The supremacy of the Muggles ends here.
Voldemort a ouvert les portes de l'Enfer et contrôle le gouvernement anglais. Sa suprématie ne s'arrêtera pas là. Avec la source de la magie noire à ses côtés, il s'apprête à mettre la main sur tous les continents. Son objectif : soumettre les moldus et les traîtes à leur sang. L'aiderez vous dans ce combat ou rejoindrez-vous la coalition internationale ?
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A savoir
# Juin 97 : Dumbledore meurt par la main de Severus Rogue
# Eté 97 : Voldemort prend le contrôle du gouvernement
# Septembre 97 : La Coalition Internationale reprend du service et une nouvelle année scolaire démarre sous la domination des Carrow
# Décembre 97 : Voldemort redonne sa liberté avec Seytan et passe un pacte avec ce dernier
# Nous sommes en mai 1998
Contexte
C'est une terrible annonce qui secoue le monde des sorciers : Dumbledore est mort, assassiné par Severus Rogue. Le plus grand mage noir de tous les temps en profite pour mettre la main sur le ministère de la magie. Son objectif : purifier la race sorcière et faire des moldus ses esclaves. Mais son empire ne s'étant qu'aux frontières de la bonne vieille Angleterre. Le monde entier doit être nettoyé. Pour cela, Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom est en quête de la source même de la magie noire. Le Necronomicon, le livre des monstres et des morts, le mène devant les portes de l'enfer, qu'il laisse grandes ouvertes...
Evénements
Ego vero sic intellego, Patres conscripti, nos hoc tempore in provinciis decernendis perpetuae pacis habere oportere rationem. Nam quis hoc non sentit omnia alia esse nobis vacua ab omni periculo atque etiam suspicione belli ?
Duplexque isdem diebus acciderat malum, quod et Theophilum insontem atrox interceperat casus, et Serenianus dignus exsecratione cunctorum, innoxius, modo non reclamante publico vigore, discessit.
Blackout
everything is falling apart

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 - I don't care how you do it - (Lahhel et Elen)

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I don't care how you do it

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Le soleil pouvait briller dehors tant qu'il voulait, le beau temps et les gasouillis des oiseaux ne suffiraient jamais à remonter le moral de la sorcière. Elle se demandait même comment elle avait pu être assez naïve pour croire que son échoppe ridicule passerait entre les mailles du malheure qui semblait frapper tout le Chemin de Traverse.
Elle qui se levait chaque matin avec un enthousiasme profond à prendre soin de ses plantes, n'avait plus grande raison de quitter son lit le matin.

En quelques semaines, les choses avaient vrillé beaucoup trop vite.

Le Gouvernement avait débarqué, un jour aussi ensoleillé que celui-ci, pour lui annoncer qu'il avait prit connaissance de la situation financière catastrophique du magasin. En moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire, il lui avait fourni une aide qu'elle ne put refuser, en exigeant en contrepartie que l'établissement fournisse en priorité les mangemorts. Avec une telle main mise sur ses comptes, la préparation clandestine de potions pour l'Ordre était devenue impossible et bientôt, la sorcière dût consacrer la plupart de ses journées à concocter quelques poisons toujours plus sordides.

La situation s'est répétée durant plusieurs semaines, où elle n'avait cessé de dépérir un peu plus chaque jour. Ce n'était pas ce qui l'avait poussé à étudier les plantes, au contraire même. Aider les mangemorts n'était pas seulement une insulte à l'herbologie, c'en était aussi une à ses propres ambitions.

Et puis une nuit, un incendie était venu achever son dernier petit espoir. Les trois quarts de la boutique y étaient passés. Les locaux tenaient encore à peu près debout, mais il ne restait rien en terme de marchandise. Elen, qui nourrissait un attachement profond envers chacune de ses plantes, aurait sans doute eu la force de reprendre les choses à zéro si Hector, le précieux filet du diable n'avait pas succombé à l'excès de lumière causé par les flammes. Ses branchens s'étaient recroquevillées douloureusement, ses gémissement avaient été la chose la plus douloureuse chose à entendre. Hector avait dû agoniser des heures durant avant de mourir, finalement.

Dans tout ça, seule la petite Gamora avait survécu. L'herboriste n'avait pas manqué de courage lorsqu'il s'agissait de sauver les pousses qui pouvaient encore l'être. Mais dès son premier pas dans la fournaise, la brûlure anormalement intense qui avait dévoré en partie son avant bras lui avait fait lamentablement perdre connaissance. Du moins c'est ce qu'elle avait déduit le lendemain matin, en se réveillant au milieu de cendres.  

Depuis, la petite Botruc avait vu son humaine pleurer presque chaque jour. De rage, de désespoir, d'angoisse ou tout simplement de colère. Le Ministère avait causé tout cela, et même sil ne s'était sans doute pas saboté de lui-même en incendiant les lieux, son intervention avait dû jouer un rôle. Le drame, en vérité, c'était qu'il n'y avait pas grand-chose à faire. A part quitter l'endroit, déménager aussi loin que possible, les issues étaient relativement bouchées. Et puis Elen n'était pas d'humeur à repartir vivre aux crochets de son oncle ou de qui que ce soit d'autre, ne serait-ce que quelques temps. Au delà de n'avoir aucune envie de raconter les faits à l'Oncle Horace, elle n'avait pas envie de le voir s'inquiéter à cause du bandage recouvrant son avant-bras. Il y avait cela aussi, qui s'ajoutait à la liste des problèmes : aucun des remèdes habituels – qu'ils soit sorciers ou moldus – n'avaient encore apaisé la brûlure, datant pourtant de bientôt deux semaines. En attendant, la sorcière la protégeait par une vulgaire bande de tulle gras. Les moldus avaient le mérite d'avoir inventé cela.

Gamora la voyait demeurer cloîtrée dans son petit appartement et dans son humeur massacrante constamment, sans jamais ouvrir une seule fenêtre ni parler à qui que ce soit. Ce n'avait pourtant pas été faute de la secouer un peu, quitte même à lui tirer les cheveux pour la sortir du lit. Face aux réactions parfois presque agressives de son humaine, même la Botruc commençait à lâcher l'affaire. Quand on a la taille de Baby Groot, mais pas sa force, on évite de provoquer les gens plus grands que soi.

Ce jour-là, Elen s'était enfin décidée à faire quelque chose, quand bien même cela revenait à abandonner complètement : il fallait nettoyer les cendres, jeter les plantes mortes, mettre dans des cartons ce qui pouvait l'être… Bref, faire place nette avant de quitter le Chemin de Traverse.




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Ses longues jambes dévalaient les mètres les uns après les jambes. Sa silhouette longiligne semblait se faire poursuivre par son ombre démesurément haute. Même là, son cou donnait l’impression de dépassait toutes les têtes. Il pouvait sentir le tictac de sa montre à son poignet en cadence avec les battements de son propre cœur. Il ne manquait ni de souffle ni d’énergie, mais sa course frénétique était suffisante pour lui donner chaud. Une chaleur suffocante, pressante et dérangeante. Il avait à peine pris le temps de se couvrir convenablement pour sortir. Le vent frais lui fouettait ce cou gracile, seul soulagement dans sa précipitation.
Ce devait être une journée calme. Une journée comme les autres – pas si calme donc. Mais ça devenait tout l’inverse. Quitter son poste ne l’avait pas dérangé, ce n’était qu’une formalité. Les élèves n’avaient pas besoin de lui pour continuer à faire les pitres. L’excuse d’une urgente pressante avait été suffisante. Rusard, de toute manière, n’avait pas eu le temps d’en demander davantage qu’Elliot Wenlock avait déjà pris la poudre d’escampette. Bien évidemment, il avait pesté contre l’impossibilité de transplaner à partir de Poudlard. Il aurait très bien pu s’enfuir à la manière des anges, mais ce n’était malheureusement la manière la plus discrète qu’il soit. À balais volants ? Même pas en rêve. Lahhel n’avait qu’animosité pour l’instant pour ces engins qui semblaient être une véritable torture. De toute manière, les balais de l’école n’étaient pas si performants par rapport à ses jambes.

Ses yeux s’étaient arrondis de surprise, de colère et d’empressement lorsque Neville lui avait dit la nouvelle au détour d’une classe. Ce n’était qu’une conversation banale pourtant. Lahhel était en train de vérifier l’état d’avancement des travaux d’un groupe d’élèves de Poufsouffle lorsqu’il avait surpris une conversation d’une bande de garçons de Gryffondor.

- Oui, complètement brûlé… C’est dommage, c’était le seul magasin qui valait encore le coup sur le Chemin de Traverse.

À ces mots, Lahhel avait tendu l’oreille, curieux d’en connaître un peu plus.

- En plus, elle avait des espèces vraiment rares. Obligé que ce soit un coup de ces… ces…
- À votre place, Mr Londubat, je n’irais pas plus loin.

Lahhel posa son regard incandescent sur l’élève qui ne baissa pas les yeux. Il y avait chez ce garçon une fougue qui ne demandait qu’à éclater, malgré toute la maladresse dont il était capable. Même s’il leur relation prenait toujours un lien de subordination, Lahhel avait l’impression que les regards de Neville étaient beaucoup moins colériques quand il posait ses yeux sur ce grand dadais de professeur.

- La boutique de Miss Slughorn. Elle a brûlé il y a quelques jours. Ma grand-mère m’a informé par lettre. C’est chez elle que j’achetais le fortifiant pour mon Mimbulus Mimbletonia.
- Brulé ?, répéta Lahhel d’une voix ferme.
Tout ce qui se passait autour de lui s’était soudainement envolé en fumée.
- Oui, répondit Neville. Apparemment il ne reste plus rien. C’est votre ami, je crois. Désolé pour elle.
- Et elle ?, demanda Lahhel sur un ton précipité. Comment va-t-elle ?
- Je ne sais pas. La boutique est fermée et ma grand-mère ne l’a pas vue.
Neville se pinça les lèvres avant de reprendre avec une expression embêtée.
- Peut-être qu’elle était dans la boutique au moment de… quand l’incendie à éclater.

Le visage de Lahhel n’aurait pas pu être plus livide. Il s’était redressait avec brusquerie et avant intimer à un élève de nature calme de prendre les rênes de la classe. Puis il était sorti avec tout le sang-froid dont il avait été capable, avait prévenu Rusard de son départ et s’était précipité dans les escaliers.

