère vraiment qu'il sera bien développé car c'est un vrai plus dans l'histoire ! Et je ne me jette pas de fleurs car même si je fais partie de l'équipe d'admin, ce n'est pas mon idée !! Laughing

Un grand re-bienvenue et merci pour tout !!

550 de large
Bien joué, t'es validé-e
Des petits liens pour t'aider


Une femme, plutôt petite, s’avance vers Invité. Elle porte un tailleur, est coiffée d’un chignon et observe le nouvel arrivant à travers ses lunettes rectangulaires. Malgré une allure stricte, elle aborde un visage sympathique.

Bienvenue Invité sur Necronomicon.
Je suis une représentante de l’administration, et je suis là pour vous apporter toute l’aide nécessaire à votre installation. Il est important que chacun se sente à son aise, sorcier, moldu, ou autre.
Suivez-moi, je vous prie, nous allons commencer la visite.

Elle s’avance vers un couloir, laissant derrière elle le son de ses talons aiguille.

Derrière cette porte, vous trouverez le règlement de Nécronomicon . Lisez-le bien afin d’être validé(e). De ce côté-ci se trouve le département de renseignements . Ce département est très complet et donnera toutes les informations nécessaires : le contexte et ses annexes, les intrigues et leurs évolutions, etc.

Elle se tourne un temps vers Invité afin de s’assurer qu’elle est bien suivie lorsqu’elle change de couloir, et que cette personne ne semble trop perdue sous les informations.

Passons le département d’identification – vous avez eu, ou vous aurez, toutes les informations lors de votre inscription. Continuons plutôt vers les choses plus utiles. Afin de mieux vous intégrer, vous pouvez consulter le service d’urbanisme pour demander un logement. Vous trouverez également le département de l’emploi afin de voir quels sont les emplois à pourvoir.
Bien. Avançons.

Elle reprend la visite et se dirige cette fois-ci vers un couloir plus petit.

Si vous cherchez à créer des liens avec nos résidents déjà présents, le salon de rencontres sera idéal. N’hésitez pas à vous y rendre.
Pour plus de détails (le signalement des absences, des propositions d’idées, etc.), merci de consulter le guide de bienvenue .

Elle tend la main vers un petite table où repose plusieurs exemplaires du guide de bienvenue.

Il reste une dernière étape pour pouvoir entrer en territoire britannique. Une fois le règlement signé et votre fiche de présentation remise, vous pourrez passer la Commission du sang. Rassurez-vous, vous ne devrez tuer personne. Il s’agit de votre premier RP, cela a pour but de vous aider à vous intégrer. C’est un passage imposé par le nouveau gouvernement de Pius Ticknesse dans le jeu. Mais entre nous, vous n’y êtes pas obligé(e). Vous vous doutez de l’objectif du nouveau Ministère et s’y rendre peut se révéler risquer selon votre ascendance.

Elle sourit une dernière fois à Invité avant de le laisser partir.

Je vous souhaite à nouveau la bienvenue sur Necronomicon. Et bon jeu.






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Oooh merci Leah I love you I love you I love you I love you ça me va droit au cœur Very Happy (surtout que j'avais des gros doutes xD). Je vais juste changer un élément de l'histoire je pense, concernant Alisha et Madhuk, mais ça n'influencera pas plus que cela le reste Wink

Eh oui Alexandros va sûrement revenir en pnj je pense pour l'instant, puisqu'il le chaperonne ^^. Je voulais pas perdre l'influence que Graziano a eu sur Kyô sur l'ancien forum (parce que Graziano quoi *-*). Je ne me suis pas permis de reprendre le personnage pour respecter son auteur, n'ayant plus de nouvelles, mais je voulais aussi faire un clin d’œil à tout ça <3

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Ta présentation est absolument géniale Shocked J'ai été transporté du début à la fin sans m'en rendre compte tellement j'étais pris dedans Very Happy

Les passages avec Alisha sont vraiment très touchants I love you On se laisserait facilement bercer par leur petite romance Very Happy

Ensuite, je me suis beaucoup accroché au personnage de Ayane, qui est une amie très loyale qui fait tout ce qu'elle peut pour le protéger, on sent vraiment qu'elle tient beaucoup à lui I love you

Et alors quand j'ai Alexandros, j'ai cru que j'allais me mettre à sautiller devant mon ordinateur bounce ça fait vraiment plaisir de retrouvé ce personnage I love you

Et enfin, je te dis chapeau bas, car la culture japonaise est vraiment maîtrisée, tu as du en lire des mangas pour arriver à un tel niveau. Je retrouvais dans ton texte plein de petits détails que j'ai lu aussi dans certains de mes mangas mais tu as su tout regroupé pour donner quelque chose de très cohérent et de fluide I love you

Pour ça, tu as toutes mes félicitations pour ce chef d'oeuvre cheers

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Ooooh c'est mignon pour Graziano, tu as tout à fait raison et c'est une très bonne manière d'intégrer ce qu'on avait sur l'ancien forum tout en restant compréhensible ici pour les nouveaux qui nous rejoignent et qui n'ont pas suivi des années de jeu !! Laughing

J'ai oublié de te le dire et ça me revient en lisant Tally, j'ai aussi vraiment beaucoup aimé à chaque fois que tu as parlé du feu qui était en Kyô I love you c'était vraiment prenant et on a envie à chaque fois de le voir ENFIN se transformer !! Laughing

En tout cas, hâte de voir votre lien à tous les deux en DJ =D

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