Et maintenant qu’il avait dépassé le Chaudron Baveur, il courait à en perdre haleine sur le Chemin de Traverse. La boutique d’Elen Slughorn ne se trouvait plus qu’à quelques mètres. De loin, il pouvait déjà voir la façade calcinée, noircie de suie. Neville n’avait pas exagéré, il ne restait plus rien. Pendant une demi-seconde, il observa ce tableau morbide, ce tableau qui ne prévoyait que des jours sombres et sa gorge se serra de colère.
Elen, son amie du premier jour… que lui était-il arrivé ?

Ses oreilles perçurent un bruit et ses yeux virent du mouvement à travers l’épaisse suie qui recouvrait les carreaux qui n’avaient pas explosaient. La porte n’existait plus, il lui suffit d’enjamber quelques débris pour se retrouver au cœur du désastre. Là, il la vit. La sorcière, si petite, si menue. Celle qui avait mis toute son énergie, toute sa vie dans ce bâtiment. Lahhel put aussitôt sentir son désespoir.

- Elen !, l’interpella-t-il.

À grands pas, il s’approcha de la sorcière, se fichant complètement du manteau qui balayait toute la poussière.

- Elen, je viens juste d’apprendre. Vous allez bien, vous n’êtes pas blessée ?

Il n’avait pas encore aperçu son visage, mais avait déjà une petite idée de ce qu’elle pouvait ressentir. Le souvenir de ses conversations avec l’herboriste était encore présent. Il n’avait pas oublié avec quel amour elle lui avait parlé de « ses montres ». Où étaient-ils à présent ? Avaient-elles pu les sauver avant le désastre ?

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Les pots, désormais vide de toute forme de vie végétale, traversaient la pièce à toute allure pour rejoindre un gigantesque bac de déchets, comme si quelqu'un les y jetait avec rage. C'était un peu le cas, à un accio près, finalement. Elle profita d'ailleurs pleinement de son don de magie, qui lui évitait d'avoir à transporter chacun d'entre eux à la main. Avec cette plaie au bras qui refusait de guérir, et son humeur à fleur de peau, le déménagement était tout de même un peu moins pénible.
La sorcière n'en pouvait plus d'affronter les cadavres, les feuilles calcinées, les jeunes pousses noircies et les fleurs étouffées dans leurs bourgeons.


Dans tout ce remue-ménage, Gamora s'était trouvée une petite planque sur l'appui de fenêtre donnant sur la rue, bien à l'abris des crises de colère de son humaine. La petite Botruc aussi, s'était émue des conséquences de l'incendie, mais elle était naturellement bien moins sensible qu'Elen. Bien placée dans la boutique, c'est elle qui vit la première Elliot Wenlock franchir le seuil disparu du magasin. Pour la demi-plante, c'était tout à fait joyeux d'avoir la compagnie d'un humain qui ne serait pas sur les nerfs ou en larmes constamment.


Agile comme un chat et légère comme une brindille – littéralement – Gamora s'agrippa à la manche du visiteur qui passait à sa portée jusqu'à venir se poser sur son épaule, le plus tranquillement du monde. Elliot était dans les petits papiers de la botruc, il n'y avait pas à douter à ce sujet. Il fallait dire que les cheveux bouclés du sorcier fascinaient la petite créature au plus haut point.


Tandis que ce dernier prit la parole, la sorcière se tourna enfin vers lui en se gardant bien de le regarder lorsqu'elle lui répondit. Intérieurement, elle maudissait cette satanée porte d'avoir disparu dans l'incendie, et qui de fait, la prenait au dépourvu dans un cas comme celui-là. Les cheveux ébouriffés et les yeux cernés, il était clair que sa dernière bonne nuit de sommeil remontait à loin. Elle était tellement préoccupée par ses propres affaires qu'elle en oublia de s'étonner de la présence du professeur ici.


« Je vais bien, Elliot – mentit-elle d'une voix sèche en baissant aussitôt sa manche retroussée sur son bandage. Mais je suis occupée, je ne sais pas ce qui vous amène ici mais je ne vais pas pouvoir vous être utile aujourd'hui…. Ni demain, ni plus jamais d'ailleurs. (Elle soupira profondément en voyant du coin de l'oeil où s'était juchée Gamora.) Redescends de là, toi. »


Aussi vite, en sentant les larmes gonfler à nouveau ses yeux, Elen tourna le dos à Elliot en faisant mine de débarrasser d'autres cartons. Il faut dire que la sorcière haissait plus que tout de suciter la moindre pitié, aussi sincère soit-elle et pour rien au monde elle ne voulait sembler faible aux yeux du sorcier. L'une des rares choses dont elle se satisfaisait réellement, en prenant du recul sur sa vie encore courte, était d'avoir gérer une grande partie de son parcours seule. Il n'était pas question d'appitoyer qui que ce soit maintenant.

La fatigue excessive était une aussi grande coupable de son état que l'était la tristesse, sans aucun doute.


« Ne perdez pas votre temps ici, il n'y a plus rien à voir. » articula-t-elle péniblement avant de capituler fasse aux larmes qui commençaient à rouler sur ses joues pâles.


Leur flot gagna en ampleur quand son regard se posa sur l'encadrement de porte donnant autrefois sur l'arrière-boutique, véritable résidence princpale d'Hector.
La sorcière n'avait pas encore eut le cœur à se charger de lui, et aujourd'hui, l'échéance ne pouvait plus être repoussée. Elle croisa les bras sur sa poitrine en fixant l'endroit d'un œil vide.
On ne se sent jamais aussi seul que lorsque l'on doit enterrer un ami.





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Elen n’était clairement pas dans son plus bel état. Ses cheveux pointaient de toute part, son visage était fatigué et cerné. Lahhel se mordit l’intérieur de la joue. Il ne put s’empêcher d’avoir pitié. Pas sûr que ça plaise à la jeune femme. Mais venant de lui, ce n’était en rien un sentiment négatif. Quoi qu’on dise, c’était toujours perçu négativement par le genre humain. Elen était surmenée, ça se voyait. Ses paroles auraient pu le blesser d’ailleurs. Le pensait-elle si opportuniste que ça ? Venir la voir jusqu’il avait besoin d’elle ? Non… mais en vérité, elle n’avait pas totalement tort. Il n’avait pas cherché la voir avant ça. Lahhel s’en voulut. Cette sorcière qui l’avait pourtant été d’un grand recours lors de sa première journée à Poudlard, il n’avait rien fait pour la recontacter. Pourtant, Asmar seul sait à quel point la revoir lui aurait fait plaisir. Mais Lahhel n’avait pas la même notion du temps que les humains, pas le même rapport aux relations. C’était tout un pan de la pensée humaine qu’il fallait qu’il apprenne. Et ce n’était pas tous les jours faciles. Il se rendit à quel point il avait négligé son amitié naissante avec cette sorcière. Il s’en voulut. Mais d’un autre côté, il n’était pas venu sur Terre pour se faire des amis. Il était en sursis ici… Bref, Elen avait besoin de lui, et il donnerait cette aide quoiqu’elle en dise.

- Je ne suis pas venue pour vous demander quoi que ce soit. Je viens tout juste d’apprendre ce qui s’est passé… Je suis vraiment navré Elen. Je sais à quel point ce magasin comptait pour vous.

Il s’approcha comme on s’approche précautionneusement d’un fauve. Ses nerfs étaient à vif et de toute évidence, elle n’avait plus aucun espoir. L’Archange étendit son aura pour insuffler un peu d’apaisement dans le cœur de la sorcière, mais serait-ce seulement suffisant ?
De toute évidence non. Une larme perla sur la joue pâle d’Elen, puis une deuxième et le débit s’accéléra. N’en tenant plus, Lahhel se rapprocha cette fois-ci avec beaucoup moins d’hésitation. Au moins Gamora allait bien. Rien que cette idée réjouit Lahhel. Si Elen avait perdu sa plus proche compagne, elle serait sûrement dans un état encore plus dramatique. Et puis, Lahhel l’aimait bien cette petite bête qui ne cessait de jouer avec ses cheveux. Ça l’aurait attristé d’apprendre sa perte. Gamora semblait toute déchirée de voir sa maîtresse dans cet état et Lahhel la comprenait bien.
Il n’osait pas poser une main sur Elen, comme si le moindre contact pouvait la briser. Elle avait l’air si fragile. Lahhel aurait voulu dévoiler ses ailes et entourer le corps si frêle de la sorcière avec ses plumes éclatantes.

- Si je peux faire quoi que ce soit pour vous aider, dites-le-moi… Absolument n’importe quoi…

Trop préoccupé par l’état émotionnel d’Elen, Lahhel n’avait pas encore pris le temps de s’attarder sur les lieux. La détresse de la sorcière était si énorme comparé à la taille si chétive de l’humaine. Comment un tourbillon si désolant pouvait se retrouver dans une telle personne. Le pire de tout était que Lahhel se trouvait bien inutile. Rassurer, réconforter, était-ce dans ses cordes ? Les Archanges ne font pas ça habituellement. Ils donnent l’espoir. Mais quel espoir restait-il dans les ruines de cette boutique ?

- Je vais vous donner un coup de main pour nettoyait tout ça. Avec Gamora, on va se retrousser les manches !


Comme pour détendre l’atmosphère, Lahhel tendit son index à la branche dans le but qu’elle tape dessus avec l’un de ses membres. Échec cuisant. Gamora se contenta de le regarder les yeux tout ronds avec incompréhensions. Il enleva la petite bête de son épaule et la posa délicatement sur celle d’Elen dans l’espoir que cet infime contact ait quelques effets bénéfiques. Lahhel suivait enfin le regard d’Elen. Il ne discernait pas bien ce qui s’y trouvait, mais ça avait l’air de préoccuper la sorcière plus que tout.


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@Elen Slughorn a écrit:

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Elliot mentait, sans même le savoir. Non, il n'avait aucune idée de l'importance qu'avait ce magasin pour la sorcière. Il essayait au moins, et faisait preuve de bonne volonté. A vrai dire, elle ne pouvait descemment pas lui en vouloir. Au contraire, elle lui était reconnaissante d'être venu,quand bien même elle hésitait à l'envoyer balader, exactement comme elle voulait le faire avec tout et tout le monde.


Cependant, pour une raison qui lui échappait, la présence d'Elliot l'avait quelque peu apaisé, comme le ferait une bonne sieste à l'issue d'une journée pénible.


« J'ai un ami à enterrer aujourd'hui mais… mais ça serait trop étrange pour vous. Je préfère faire ça toute seule. Mais pas maintenant. Hector était très possessif et très timide, il n'aurait pas aimé qu'un inconnu le voit dans cet état.»


La voix de la sorcière était aussi lasse que l'était son regard. Un moldu l'aurait sans doute qualifiée de délirante, surtout en sachant ce qu'était le dénommé Hector. Avec Elliot, Elen ne craignait pas les moqueries à ce sujet, en revanche. Rien que cela, c'était assez réconfortant. Ca n'aidait pas, mais ça évitait toujours une nouvelle épine dans le pied.


La sorcière se retourna finalement vers le sorcier. Il était là, ce n'était pas judicieux de le faire fuir en l'ignorant. Elle était sur le point de répondre à sa proposition quand elle vit sa tentative ratée de high five avec Gamora. La plante le regardait, regardait son doigt, regardait Elen, regardait ses propres mandibules puis regarda à nouveau Elliot d'un air circonspect.
L'herboriste se leva finalement, et saisit doucement la tige de Gamora qui lui faisait office de bras, pour lui montrer le geste qu'attendait le sorcier. La botruc n'en deumeura pas moins dubitative. Quelle étrange coutume…


La scène eut le mérite d'arracher un bref sourire à Elen. Le premier depuis un bon moment. La présence d'Elliot dégageait des ondes positives, ce n'était pas possible autrement.


« Laissez tomber le ménage, Elliot. C'est gentil de votre part, mais ça n'est pas important pour l'instant. Si vous voulez m'aider, alors aidez moi à me changer les idées, s'il vous plaît. Ca fait bientôt une semaine que je n'ai pas quitté ces décombres, alors je pense que n'importe qui de censé me dirait de sortir avec un ami pour faire une pause. Et puis je n'ai rien à vous offrir à boire ou à manger. »


Elle s'arrêta un instant pour le regarder. Les choses avaient l'air de se passer relativement bien pour lui. Il ne semblait ni excessivement fatigué, ni trop mal en point. Il avait dû finir par trouver sa place parmi les professeurs comme des élèves. Elle ne manquerait pas de lui demander aussi ce qu'il devenait, mais pour l'instant, la sortie l'appelait. Elle se tourna alors vers Gamora, qu'elle attrapa doucement sur l'épaule d'Elliot.


" J'ai besoin que quelqu'un de confiance veille sur le magasin. Tu peux faire ça pour moi ? " demanda-t-elle doucement à la créature, quelque peu mécontente d'être décrochée de son perchoir, puis bombant aussitôt son minuscule torse, comme amplie de fierté qu'une telle mission lui soit confiée.





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Le regard d’Elen était bien triste et Lahhel ne savait comment le rendre aussi rieur que celui qu’elle arborait lors de leur première rencontre. Les pupilles de Lahhel captaient aisément son chagrin. Hector… Un ami, disait-elle. Heureusement, sa tentative de complicité ratée avec le Botruc fit sourire la sorcière. Cette image éveilla une chaleur soulagée au creux de l’estomac de Lahhel. La jeune femme montra avec douceur les coutumes humaines. C’était particulièrement ironique lorsque l’on connaissait la vraie nature de Lahhel. Ce geste, tout simple pourtant, n’était pas non plus dans ses coutumes et au fond, il comprenait très bien Gamora. Les humains avaient des étranges pratiques entre eux…

- Une semaine ?! s’interrogea Lahhel sur un ton surpris. Mais à entendre Londubat, c’était bien plus récent. Pourquoi n’êtes-vous pas passée me voir, ou venue me chercher. J’aurais pu vous aider.

L’expression de Lahhel était soudainement bien plus perdue. Ils n’étaient pas si éloignés l’un de l’autre, et les hiboux connaissaient le lieu de n’importe quel destinataire. L’Archange tenta d’accrocher le regard d’Elen. Vexé ? Non pas vraiment. Enfin si, un peu tout de même. Elen avait été la première humaine avec laquelle il avait vraiment sympathisé. Lui, dont l’existence même était de servir l’humanité, la faire grandir, l’épauler en cas de difficulté, il se sentait bien inefficace sur ce coup-là. Même complètement inutile. Une pointe de colère perça sa poitrine. Une colère contre lui-même et son aveuglement. La colère de ne pas réussit à avoir fait mieux que n’importe quel humain.

Lahhel, toujours perturbé par son incompétence, laissa Elen dire au revoir à sa petite branche. Une fois qu’elle l’eu rejoint au dehors. Il fit un grand geste du bras, dont la main tenait sa baguette. Le bâtiment, bien que déjà détruit, fut recouvert par un voile doré, signe de protection. Il n’y avait pas que de la simple magie de ce Protego. Une partie de l’essence protectrice de l’Archange s’y était mêlée. Avec ça, Gamora n’aurait sans doute rien à craindre, à moins que la minuscule brindille ne déclenche l’apocalypse au cœur des ruines.

- J’ai bien peur de vous être un très mauvais remonte-moral, reprit Lahhel alors qu’ils commençaient à s’éloigner. Mais je veux bien faire un effort. A en croire la tradition anglaise, un bon thé est toujours d’un grand soutien ! Cependant… ça n’a sûrement rien d’exotique pour voir. Oublions ça…

Son visage s’était figé dans une intense concentration. Il n’avait aucune idée de comment s’y prendre. Pourtant, il en avait vu des gens réconforter d’autres gens. Même si les méthodes pouvaient être diverses, elles avaient toutes la même manière de fonctionner : changer les idées de l’autre, la faire sourire, la faire rire, se montrer chaleureux et compatissant. Lahhel n’était pas foncièrement à l’opposer de tout cela, mais maintenant qu’il se trouvait face à une telle situation, rien ne lui venait à l’esprit. Un Archange, ça pouvait être franchement ennuyeux parfois. À vrai dire, avec ses pouvoirs, il aurait été moins bloqué. Être humain et pouvoir compter sur ses lueurs d’esprit, ce n’était pas toujours évident…

- Peut-être y a-t-il une activité en particulier que vous aimez faire ? Depuis notre dernière rencontre, je n’ai pas vraiment eu l’occasion de découvrir davantage les villages sorciers d’Angleterre ni tout ce qu’on pouvait y faire. J’ai entendu parler d’Honeydukes et de Pré-Au-Lard, sourit-il, mais je n’y ai pas mis les pieds encore.

Tout en parlant, une idée germa dans son esprit, mais il ne voulait pas précipiter les choses. Il ignorait si Elen était prête à ça.



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Une drôle d'expression s'était emparée du regard du sorcier. Il semblait être du genre à ne pas dire à voix haute tout ce qui lui traversait l'esprit, mais il était évident que quelque chose le tracassait. Etait-il réellement embêté de ne pas être intervenu à temps ? Il n'avait vraiment pas à s'en vouloir, personne, pas même un sorcier n'aurait pu stopper cet incendie qui semblait venu d'ailleurs. Cependant, Elen se garda bien de lui demander quoi que ce soit : s'il gardait certaines choses pour lui, c'est justement qu'il ne désirait pas en faire part.


« Oui, une semaine… Mais je me suis mal exprimée, pardonnez-moi. L'incendie remonte à trois jours, mais j'ai eu quelques déconvenus avec le Ministère avant cela… des déconvenus qui m'ont totalement empêché de mettre le nez dehors. Maintenant que le magasin est dans cet état, j'ai l'impression que les jours où il se tenait bien remontent à une époque lointaine… C'est vraiment ridicule."


La sorcière s'interrompit, en notant un détail.


« Monsieur Londubat… C'est le jeune homme qui tentait une évasion, la dernière fois, me semble-t-il, n'est-ce pas ? Il faudra que je lui communique une autre adresse pour le fortifiant qu'il venait acheter régulièrement ici… »  
C'était complétement stupide, le genre de pensées futiles que l'on peut avoir dans une situation pareille. En parlant, le regard d'Elen s'était de nouveau perdu dans le vide, quelque part entre les étagères calcinées.
Heureusement qu'Elliot était là, sinon elle serait bien restée dans cet état de suspension indéfiniment. Sa visite avait au moins le mérite de redynamiser un peu la sorcière. Ca, il ne semblait pas le mesurer et pourtant, dieu sait que présence était porteuse d'ondes positives.


Une fois la boutique confiée aux mandibules incertaines de Gamora, Elen retrouva enfin les pavés du Chemin de Traverse. Le soleil lui faisait du bien, il n'y avait aucun doute là-dessus. Même l'air pollué de Londres avait quelque chose de savoureux quand on sort de trois jours à respirer des cendres.
Assez naturellement, tandis qu'ils marchaient côte à côte, la sorcière se tint au bras d'Elliot. L'idée que cela puisse l'embarasser ne l'inquiéta pas une seconde d'ailleurs. Après tout, c'était une attitude qu'elle avait observé autant dans les couples que dans les groupes d'amis.


« Ne vous dénigrez pas ainsi Elliot. Jusqu'à preuve du contraire, vous êtes mon seul remonte-moral, alors l'échec n'est pas une option pour vous, plainsantait-elle, à moitié désespérée par la vérité de ses propos. Il ne faut pas vous inquiéter comme ça… J'ai pas spécialement envie d'exotisme, juste de voir un peu d'autres choses que la boutique. Si un petit tour dans la ville vous fait envie, alors allons-y. Londres est pleine de jolies choses, alors autant vous les montrer. »


Lorsqu'Elliot prononça les noms d'Honeydukes et de Pré-au-Lard, la poitrine d'Elen se gonfla d'une bouffée de nostalgie. Elle n'avait pas mis un pied là-bas depuis la fin de ses études, il y avait presque dix ans, maintenant. Manger des sucreries, c'était un parfait début pour retrouver le moral.


« Mais Pré-au-Lard, c'est bien plus chaleureux, vous avez raison. »


Ainsi, ils finirent par quitter le Chemin de Traverse pour retrouver le Londres Moldu. Dans ce décor encombré de taxis, de voitures, de véhicules en tout genre et d'une foule compacte, le Magicobus passait inapperçu, même aux yeux des sorciers qui étaient les seuls à pouvoir le distinguer.


Encore assez lasse, mais déjà plus enjouée qu'avant l'arrivée du professeur Wenlock, la sorcière se permit de passer devant lui au moment de monter dans véhicule, qui s'était stoppé net à côté d'eux.


« J'imagine que vous avez l'habitude de ce genre de bus, il doit y en avoir aussi en Amérique, non ? Mais celui là est conduit par un vrai dingo du volant, - le chauffeur émit un vague râle de protestation en entendant cela - alors je vous conseillerai simplement de bien vous tenir pendant le transport. Un vol plané est si vite arrivé. »


A peine eut-elle finit sa phrase que le chauffeur illustra ses propos en redémarrant en trombe. Le bus filait sur la route comme s'il était le seul à occuper l'espace, glissant entre les taxis moldus, et slalomant entre les avenues sans jamais frôler la pédale de frein… Si tenté qu'il y en eut une dans ce véhicule! La plupart des passagers semblaient totalement étrangers au remue-ménage provoqué par la vitesse du bus, et Elen se satisfaisait de voir qu'elle ne se sentait pas trop malmenée non plus. Les habitudes revenaient vite mais elle fut tout de même heureuse de reconnaître rapidement les abords de Pré-au-Lard. Habitué ou non, un voyage en Magicobus, c'était toujours un défi, en terme digestif.


En quittant enfin le véhicule pour retrouver la village de Pré-au-Lard, l'herboriste sembla retrouver le bras d'Elliot, comme un koala retrouverait sa branche. C'est qu'il ne fallait pas le perdre en route, ce petit touriste !





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Lahhel & Elen



Lahhel ne pouvait s’empêcher de froncer les sourcils au fur et à mesure qu’Elen parlait. Elle avait eu des déconvenues avec les Mangemorts ? Dans ce gouvernement, ce n’était pas franchement pas bon signe. Une colère sourde naquit au creux de son estomac rien qu’à cette pensée. Il avait beau avoir de l’espoir, être plein de tendresse avec l’espèce humaine et être plutôt tolérant, il y avait des choses qu’il ne comprenait vraiment pas ! Les Mangemorts et leur obsession du sang en faisaient partie. Il avait même l’impression que tout ceci n’était qu’une excuse pour faire ressortir le démon en eux. Cette essence maléfique que Seytan avait distillée dans leur veine, dans leurs neurones et dans leur esprit. Elle faisait toujours autant de ravages, malgré les siècles passés. Il y avait de quoi être abattu. Mais il y avait une solution à tout ça, Lahhel en était persuadé. Après tout, des humains comme Elen montraient une bienveillance à toute épreuve. Peut-être était-ce ces mêmes personnes qui avaient récupéré trop de bonté pour en laisser une part aux Mangemorts. Cette idée eut au moins l’effet de faire sourire Lahhel. Néanmoins, il restait tout autant inquiet pour la sûreté de la sorcière.

- Vous pensez que c’est leur œuvre, aux Mangemorts, cet incendie ?

Ça pouvait très bien être qu’un incident, mais le flair de Lahhel lui disait que non. De nos jours, le hasard n’existe plus vraiment. Tout prend son origine dans quelque chose et certains faits se trouvent être étrangement corrélés.

- Si vous voulez mon avis, je ne pense pas que M. Londubat cherchera à une autre boutique. Il avait l’air plutôt attristé par votre sort. N’hésitez pas à le contacter, il pourra peut-être vous donner un coup de main pour remettre tout ça en ordre. Je ne devrais pas vous inciter à l’utiliser ainsi, mais il a encore quelques heures de détention à faire. Il préférerait sûrement trainer par ici plutôt que de retrouver les geôles des Carrow…

Si Lahhel pouvait lui faire une dérogation qui par-dessus le marché aiderait Elen, alors il ne dirait pas non ! Et malgré son esprit farouche, l’Archange s’était finalement plutôt attaché à ce gamin maladroit, mais néanmoins courageux.

Le trajet jusqu’à Pré-au-lard fut… mouvementé, c’était le moins que l’on puisse dire. Lahhel n’avait jamais pris ce genre de transport. Il avait pu observer les Moldus et leurs voitures, leurs bus, leurs métros, leurs avions, leurs tramways, etc. Et rien de tout cela ne lui avait un jour donné envie. Rien que de les voir, lui donner la nausée. Et oui même les êtres les plus purs au monde ont leur faiblesse. Celle de Lahhel était sans conteste les transports. Une voiture Moldue n’était rien comparée à l’atrocité du Magicobus. Très vite, Lahhel se retrouva secoué comme un prunier. Il ne desserrait pas les lèvres. Il n’avait jamais été malade jusqu’ici, mais ce jour allait peut-être enfin (malheureusement !) arriver. Il se contenta plutôt de s’agripper à une barre au côté d’Elen sans dire un mot. Ne pas regarder le visage qui défile, éviter tous les autres usagers lors des freinages brusques et ne pas penser à cet estomac qui se contractait, ça lui prenait déjà toute son énergie.

Ce fut avec un soulagement immense et le teint un peu verdâtre que Lahhel descendit du véhicule lorsqu’Elen lui indiqua qu’ils étaient enfin à Pré-au-Lard. Ce n’était pas trop tôt. Lahhel essuya une goutte de sueur qui perlait sur son front et soupira un grand coup.

- Il y a peut-être ces mêmes engins en Amérique, mais je les évite comme la peste. Comment les gens font-ils donc pour s’entasser dans des conserves ambulantes pareilles ?! Le genre humain dépasse mon entendement !

Bien sa dernière exclamation avait un aspect humoristique. Elle n’en reflétait pas moins ses véritables pensées à ce sujet. Il était bien content de retrouver la terre ferme. Ironique pour un Archange doté d’ailes puissantes.

- J’ai pas mal entendu parler de cet endroit, mais pour tout vous avouer, c’est la première fois que je m’y rends. Vous veniez souvent ici lorsque vous étiez élèves à Poudlard ?, demanda-t-il à la jeune femme alors qu’elle se raccrochait à son bras.

Ce contact lui fut étrangement familier. Une sensation difficile à décrire l’entoura subrepticement, comme un bon feu qui réchauffe un soir d’hiver dans la maison de notre enfance. Il détailla Elen du regard, comme si quelque chose avait changé, comme si son aura avait évolué. Il n’arrivait pas à savoir d’où ça venait. Il sentait une trace sur elle, une marque qui aurait été déposée. Le hic, c’était qu’il ne savait comment lui en parler. À part le stress, la fatigue et la peine, Elen n’avait rien de différent comparé à leur dernière rencontre. Il décida alors de faire comme si de rien n’était. Peut-être apprendrait-il quelque chose juste en lui parlant, et puis, ils étaient aussi venus pour lui changer les idées.

- Honeydukes ou la Cabane hurlante pour commencer ? À moins que vous ayez une autre idée.

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Elen haussait les épaules. Trouver le responsable de l'incendie l'avait obsédée un moment avant qu'elle ne réalise l'état de déstruction de sa boutique, quelques jours plus tôt. L'idée que les mangemorts puissent être coupables de ce raffut lui avait traversé l'esprit, naturellement, mais en y réfléchissant à deux fois, cette pensée lui était apparue comme parfaitement illogique.


« Le gouvernement souhaitait se servir de mon établissement pour se fournir directement en matériel, en potions et en plantes de toute sorte, ce n'était donc vraiment pas dans leur intérêt de déclarer un incendie pareil, expliqua-t-elle. Surtout que le foyer se situait dans la réserve de produits qui leur était destiné en priorité. En plus de cela, je ne leur avait fait part d'aucun refût concernant ce… ce partenariat, si je puis dire, admit-elle un peu honteuse.


La vérité était bien peu glorieuse, en effet. Prise de court et de panique, la sorcière n'avait pas su s'interposer à cette décision, ni sût réagir. Elle avait juste… suivit ce qui était décidé. Une réaction aussi lâche lui ressemblait malheureusement bien plus qu'elle ne voulait bien l'admettre.


« Et puis, ces flammes étaient vraiment très impressionnantes et à la fois maîtrisées, comme si quelqu'un était parvenu à sculpter le feu pour en faire une immense mâchoire qui aurait tout dévoré, supposait-elle d'une voix lasse. Je sais que vous allez trouver ça bizarre, reprit-elle, mais je trouve ça démesuré, même de la part des Mangemorts. Ca devait être l'oeuvre d'un sorcier excessivement doué dans son domaine, et faire appel à un individu aussi talentueux, si je puis dire, pour détruire une boutique aussi minable que la mienne, je trouve ça bizarre et légèrement inutile.. »


Tandis qu'elle parlait, la sorcière ne put s'empêcher de masser légèrement son avant-bras, dissimulé sous plusieurs pellicules de bandage. La brûlure lui démangeait d'autant plus qu'elle semblait impossible à guérir. En quatre jours, la chair n'avait pas cicatrisé, le sang coagulait à peine et la même sensation douloureuse n'avait cessé de parcourir la plaie.

Toutefois, Elen s'abstint d'en faire part à Elliot. Il semblait déjà suffisamment inquiet à ce sujet, autant ne pas en rajouter.

Sortir à Pré-au-lard était d'ailleurs un très bon moyen de se changer les idées, c'était indéniable, mais même accrochée au bras du sorcier, l'herboriste avant du mal à retrouver le sourire. Cela dit, il était là, et mine de rien, sa bienveillance était assez touchante, il n'avait pas à en douter.


Le pauvre ne fut pas épargné par le trajet en Magicobus. Son teint nauséeux suffisait à comprendre que ce moyen de transport ne faisait pas partie de ses habitudes. En quittant le véhicule, l'herboriste afficha un air mi amusé, mi inquiet.

«Vous faites partie de cette race de créatures incompréhensibles, je le crains fort… »


Leurs pas les guidèrent petit à petit vers le centre de Pré-au-lard qui, à l'instar du Chemin de Traverse, avait bien changé en une petite dizaine d'années. La sorcière éprouva néanmoins un certain soulagement à voir plusieurs boutiques encore ouvertes et bien actives. D'ailleurs, ils ne tardèrent pas à apercevoir le vitrine de Honeydukes. Traditionnellement surpeuplée de sucreries, de bonbons, de gâteaux et de biscuits en tout genre, la boutique concentrait à elle seule suffisament de couleurs pour la rue entière.


« Maintenant qu'on est là, autant rentrer, proposa la sorcière en désignant le magasin. On verra bien après ce qui vous tente, fit-elle en passant le seuil, toujours au bras d'Elliot.


Derrière sa voix lente, Elen se sentait en vérité comme une enfant dans cette confiserie. Comme une enfant épuisée et qui se sentait bien minable de n'avoir qu'un seul ami auquel se raccrocher (littéralement), mais surtout comme une enfant qui ressentait une attraction inexplicable envers ce petit univers tout en sucre. Des petits personnages animés en pâte à sucre chantonnaient dans un rayon, tandis que des cannes de sucres d'orges tournaient sur elles-mêmes comme pour tenter d'hypnotiser quiconque les regardaient, les barbapapas changeaient de formes plus rapidement qu'un épouvantard au milieu d'une foule, et les clients du magasins s'extasiaient sur toutes ces petites animations éparpillées qui avaient fait la réputation d'HoneyDukes.


« Une journée ne serait pas suffisante pour découvrir tous les petits trésors de ce magasin,
glissa-t-elle à Elliot.


En dépit de la sincérité de ses paroles, Elen n'envisageait aucun achat ici, ni ailleurs pour aujourd'hui. Ses économies n'avaient cessé de fondre ces derniers mois, et l'incendie lui avait donné le coup de grâce. C'était encore un aspect qu'elle préférait taire à son ami qui, elle en était certaine, n'aurait fait que s'inquiéter davantage.
Elle eut à peine le temps de s'attarder sur une autre étagère peuplées de maisons champignons tout en marshmallow qu'une voix familière, parvenant de derrière son épaule, vint la sortir de ses rêvasseries.


« Je ne m'attendais pas à te croiser ici, remarqua la voix d'un ton assez enthousiaste.


Derrière Elliot et Elen, se tenait Joshua Trenton, un sorcier âgé d'une trentaine d'années, aux cheveux bruns frisés et à la barbe de trois jours, revêtu d'un uniforme aux couleurs de la boutique. Il était indéniable que le jeune homme travaillait ici, mais plus encore, il était indéniable qu'il portait étonnament bien les couleurs de la maison. A sa vue, la sorcière abandonna son teint blafard au profit de quelques couleurs. Recroiser ce sorcier, c'était un bond dans le temps inatendu.


« Et moi dont, se surprit Elen avec un léger sourire, en reconnaissant le jeune homme. Je… C'est fou, de te recroisier ici… enfin, après tout ce temps je veux dire. J'ignorai que tu avais fini par trouver un job ici. Quand on s'est… Enfin la dernière fois qu'on s'est vu, tu allais de petit boulot en petit boulot et…
[color=#000099]
- Et j'ai fini par me plaire ici. Le village est assez sympathique malgré… enfin malgré tu-vois-ce-que-je-veux-dire[/color], fit-il sur le ton de la confidence. Les clients ici sont heureux de trouver un peu de joie et de futilités qui leur change un peu le paysage, assura-t-il avec un sourire resplendissant.

- Je suis râvie pour toi Josh, vraiment, poursuivit Elen. Tu es mâlin, drôle, tu es charmant… vendre un peu de bonheur aux gens, c'est un métier fait pour toi, sans aucun doute, ajouta-t-elle avant de tourner finalement le regard vers Elliot.

- Que je suis distraite, je vous demande pardon à tous les deux ! Joshua, je te présente Elliot Wenlock, qui est en voie de devenir professeur à Poudlard, et Elliot, voici donc Joshua, nous…. Enfin il… il est… non, il était… ce que je veux dire c'est que nous étions…

- Je suis son ex-compagnon, compléta le principal intéressé à l'adresse d'Elliot, en voyant l'embarras de la sorcière. Ravi de faire votre connaissance, Monsieur Wenlock, fit-il en lui tendant une main amicale. Pour ma part, ce qui me ravit c'est de voir que tu t'es remis avec quelqu'un , lança-t-il à Elen avec une certaine bienveillance. Avant que celle-ci ne puisse le contredire, une autre vendeuse interpella Joshua.

- Je vous demande pardon à tous les deux, j'ai du travail qui m'attends. Au plaisir de vous revoir… et puis bien sûr, n'hésitez pas, si vous ne trouvez pas votre bonheur dans les rayons les tourtereaux 
! Conclut-il chaleureusement avant de les laisser tous les deux, là où il les avait trouvé.


En effet, les clients affluaient, les étages de bonbons se vidaient, et il n'était pas de trop de deux pour maintenir en forme le magasin. Dans tout cela, Elen était aussi rouge qu'une pivoine et se sentait infiniment plus embarrassée maintenant.





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Malgré la gravité de sa situation, Elen réussissait à être enjouée. Pré-au-Lard et le magasin de confiseries en particulier devaient être des endroits magiques. Ce qui surprit le plus Lahhel, ce fut l’explosion de couleurs qui lui sauta aux yeux. Tout était si étrange, si curieusement tentant dans cette boutique qu’elle faisait presque tache avec la morosité extérieure. Même si son regard était concentré sur tous les petits détails qu’il pouvait voir, les pensées de Lahhel n’en étaient pas moins accaparées par les dires précédents de la sorcière. Sa description des flammes destructrices étaient bien étrange. Les feux magiques étaient évidemment différents des brasiers « naturels » ou du moins, sans source magique. Mais un feu sculpté… Cet élément était l’un des plus durs à dompter. À ce jour, Lahhel n’avait pas encore rencontré en chair et en os des sorciers capables de le maîtriser totalement. Ou alors, il ne s’agissait pas d’un feu véritable, ce n’était qu’un feu inoffensif, incapable de brûler. Seuls Dumbledore, Voldemort ou l’un des fondateurs de Poudlard auraient pu en être capables. Malgré l’importance qu’il portait à Elen, il doutait que l’un d’entre eux ait pris la peine de se déplacer pour détruire une pauvre petite boutique de plantes. D’autant plus qu’il n’y en avait plus qu’un seul de vivant dans tous ces noms et qu’il était à la tête du pays.

Lahhel aurait voulu la questionner davantage sur ce point. Cette étrange aura autour d’elle – comme si elle avait été marquée par quelque chose – n’était peut-être pas sans lien avec l’incendie. Malheureusement, il n’en eut pas le temps et il dut réprimer sa frustration.

Un grand jeune homme venait de les interrompre et de toute évidence, Elen et lui se connaissaient. Lahhel comprit rapidement la nature des liens qui les unissait. Le fameux Joshua dont elle avait un jour évoqué le nom, alors qu’elle était dans la chambre de Lahhel, peut-être déjà en pyjama. Le pyjama de Lahhel en plus ! Pourquoi il se mit à penser à ça, aucune idée. L’image lui avait tout de suite percutait sa zone mémorielle. Un peu à l’écart, il s’était redressé de toute sa hauteur, mais le Joshua en question lui faisait de la concurrence concernant la taille. Le visage assez neutre, Lahhel n’intervint pas. Les hésitations d’Elen dans le cours de ses paroles fit penser à Lahhel que la sorcière n’avait pas totalement tourné la page de son côté. Quelques sentiments étaient peut-être encore là. Facile à deviner après le torrent de compliments qu’elle lui fit. Simple observateur, l’amicalité de Joshua sautait aux yeux de Lahhel. Malgré tout, l’Archange ne ressentit à peine une once de sympathie pour lui. S’être enfui pour tenir un magasin de bonbons, quelle immaturité… Il n’aimait pas juger, mais pour le coup, il ne put s’en empêcher. La conversation avec ce Joshua sembla durer de longues minutes et Lahhel n’y apprit que minauderie. Les humains, vraiment… Enfin, il les salua et l’Archange remarqua le teint pivoine d’Elen.

- Charmant, se contenta-t-il de dire.

Il savait très bien qu’il n’avait aucune remarque à faire là-dessus. Il n’était clairement pas l’être le mieux placé pour parler de sentiments, de relations, de couples et tout ça. Ce n’était pas son domaine. Et la frustration d’avoir été interrompu prenait le dessus. Honeydukes était bien accueillant, mais Lahhel en avait vu assez. Il entraîna la sorcière à l’extérieur, fit quelques pas et l’arrêta. Son air était un peu plus renfrogné qu’avant, mais il ne perdait pas son objectif en vue.

- Navré de revenir là-dessus, mais êtes-vous certaine de ne pas avoir été blessée dans l’incendie. J’ai cru vous voir masser le bras lorsque vous en avez parlé, alors je me demande… mais nous avons été interrompus avant.

L’espace d’une unique phrase, la voix d’Elliot était passée d’avenante à étrangement sèche, l’expression allant avec. Il se pinça les lèvres, mais la tentation fut trop forte de ne pas poursuivre.

- Je suis également navré que votre ami ait cru que nous étions un couple. J’ai bien vu comment vous le regardiez. Je suis loin d’être un expert dans ce domaine, mais je ne pense pas être totalement aveugle. Si j’ai mis à mal une intention particulière avec ce jeune homme, je peux régler la situation. Je ne veux pas vous mettre dans l’embarras.

Tout cela était bien vrai, même s’il n’était pas des plus enjoués à cette idée. Enfin, il n’avait pas à se mêler de ce qui ne le regardait pas même s’il avait tendance à mettre son nez dans ce qui ne le regardait pas toujours. C’était l’une de ses réputations là-haut. Seulement s’il apprenait que Joshua n’avait pas été honnête envers la jeune femme ou qu’il était un mauvais compagnon, il s’autoriserait à intervenir. Pour le reste, il se devait de rester neutre. N’était-ce pas son rôle d’Archange après tout ?

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@Elen Slughorn a écrit:

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La présence – objectivement – lumineuse de son ex compagnon avait rendu le sourire à la jeune sorcière. Même si ses paroles l'avaient mise dans l'embarras, il fallait admettre que cette spontanéité et cette maladresse sociale qui caractérisaient Joshua contribuaient à son charme. C'est ce qu'avait pensé Elen quelques années plus tôt.

Se remémorant quelques frasques remontant à ce qui semblait être une vie antérieure, ses rêvasseries furent interrompues par le timbre glacial et grave d'Elliot. Le sorcier se tenait droit, inflexible, et même si elle était toujours à son bras, il se tenait plus distant que jamais.
Ce ton emprunt de sarcasme ne lui ressemblait pas non plus, et son visage  s'était clos brutalement.

Elen mit un certain temps à supposer qu'une once de gêne avait peut-être atteint le sorcier. Presque honteuse de n'avoir su corriger Joshua, la sorcière se détacha finalement du bras d'Elliot tout en le suivant, hors du magasin. Passer encore un peu de temps dans la boutique d'HoneyDukes lui aurait plus, naturellement, mais le sorcier semblait suffisament contrarié pour qu'elle n'oppose la moindre objection à cette décision-là.

Regard bas, comme une enfant prise sur le fait, elle réfléchissait à toute allure pour détendre l'atmosphère. Après tout, Elliot avait fait le déplacement et il n'était pas question qu'il regrette un tel voyage, d'autant que cela devait peser sur son travail. Depuis qu'il était arrivé, Elen réalisa qu'elle n'avait fait que de se lamenter, de se plaindre et tandis qu'il l'écoutait relieugeusement, elle lui avait donné le coup de grâce en minaudant sous son nez. Pour n'importe quel homme, quelque soit la nature de la relation, Elen avait conscience que cela pouvait presque avoir un degré humiliant.

Elle n'eut toutefois pas le temps de formuler quoi que ce soit qu'Elliot avait reprit la parole. Qu'il fût encore préoccupé avec l'incendie la toucha, indéniablement. Joshua n'avait jamais fait preuve d'autant d'attention, et elle sentit d'autant plus coupable de sa propre attitude qu'elle s'en rendait compte par effet de comparaison… Maudit cercle vicieux !


« J'ai… blessée, c'est un grand mot… juste égratignée, rien de bien grave, bredouillait-elle en levant vaguement son avant-bras, encore enroulé dans un bandage. C'est juste que ça ne semble pas vouloir cicatriser… Ou alors c'est très lent, mais en quatre jours, c'est toujours aussi sanguinolent. »


Bien qu'elle affichait un certain calme face à cette question, l'état de se propre chair la préoccupait. En quatre jour, la peau n'avait pas seulement refusé de se guérir ni d'absorber la moindre potion : elle s'obstinait à diffuser une douleur brulante dans tout le reste de son bras jusqu'à l'épaule.

A peine eut-elle le temps de remettre correctement sa manche, que son interlocuteur enchaîna avec une voix plus rigide que jamais. Ses dires glacèrent la sorcière sur place après que son cœur eut raté un battement. C'était dont cela qu'Elliot dissimulait sous son air renfrogné ? La Jalousie, c'était bien la dernière chose qu'elle aurait envisagé de sa part, et pourtant, cela expliquait la moindre de ses mimiques jusqu'ici.


De roses, ses joues viraient soudainement au blême.


« Vous… Vous ne mettez pas dans l'embarras Elliot… Vous me faites prendre conscience que… Que je ne suis pas aussi attentive avec vous, enfin, pas autant que vous l'êtes à mon égard. Je vous demande pardon, vraiment. Mais non … Il n'y a plus rien avec Joshua depuis des années. Le revoir, c'était comme revenir dans le passé, avant… avant tout ça. Avant la morosité omniprésente, avant la méfiance de tout et tout le monde… Le revoir ça m'a permit de me remémorer des bons moments qui ne sont rien d'autre que des souvenirs. Ce n'est pas pour autant qu'il n'y a rien de bien aujourd'hui. »



Elen avait finalement prit son courage à deux mains pour planter son regard dans celui d'Elliot, facilement logé trente centimètres plus haut. Les yeux du sorciers semblaient être la contraction d'une multitude de couleurs, desquelles se détachaient significativement le bleu et le jaune. Une telle singularité rendait parfois – comme ce jour-là – son regard difficile à soutenir.
Finalement, ses jambes daignèrent enfin se remettre en marche. Lorsqu'elle fut à sa hauteur, la sorcière se hissa sur la pointe des pieds pour poser brièvement ses lèvres sur celles d'Elliot.


Aussi tôt après, un sourire se dessina sur son visage alors que ses yeux se firent à nouveau fuyants. Le sorcier avait quelque chose d'intimidant, à moins que ce fut Elen qui se fit rattraper par sa timidité en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire.


«  Vous vouliez voir la cabane hurlante non ? Je vous y emmène, si vous voulez. »


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Malgré son air renfrogné qui ne semblait pas vouloir passer, Lahhel portait beaucoup d’attention aux paroles d’Elen. Surtout concernant sa blessure. Des flemmes étranges, une aura particulière et une blessure qui ne semble pas vouloir cicatriser. Le hasard était trop grand pour maîtriser autant de paramètres. Du coin de l’œil, l’Archange se mit à chercher après un endroit où il pourrait s’asseoir. Il comptait bien regarder cette fichue brûlure. Il en était même si obsédé qu’entendre Elen revenir sur le cas Joshua le surprit. Bien sûr, c’était lui qui avait lancé le sujet. Il avait juste voulu mettre les choses au clair. Vraiment ? Oh et puis non, il ignorait pourquoi il avait lâché de tels mots, pourquoi il avait ressenti le besoin d’émettre un avis là-dessus… Une des influences néfastes de cette maudite terre sûrement. Cependant, son regard s’accrocha aux lèvres d’Elen lorsqu’elle remit le sujet sur le tapis. Il aurait tant voulu lui dire qu’elle n’avait pas à se justifier, que ça ne le regardait pas, qu’il s’en fichait, mais…non. Il ressentait un besoin irrépressif de savoir, d’être au clair sur ce point, de savoir à quoi s’en tenir… Est-ce que c’était pareil avec tous les humains qu’il croisait ? Il aurait tendance à dire que non, qu’il portait peu d’importance à ce genre de sujet. En fait, il n’avait pas approfondi assez de relation avec des humains pour vraiment savoir. Cependant, Elen était la première qui réveillait chez lui cette curiosité mal placée.

Les paroles d’Elen ressemblaient de très près à des excuses et cela mit quelque peu mal à l’aise l’Archange. En l’écoutant, il se rendit compte qu’il n’avait aucun droit sur elle. Elle n’avait pas à s’excuser de ce qu’elle ressentait pour tel ou tel type. Elle n’avait pas à se morfondre en explication si elle était heureuse de revoir un homme qui lui avait apporté pendant quelque temps du bonheur. Il n’était rien dans sa vie à elle. À part une journée à Poudlard, on ne pouvait pas dire qu’ils avaient du vécu. Joshua, lui, avait ce mérite.

- Elen, vous n’avez pas à me dire ça. Vous n’avez pas à vous justifier. Je suis désolé si j’ai été brusque. Ça m’a surpris, c’est tout. Et ça n’avait pas à me surprendre d’ailleurs. C’est juste que…

Il laissa mourir sa phrase sans savoir la formuler. C’était juste qu’il n’était pas habitué. Qu’il y avait tellement de choses à gérer dans les relations humaines. Que c’était si facile avec Elen qu’il avait naïvement cru que la jeune femme était loin de toutes ces préoccupations terrestres. Enfin il y avait des tas de raisons. Aucune réellement valable, mais des tas quand même. Et certaines lui échappaient toujours.

Elen les arrêta en même temps qu’elle stoppa ses paroles. Un silence, que Lahhel interpréta comme particulièrement gênant flotta entre eux. Il y avait une étincelle triste dans les yeux de l’ange. Encore une fois, son regard était posé sur le visage d’Elen. Il n’en détacha les yeux. Même quand elle approcha si près, trop près. Et puis, ils s’écarquillèrent.
Un baiser. Une chose à laquelle il ne s’était pas du tout attendu. Une expression d’intense surprise étirait son visage alors qu’Elen recula. Ses yeux captèrent des émotions, des traits de visage qu’il n’avait pas perçus auparavant. Il lui avait des pensées qui foncèrent à l’avant du crâne et que sa raison tentait de repousser à l’arrière.
Il était debout et il ne savait pas quoi faire.

On n’apprend pas ce genre de chose aux anges, et encore moins aux Archanges. Ils ne sont pas censés côtoyer les humains. Ne sont pas censés créer des amitiés et encore moins des relations plus poussées. Ils ne doivent que les guider. Lahhel était venue à Londres pour aider les idéologies qui lui parlaient, pour comprendre l’humanité, pour vivre comme eux pendant quelque temps. Mais ça n’avait jamais été dans son intention d’aller au-delà des règles sous-jacentes des Archanges : ne pas fréquenter. Rien n’était vraiment écrit là-dessus, mais c’était si évident pour tous. Les espèces ne pouvaient se mélanger de la sorte. Trop de fois un ange avait perdu ses ailes en succombant à la mortalité d’un humain. C’était paradoxal, mais les sentiments étaient peut-être le plus grand némésis des créatures célestes.

- Je…, se racla-t-il la gorge. Elen, je… Allons nous asseoir.

Il avait fini par le repérer son banc et une fois assis, il attrapa le bras endolori de la sorcière. Il remonta sa manche et examina la plaie. Pour autant sa peau était pâle, ses mains moites et froides. Il était inquiet, perturbé par ce qu’il avait là, dans son ventre. Inquiet par ce qui allait se passer et à l’idée de faire le mauvais choix.

- Il faudra changer votre bandage. Votre plaie suinte encore. Qu’est-ce que vous mettez comme onguent ? J’ai peur que si on la laisse comme ça, la brûlure s’élargisse un peu plus. Ce n’a clairement pas été provoqué par des flammes normales, non.

Lahhel n’avait qu’à passer les doigts au-dessus pour ressentir encore plus cette étrange sensation. Ça lui électrisait même les doigts. Avec ses pouvoirs, la question pouvait être réglée, malgré l’état du bras. Il pourrait au moins la soulager, réduire la blessure. Mais c’était prendre un risque pour son identité. Il plongea son regard dans celui d’Elen et laissa échapper ces mots :

- Fermez les yeux et promettez-moi de ne pas les rouvrir tant que je ne vous l’aurais pas dit.

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Lahhel & Elen




D'accord. L'embarras commençait vraiment là. A côté de ce qu'elle ressentait là, tout de suite, les réflexions de Joshua paraissaient vraiment dérisoires. Il lui semblait qu'une épée de Damoclès se tenait désormais au-dessus de sa tête et que le pire, dans tout cela, c'est qu'elle ne s'abattait pas. Ce n'était pas tant la honte qui emplissait sa poitrine que l'envie de disparaître ou de se métamorphoser en un insecte minuscule. Elliot n'affichait aucune réaction, rien qui aurait pu lui permettre de mesurer l'ampleur de son geste. Quelle idée elle avait eu en faisant ça. Le sorcier qui venait en ami, pour lui porter assistance, devait, à présent, avoir le sentiment de trainer un boulet désespéré à son pied. Un boulet nommé Elen.


Pour elle, qui s'épanouissait bien mieux dans le bruit et dans un flot continu de paroles, le silence d'Elliot était bien la pire chose qui pouvait arriver. Non, le pire, le vraiment pire, c'était de passer au sujet de conversation suivant comme si de rien n'était. Mince, elle aurait préféré qu'il la repousse franchement plutôt que d'être abandonnée ainsi dans une gêne mêlée d'indifférence.


En même temps, à quoi s'attendait-elle ? A vrai dire, lorsqu'elle s'était avancée vers lui, elle n'avait pas tellement pensé à la suite des événements. Que ça lui serve de leçon, à l'avenir. Maintenant, elle se retrouvait prisonnière de la même série d'images défilant dans sa tête, une interminable boucle qui lui répétait encore et encore à quel point elle avait été ridicule d'espérer quoi que ce soit. Une parodie d'adolescente émotive, voila ce qu'elle était.


Qu'aurait-elle donné pour avoir Gamora auprès d'elle, à cet instant… La petite botruc avait le don de l'apaiser en toute circonstance et c'était de cela qu'elle avait besoin. Cette impression d'être perdue, le regard d'Elen la trahissait trop bien. Il était devenu incapable de se poser, passant nerveusement du sol aux maisons de pré-au-lard, de ses chaussures au col du manteau d'Elliot. La témérité qui l'avait hissée à hauteur d'Elliot retombait comme un soufflet, laissant place à une certaine lâcheté.


Gâcher une ambiance pour les nuls, par Elen Slughorn. Bientôt en librairie.

Lorsqu'il l'invita à s'asseoir, La sorcière bredouillait déjà à mi-voix des excuses. Elle cru presque que l'épée qu'elle avait au-dessus du crâne allait enfin s'abattre. Il ne lui fallut pas plus de quelques secondes pour comprendre que ça ne serait toujours pas le cas. Le sorcier semblait complètement obsédé par cette histoire de blessure alors que vraisemblablement, il n'y pouvait rien.

Elen n'eut pas son mot à dire que le jeune homme s'était déjà emparé de son avant-bras tremblant et meurtri dont il avait débuté l'examen. Elle ne regardait son visage seulement lorsqu'il ne la regardait pas. Le contact de ses doigts, comme de ses yeux, l'angoissait presque, comme si une force étrange émanait directement de lui. Elen l'interpréta comme une gêne excessive, un embarras complètement contagieux qu'il préférait combattre en se concentrant drastiquement sur sa brûlure.


« Rien ne fonctionne sur cette saleté de plaie », parvint-elle finalement à déglutir, d'une voix à peine audible, en passant son autre main sur son visage, comme si elle venait de finir de courir un marathon. « Faîtes comme bon vous semble, ça ne peut pas être pire de toute façon », souffla-t-elle en consentant à fermer les yeux et en détournant la tête sans grande conviction.



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Le malaise était bien là, même Lahhel s’en rendait compte, c’était dire. Son absence de réaction avait semblé un froid sur la sorcière. Lui qui l’avait fait sortir pour lui changer les idées, il rajoutait sûrement à sa peine sans le vouloir. Il aurait pu se dire tout simplement qu’il ne savait pas où Elen avait voulu en venir. Mais, c’était faux. Oui, il était un Archange. Oui, il vivait sa première expérience en tant qu’« humain ». Mais il n’était pas assez innocent pour ignorer la signification d’un baiser. Celui-ci n’avait pas été passionné comme ce que l’on pouvait voir dans un film moldu. Est-ce que ça en réduisait pour autant le message ? Non, pas vraiment. Elle l’avait un peu perdu, il fallait bien l’avouer. Heureusement – façon de parler – il avait autre chose à faire.

La voix si fragile d’Elen lui fit l’effet d’une lame qu’on enfonce dans sa chair. Il se sentit si coupable. Il avait loupé quelque chose, avait raté une étape. Qu’avait-il fait pour qu’une telle situation arrive ? Il y avait bien d’autres questions encore, mais toujours plus perturbantes.
La plaie, cette plaie si étrange était une énigme qui se confondait dans cette étrange situation. Lahhel s’assura qu’Elen ai bien fermé les yeux avant de l’examiner de plus près. Ses doigts frôlèrent la peau brulée de la jeune femme. Sous la pression de son épiderme, des étincelles blanches et bleues électrisèrent la plaie, comme si le mal qui vivait sur elle répondait au contact de Lahhel. À base de plusieurs manipulations, il testa ce qu’il voyait. Le mal était bien ancré, comme un chat agrippé à sa branche toutes griffes dehors. Pour autant, la brûlure semblait répondre aux caresses de Lahhel. Il posa son index sur sa langue et aussitôt il ressentit cette électricité sur ses papilles. Mais à lui, ça ne lui faisait pas mal. C’était même plutôt agréable, comme si ces cellules magiques étaient heureuses de voir Lahhel. Et il y avait toujours cette sensation familière, presque familiale.

Il commençait à mettre le doigt sur ce qui clochait. Et la réponse ne lui plaisait pas tellement. Il n’en était pas sûr, mais il ne voyait pas d’autres solutions. À sa connaissance, il n’existait qu’une créature capable de créer un tel feu et laisser de telle trace. D’un coup d’œil, il vérifia que les yeux d’Elen étaient clos. Avant de faire quoi que ce soit, il prit son temps. Il profita de ce moment de flottement pour observer la jeune femme. La détailler.

Les humains étaient beaux. Pas parfaits, mais beaux. Elen ne dérogeait pas à la règle. Lahhel aimait bien ses cheveux emmêlés, ses longs cils noirs et le rouge de ses joues. Elle avait des lèvres si fines. Lorsqu’elle les pinçait, ça ne la rendait que plus attachante. Un peu honteux de toutes ses pensées, Lahhel reporta son attention sur la plaie, délicatement, il posa sa paume sur la peau noircie. Une puissante chaleur se propagea entre les deux corps. Une lumière scintillante les enchainait. Il y avait un risque qu’Elen regarde. C’était instinctif. Était-ce pour cette raison qu’il fit cela ? Lahhel vous dirait sûrement que oui. C’était par sécurité évidemment. C’était la vérité, on ne peut pas le lui enlever. Pas toute la vérité.

Alors que Lahhel transmettait une partie de son énergie à Elen, son autre main se glissa sur le cou de la jeune femme. Il approcha son visage et emprisonna les lèvres d’Elen avec les siennes. Il ne connaissait pas l’art d’embrasser, mais il apprécia ce contact chaud et humide. Il ferma les yeux tandis qu’il sentait la peau d’Elen s’adoucir sous sa paume. Une partie de son cerveau était bien plus occupée à échanger ce baiser avec la sorcière. Si bien qu’il s’y prit au jeu. Sa main glissa derrière l’oreille de la sorcière puis, une fois qu’il eut senti que la guérison avait opéré, il s’arracha à cet échange.

D’une manière très naturelle, il libéra le bras d’Elen. Il avait fait en sorte de ne pas la soigner complètement pour ne pas le rendre plus suspicieux qu’il ne l’était déjà. Mais la guérison complète allait pouvoir se faire dans les jours à venir. La peau était plus rose que rouge et la plaie ne suintait plus.

- Ça devrait être un peu mieux, dit-il tout en évitant le regard d’Elen. Si ça ne s’améliore pas, n’hésitez pas à me le dire. On a quelques petits secrets en Amérique.


La dernière touche d’humour avait quelque chose de gênant. La pulsion qu’il avait eue juste avant, il ne la comprenait pas totalement. Il avait cédé à une envie qu’il n’avait jamais eue par ailleurs. Une part de lui s’en voulait d’avoir été si faible, une autre ne regrettait aucunement l’expérience. Pire encore, elle ne disait pas non à l’idée de recommencer. Oui, ça avait éveillé plein d’autres choses chez lui : des images, des sensations, des envies, etc. Tout ce à quoi il s’était gardé à l’écart durant des millénaires. La Terre l’influençait bien trop.

- On peut aller à la Cabane Hurlante. Je suis curieux de voir l’endroit.


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Elen s'en voulu presque d'avoir promi à mi-mots de garder les yeux clos. Il était bien difficile de deviner ce qu'Elliot fabriquait, à triturer son avant-bras dans un sens puis dans l'autre, et pour un esprit aussi curieux que le sien, il n'y avait rien de pire que de ne pas savoir. Il était sans doute entrain de l'examiner sous toutes les coutures, mais en soi, rien qui ne sembla justifier une telle mesure secrète. Elliot avait une vie avant l'Angleterre… peut-être était-il un genre de médecin aux Etats-Unis… Un médecin préférant garder ses propres astuces pour lui.


Une fois de plus, pour passer outre, il fallait garder en tête qu'il était bizarre. Entre personnes bizarres, il faut savoir se soutenir, mine de rien.
Avec n'importe quelle autre personne, l'herboriste aurait rompu sa promesse et aurait cédé à la curiosité. Le fait est, qu'en très peu de temps, Elliot avait gagné sa confiance et c'était une chose à laquelle elle tenait, en dépit du malaise ambiant. Pour le coup, ça n'était pas de gaiété de cœur, mais même lorsqu'un faible courant électrique se mit à lui démanger le bras, ses paupières se maintinrent fermement closes.


Yeux clos, Elen cherchait un moyen de quitter ce bourbier de gêne dans lequel elle les avait embarqué tous les deux. Il était impossible d'en vouloir à Elliot. Lui en vouloir pour quel motif ? De ne pas avoir été réceptif ? Il n'aurait pas été le premier à placer la sorcière dans la case « amie », après tout. Ca n'était pas une raison de lui en vouloir, de toute manière. Il ressentait bien ce qu'il voulait !

Ainsi, éloignant son intérêt de ce que faisait Elliot, la sorcière se promit, une fois qu'il lui donnerait la permission de rouvrir les yeux, de faire abstraction de tout ce déballage émotionnel et de redevenir l'amie qu'elle avait été pour lui , lors de son premier jour à Poudlard. Il n'y avait rien d'aussi sécurisant ni d'aussi simple qu'une amitié, alors autant rentrer dans les sentiers battus.


Toutes ces bonnes résolutions auraient pu être appliquées, mais comme toute décision de cet ordre, le premier obstacle fut rédibitoire. Ses pensées venaient tout juste de s'apaiser, son esprit ne se tenait plus loin d'un état de séreinité que la main d'Elliot, posée sur sa nuque, la prit par surprise. Ce ne fut que peu de chose à côté de son baiser. Elle ne sut contrôler ses doigts qui se glissèrent en aveugle jusqu'à la joue creuse du jeune homme, remontant jusqu'à ses pommettes diablement saillantes. Cet échange ne dura pas plus de quelques, et dieu sait qu'Elen n'en perdit pas un instant. Ce fut une véritable torture que de maintenir les yeux clos.


Elliot trahissait une certaine maladresse, une certaine inexpérience dans sa manière de faire, mais la sorcière ne se surprenait plus de l'en trouver un peu plus attachant. Il semblait impossible de lui reprocher quoi que ce soit, de toutes manières.


Lorsqu'elle fut « autorisée » à rouvrir les yeux, ces derniers cherchèrent instinctivement à capter ceux du jeune homme… qui s'obstinait à les poser ailleurs, à présent.
Faute d'un contact visuel, son attention se reporta sur son propre bras. De son point de vue, s'il y avait une différence entre la pré et la post-intervention, cette dernière était très subtile. Toutefois, il fallait reconnaître que la douleur brûlante qui contaminait son bras s'était nettement atténuée, visant même à disparaître. C'était le principal, à vrai dire.


« Je vois ça, répondait-elle en baissant une seconde fois sa manche. Merci.. pour tout. C'est bien mieux… peut-être pas visuellement, mais ça ne brûle plus, en tous cas, lui assurait-elle avec un sourire au coin des lèvres. Que pensez-vous que ça soit ? Enfin, vous pensez savoir pourquoi ça refuse de guérir comme une brûlure normale ?»


Le visage de la sorcière pétillait lorsqu'il était tourné en direction d'Elliot. A présent, le voir gêné, avait quelque chose d'attendrissant. Il avait un peu l'air de ces adolescents, qui embrassent pour la première fois et qui ignorent bien quoi faire après s'être jetés à l'eau. Toutefois, Elen ne s'avisa pas de le laisser mariner dans sa propre incertitude. Elle ignorait bien quelle pouvait être la phrase appropriée pour ce genre d'occasion – la situation avait été tellement différente avec Joshua – mais il s'agissait simplement de désamorcer sa gêne.


« J'aime bien vos pommettes Elliot. Elles sont cools. »



De paire avec cette affirmation, se joignait un hochement de tête véridique et approbateur.


« il faudra qu'on remette ça bientôt », aurait pu être une bonne interprétation.


« Pour la cabane hurlante, je vous emmène alors. Ca n'est pas très loin d'ici, on peut s'y rendre à pieds aisément, à partir d'ici. »
Se redressant, la sorcière se mit finalement debout. Libérée d'une angoisse, elle était en passe de redevenir aussi légère qu'elle ne l'avait été lors de leur première rencontre.






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Pour une raison qui lui était inconnue, Lahhel évitait toujours le regard d’Elen. Il préférait de loin poser ses yeux sur son bras encore marqué, même s’il n’avait plus rien à faire pour lui. Cette blessure le perturbait toujours évidemment, et encore plus maintenant qu’il était sur une piste. Une piste qu’il n’aimait pas tant que ça. Elen parla enfin. Le sujet de la discussion resta sur sa blessure et même s’il était encore gêné, il appréciait la diplomatie et la délicatesse de la jeune sorcière. Il finit par lever ses pupilles vers le visage rayonnant d’Elen. Cette expression, il la prit en plein visage et c’est soudainement plus léger qu’il se sentit. Néanmoins, il garda un air sérieux pour lui répondre.

- Je ne vais pas vous mentir, c’est très étrange comme blessure. Rare aussi. Mais je crois avoir déjà vu ça. Le mal est réglé normalement. Je vous en dirai plus lorsque je serai sûr de moi. C’est encore trop tôt.

Oui, parce que l’Archange comptait bien ne pas laisser cet événement se diluait dans le temps. Cette brûlure, c’était un signe. Un signe qu’il y avait une créature, là, quelque part sur Terre… Une créature avec bien trop de points communs avec Lahhel, mais qui avait décidé d’user de méthodes bien différentes. Alors même que Lahhel se rembrunissait dans ses pensées, ses doutes et ses préoccupations, Elen déclara une chose bien étrange. Un froncement de sourcil d’abord, puis des commissures de lèvres qui se soulèvent. Lahhel laissa échapper un sourire. Non pas que la remarque d’Elen lui plut. Même si Lahhel prenait la peine tout de même d’être présentable, à ses yeux son corps n’était qu’une enveloppe physique. Asmar avait décidé de le bâtir ainsi, et c’était bien suffisant pour lui. Mais la manière dont elle lui dit qu’elle aimait ses pommettes était si touchante, si drôle et inattendue à la fois.

- Merci, tout le monde n’est pas de votre avis. Quelqu’un m’a un jour dit qu’on pourrait presque s’y couper.

Il se souvenait encore clairement de sa sœur Archange qui lui avait dit ça. Lahhel n’avait su comment interpréter sa remarque. Elle avait une façon de s’exprimer parfois si étrange.
Le hochement de tête d’Elen, Lahhel ne sut pas comment l’interpréter non plus. Il ne réagit donc pas et suivit la jeune femme lorsqu’elle se leva. Il la laissa les guider. Son pas était si léger et son expression bien plus amusée que quelques minutes auparavant. Alors c’était ça, le pouvoir des lèvres d’un homme ? Derrière elle, Lahhel en sourit. À croire que les lèvres d’Elen avaient eu ce même effet sur lui.

- Vous êtes déjà entré là-dedans ?, demanda-t-il alors qu’il voyait la Cabane se dessiner au loin. Je sais bien que les fantômes existent, je suis bien placé pour en travaillant à Poudlard, mais ces rumeurs qui courent sur cet endroit me semblent un peu tirées par les cheveux.

Ce que se disait Lahhel, c’était surtout que les fantômes n’étaient peut-être pas les seules âmes qui vivent en ces murs. À vrai dire, il connaissait l’histoire des hurlements et leur source. Un élève loup-garou, tout simplement. Mais il paraissait qu’on pouvait encore entendre de drôles de bruits. Or, le loup n’avait plus de raison d’y séjourner.

- Au fait, je m’écarte encore du sujet, et veuillez m’excuser par avance de ce que je vais vous demander, mais…, vous n’allez pas à voir de problèmes de logement ? Votre appartement était au-dessus du magasin, non ? Même s’il n’a pas été touché par les flammes, vivre dans un endroit insalubre n’est pas recommandé. Il vaut mieux éviter de respirer la poussière de cette étrange magie.

Et l’être humain est tellement fragile. Seul un insecte peut parfois le trépasser.
À quelques mètres maintenant de la cabane, les grincements se faisaient plus inquiétants, plus morbides. Lahhel n’avait pas peur – ça aurait été idiot pour quelqu’un comme lui –, mais il fallait bien avouer que l’atmosphère était malsaine devant cet édifice en ruine. À vrai dire, il trouvait ça assez amusant.


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Plus jeune, Elen n'était pas une grande fan de la Cabane Hurlante. Elle était passée par toutes les étapes de l'histoire : les rumeurs à son sujet s'échangeant dans les dortoirs, les supputations d'élèves plus âgés, la version officielle de la légende de la Cabane et enfin à la vérité des faits. Ces derniers étaient presque décevants, au vu des extravagances qu'avaient pu inventer ses camarades de Poudlard.


Aujourd'hui, la Cabane Hurlante lui évoquait un endroit sordide et mal entretenu, un bois couinant à la première note d'humidité et des gonds de porte mal huilés. La Cabane Hurlante était clairement surcôtée dans le coin, mais c'était aussi l'emblême de Pré-au-Lard. Alors elle s'avisa bien de ne pas faire part de son indifférence à Elliot, qui lui, semblait assez enjoué à l'idée de la visiter. De toute manière, tant qu'elle se baladait avec lui, la sorcière se fichait bien de leur destination. Elle était étrangement sereine à présent, et bien peu de choses semblaient capable de changer cela.


« J'y suis déjà entrée, plusieurs fois. Quand on étudie à Poudlard, la Cabane, c'est un passage obligé, se contenta-t-elle de répondre sur un ton assez évasif. Quand vous vous retrouverez à accompagner des sorties scolaires ici, il ne faudra pas vous étonner d'avoir à faire face à une fascination excessive de la part de vos élèves, pour cet endroit. Mais les rumeurs… c'est du vent tout ça. Un attrape touriste, sans vouloir vous offenser.»


Elen était d'humeur taquine, et ne s'en cachait pas. Après tout, si les choses devaient se poursuivre avec Elliot, il allait devoir s'y faire !
Un mot après l'autre, les contours biscornus de la bâtisse se précisaient. Quelques sorciers y entraient, tandis que d'autres en sortaient calmement, à l'instar de visiteurs dans un musée. La dimension hantée ne semblaient plus amuser personne, de nos jours. Elen se surprit à le regretter un peu. La cabane était l'origine de bien des récits, de bien des soirées entre élèves dont elle gardait un bon souvenir, malgré tout. La question d'Elliot la tira de sa rêverie. Son retour aux problèmes actuels lui arracha un air suspicieux. Elle comprenait que le sorcier voulait en venir quelque part, mais ne devinait pas tellement où.


« Mon.. oui, mon appartement est au-dessus, mais il n'a pas vraiment subit de dégâts, ne vous inquiétez pas. Ça sent un peu le brûlé mais rien de grave. Et puis même s'il avait été calciné, je n'aurais quand même que là où habiter. Et il est hors de question que je rentre chez mon Oncle Horace, j'aime autant vous le dire. Mais ne vous inquiétez pas, tout va bien, maintenant.»


La disparition de la douleur dans son bras et surtout l'évolution de sa relation avec Elliot lui faisait prendre un certain recul. Hector, le filet du diable, avait péri dans les flammes mais se lamenter ne le ferait pas revenir non plus. Pour le reste, il ne s'agissait que de dégâts matériels.


« Cela dit, si je retrouve celui qui a foutu le feu, je doute de m'en faire un ami. »



La vérité, c'était qu'Elen savait se montrer rancunière autant qu'elle maniait les euphémismes. Celui qui s'en était pris à sa boutique le paierait, tôt ou tard. D'ailleurs, elle avait déjà réfléchi aux sorts qu'elle jèterait si une telle rencontre avait lieu. Même le supposé don de cet incendiaire ne l'effrayait pas assez pour lui faire renoncer à cette vengeance. Le cap de la tristesse tentait à s'effacer pour laisser place à une colère mutine. C'est toujours ainsi que progressent les humains, finalement. Toujours est-il qu'elle n'en montra rien à Elliot. Ce n'était pas sur lui que pesait tout cela, le malheureux n'y était pour rien !


La cabane hurlante n'était désormais plus qu'à quelques pas. Bien que la matinée fut écoulée, il fallait admettre que visiter un endroit soi-disant hanté, en pleine journée, était assez ironique. Cela changeait les habitudes, du moins. Les grincements prenaient une autre tournure, dans la clarté diurne.


« Honneur aux touristes, fit-elle joyeusement en se reculant d'un pas sur le côté pour laisser le passage à Elliot, dans le couloir exigu marquant l'entrée des lieux.


A peine eut-il franchit le seuil, qu'un hurlement strident raisonna entre les murs instables de la Cabane. La jeune femme sursauta en échappant un petit cri de surprise. Inspectant d'un coup d'oeil les alentours, dans une posture improbable, ressemblant à un arrêt sur image mal choisit, Elen se redressa finalement, tâchant de sembler aussi digne qu'elle le pouvait.


« Non mais ils ajoutent de la mise en scène aussi … » tenta-t-elle, pour justifier un sursaut qu'elle n'assumait que très moyennement.





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